18 septembre, nous avons décidé d'aller visiter Safi à 125 Km d'Essaouira.

Debout de bonne heure, vers 8 heures, il fait 20°. Nous sommes prêts et prenons la route vers 9 heures. Nous passerons par la côte, le paysage y est plus beau.
Nous longeons la côte et arrivons face à la plage des pêcheurs d'Akermoud.
 
Un spectacle magnifique.
 
Des kilomètres et des kilomètres de plage.
Non, non, il ne s'agit pas d'un accident. On est seulement en train de charger un camion de paille à la marocaine.
 
A 30 km de Safi, nous arrivons dans une zone inondée.
Il s'agit de l'oued Tensift, qui passe près de Marrakech. Des pluies importantes sur la région de Marrakech ont provoqué après coup, cette inondation.
Sous le pont, l'eau arrive à la limite de la route. Ce doit être assez rare car beaucoup de monde admire ce spectacle.
Nous reprenons notre route le long de cette côte magnifique.
Nous attaquons une zone montagneuse avec des falaises donnant sur l'océan.
 
Quelques barques de pêche en contrebas.
 
Ici, pas de plage, mais de beaux rouleaux.
Safi est la capitale de la région Doukkala-Abda et la préfecture de sa province. Son port est l'un des plus importants du pays, la ville abrite aussi, depuis les années 60, un important complexe industriel de transformation de Phosphate.
Comptoir Phénicien - s'il faut croire le géographe Ptolémée - probablement fréquentée plus tard par les Romains, elle apparaît dans les textes arabes sous le nom d'Asfi, à partir du XIe siècle, c'est alors un petit port d'intérêt local.
A la fin du XVe siècle, la pression portugaise aboutit à l'occupation de la ville qui va durer de 1509 jusqu'à sa reprise par les Saadiens, en 1541. Safi était alors la principale place portugaise fortifiée pour le contrôle de la région maritime, s'étendant jusqu'à Marrakech.
Au XVe siècle, Safi s'ouvre au commerce européen. Les Portugais apprécient même si bien sa rade naturelle qu'ils s'en emparent en 1508, par une opération combinée (par terre et par mer) montée à partir de leur base de Mogador (Essaouira). Autour de la ville, ils élèvent une enceinte et construisent une forteresse au bord de l'océan. Mais cette occupation dure peu, car dès 1541, les Portugais qui viennent de perdre la ville d'Agadir évacuent volontairement Safi.
Nous redescendons vers Safi, il est presque midi lorsque nous y arrivons.
   
Un grand parking nous attend à côté du quartier des potiers.
Nous le visitons et y faisons quelques emplettes. Après une petite demi-heure, les estomacs commencent à réclamer.
Suivant toujours les indications du Routard, nous trouvons un restaurant exceptionnel. Le patron "Hosni" est un personnage !
Pendant les presque deux heures que nous avons passé dans son restaurant, il n'a pas cessé de nous parler. Nous racontant des anecdotes autant que des choses sérieuses. Et tout cela avec beaucoup d'humour.
Il nous a d'abord demandé de choisir ce que nous souhaitions pour déjeuner, puis, tout en discutant, il a préparé sa popotte.
Nous nous sommes ensuite régalés de ses tajines. Nous avions commandé du poulpe, des rougets et des St Pierre. En final, il nous a proposé un tajine de fruits garni de congolais, puis un thé à la menthe. Ce fut un régal. Lorsque nous sommes repartis, il nous a donné un sac rempli avec les Congolais qui lui restaient. Vraiment très sympa!
Le tajine de fruits, avec ses Congolais en garniture.
Après ce délicieux repas, nous partons visiter la médina. Rien d'extraordinaire, cela ne vaut pas Essaouira.
Ce souk manque de vie, peut être qu'en été il y a plus de monde, mais aujourd'hui, on ne se bouscule pas.
Après la petite visite de la médina, nous faisons le tour des remparts.
Une grande avenue nous mène à une porte que nous empruntons. Après avoir suivi quelque ruelles, nous nous retrouvons à la médina.
Nous regagnons la voiture et reprenons la route pour le retour.
En sortant de Safi, nous dépassons un long train de marchandise. Il se dirige vers l'immense complexe industriel.
L'usine de phosphates (OCP), est la deuxième entreprise productrice de phosphates du monde, juste après l'américain IMC Agrico Co. (groupe Freeport McMoRan). L'exploitation minière est réalisée sur trois grands sites : Khouribga, Gantour et Boukraa, qui ont livré en 2000 respectivement 14,1 Mt, 5,2 Mt et 2,2 Mt de minerai de phosphate marchand. Les centres de transformation du phosphate en acide phosphorique (2,7 Mt en 2000) sont implantés dans la zone industrielle littorale de Jorf Lasfar et à Safi ; ceux de l'élaboration des engrais (2,4 Mt) le sont dans l’ensemble chimique de Safi et de Jorf Lasfar. L'OCP est de loin le premier exportateur mondial de phosphates bruts et d'acide phosphorique et l'un des plus grands fournisseurs internationaux d'engrais.
A gauche, Safi et à droite le complexe industriel. Dommage pour cette belle région !
Nous repassons aux mêmes endroit qu'à l'aller, et le spectacle est toujours aussi beau.
N'arrivant pas de la même direction, nous découvrons d'autres paysages. Ici, d'autres barques bleues à l'abri dans une crique.


Le retour se passe sans encombre, à part un pneu crevé sur un gros nid de poule que je n'avait pas bien évalué.
Rentré à la maison, nous allons faire réparer la roue, puis, nous passons la soirée à nous reposer.

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Fichier : 3.7Mo
20130918 sur la route de Safi 1.zip 
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