Journées du 30 au 02/09 : C'est la fin des vacances

Lundi 30, les valises se remplissent. Nous faisons un dernier repas dans la médina.
Mardi, formalités de départ, puis, départ pour Marrakech.
Mercredi, en route pour la France.

Le gag de l'année :
C'est officiel, le Maroc est perdu dans l'espace-temps jusqu'au 27 octobre 2013. Les appareils mobiles ont bien anticipé le passage à l'heure GMT comme annoncé depuis des mois par le gouvernement. Mais c'était sans compter sur les feintes du ministre El Guerrouj qui est en train de battre des records d'improvisation. Il y a quelque chose de surréaliste au Maroc. Des personnes au départ intelligentes et compétentes se transforment en amateurs improvisant de pseudo décisions politiques maquillées par des déclarations dopées aux superlatifs. Ainsi, le ministre de la Fonction publique a annoncé, in-extremis, un changement dans le changement d'horaire. Ouf il était moins une. Il suffisait d'un retard de l'avion au retour de Benkirane des Etats-Unis pour annuler la tenue de cet important Conseil de gouvernement non prévu, et ainsi foutre en l'air une décision historique que Abdelâdim el Guerrouj pourra inscrire à son bilan.
C'est le début d'une grande pagaille dans la vie des marocains (article paru sur le site : Yabiladi.com, ce n'est q'un exemple parmi d'autres).
Le début du bordel.
Le samedi, nous apprenons par Internet que, dans la nuit de samedi à dimanche, le pays revient à l'heure d'hiver. Au petit matin, nous réglons nos montres à la nouvelle heure sans savoir que le changement n'a pas eu lieu. Nous vivrons avec ce décalage jusqu'au lundi ou nous apprendrons que le changement d'heure est reporté d'un mois. Le problème, c'est que l'information, au Maroc est assez aléatoire. Certains sont au courant, d'autres pas! Pour exemple, sur Internet, les sites officiels de certaines villes sont à l'ancienne heure et d'autres sont à la nouvelle. Nous ne savons plus quel est l'horaire du pays. Le danger, pour nous, c'est que nous sommes près du départ et nous ne savons pas quel horaire sera utilisé pour les avions. C'est d'ailleur, apparemment, le cas pour tous les transports.
30 septembre, nous nous préparons au départ. Les placards se vident et la valises se remplissent.
Petite visite à notre ami Amaoune, comme tous les jours.

Nous lui rappelons notre départ pour demain (Nous lui avions commandé 2Kgs de petits croquants aux amandes). Nous allons voir sa voisine, Aïcha, avec laquelle nous avons sympatisé et qui nous sert d'interprète, Nous lui demandons s'il ne serait pas offensé si nous lui rapportions ce qui nous reste à la maison (produits ménagers et alimentaires). Nous préférons que cela profite à quelqu'un qui le mérite. D'après elle, il n'y a pas de problème.
Dans l'après-midi, nous partons en balade dans la médina. Nous décidons de dîner une dernière fois au restaurant. Nous en choisissons un et réservons pour le soir.
Nous arrivons en ville vers 20h30. La nuit est déjà tombée, les étourneaux se sont installés pour la nuit.
Quelques camelots sont installés face au restaurant. Nous nous installons à l'étage (on peut y boire de la bière).
Nous avons choisi des dorades grillées, sauf Nadine qui a préféré un couscous (copieux).
Nous faisons un excellent repas. Il ne nous semble pas qu'il soit très tard, mais le personnel du restaurant a l'air d'attendre notre départ. Nous ne traînons pas et levons le camp. En arrivant en bas, nous nous apercevons que la terrasse est déjà toute pliée. Nous sommes vraiment les derniers.
Pour rentrer, nous passons, par la médina. En arrivant dans la rue principale, nous voyons que toutes le boutiques sont fermées et que des camelots se sont installés à même le sol. Il y a encore de tout. On trouve même du poisson (ce doit être celui qui n'a pas été vendu dans la journée). Nous constatons qu'il est très tard, encore ces problèmes de changement d'heure. Apparemment, la nuit, le commerce officiel laisse la place à un commerce parallèle.
Sortis de la médina, nous passons par la plage une dernière fois.
Quand nous arrivons à la maison, il est déjà demain.


Mardi 1er octobre
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Réveil à 6h30, nous nous préparons et finissons nos valises. Vers 9 heures, nous attendons Greg, le patron de l'agence, pour l'état des lieux. Il arrive vers huit heures à notre montre et neuf heures à la sienne. Il nous informe qu'officiellement l'heure n'a pas bougé. Ce qui ne nous rassure pas quand à l'horaire de notre avion. Une fois les formalités passées, nous embarquons et passons voir Amaoune pour lui faire nos adieux. Lorsque nous lui donnons les victuailles et les produits, il est très content. Il va nous chercher nos croquants, nous le réglons et au moment de partir, il nous demande d'attendre un petit instant. Il part dans son arrière boutique et revient avec deux boites à gâteaux pleines de mini palmiers tout chauds, il vient de les sortir du four, c'est en cadeau, il est vraiment formidable.
Après ces adieux, c'est avec beaucoup de nostalgie que nous prenons la route de Marrakech. Au premier village ou nous passons, nous sommes arrêtés à un barrage de police, c'est très courant ici. Le policier nous demande ou nous allons, puis il nous dit que nous pouvons partir. Il nous prévient toutefois, que de nombreux contôles de vitesse jalonnent notre route, sympa ! Nous sommes presque arrivés à Marrakech lorsque notre boîte de vitesses rends l'âme. Il est vrai que depuis plusieurs jours, elle sifflait bizarement. Nous nous retrouvons bloqués au bord de la route sous un soleil de plomb, avec peu d'ombre. Il fait 28°. Impossible de savoir ou nous nous trouvons. Les gens que nous questionnons ne parlent pas français, nous arrivons juste à savoir que nous sommes à environ 20 Km de Marrakech. Nous téléphonons au loueur de la voiture qui nous promet de venir nous chercher. Nous attendons presque une heure en plein soleil. Il arrive enfin avec un mécanicien. Ce dernier doit ramener la voiture à Marrakech, nous doutons. Nous chargeons nos bagages dans le gros 4X4 et en route. Nous voyons le mécanicien faire deux mètres avec la voiture avant de s'arrêter. Nous pensons qu'il sera bien obligé de faire appel à une dépanneuse.
Arrivés à Marrakech, le loueur, à qui nous avons conté nos problèmes d'horaires, nous conduit à l'aéroport pour confirmation de notre heure de départ.
A la suite de quoi, il nous conduit à l'hôtel que nous a indiqué Nourdine.
Heureusement que nous sommes tombés en panne car il nous aurait été impossible de le trouver. Le chauffeur, lui même, a eu beaucoup de mal. L'hôtel se trouve en plein centre de Marrakech, dans un endroit inaccessible aux voitures, à côté de la place Jemma el Fna. Pour y arriver, nous avons emprunté des ruelles étroites et encombrées ou le véhicule avait du mal à passer. Nous finissons par nous arrêter sur une petite place. Un coup de téléphone et, quelques minutes plus tard, un des patrons de l'hôtel vient nous chercher. Le loueur nous quitte après les dernières formalités, puis nous parcourons quelques ruelles, à pieds, pendant près de dix minutes. Nous arrivons enfin à destination. Ouf!
Au fond, le riad. Pas terrible de l'extérieur !

Heureusement, l'intérieur est un petit paradis.

Après notre installation, nous partons en expédition dans le souk.
Il n'est pas très loin, environ 5 minutes de marche à travers les ruelles. Le patron du riad nous donne un plan pour nous aider à circuler.
Excellente initiative, il nous sera très utile.
Aussitôt arrivé dans la médina, nous sommes dans l'ambiance.
Nous trouvons un restaurant (il est presque 15 heures !).
Après notre repas, nous partons pour le souk.
Nous arrivons sur la place Jemma el Fna,
nous entrons ensuite dans le souk.
Voici quelques photos en vrac.
Ce souk, ce sont des kilomètres et des kilomètres d'allées couvertes ; des boutiques par centaines ; des petites placettes éparpillées dans cet immense marché et un monde incroyable. Nous y étions déjà venus il y a trois ans, mais c'est toujours un émerveillement.

Cette petite visite nous aura quand même pris une bonne heure. La température avoisine les 30°, c'est supportable, mais épuisant.
Il est presque 17 heures lorsque nous rejoignons le riad que, grâce au plan, nous retrouvons facilement.

Nous nous reposons un petit peu en attendant la soirée, puis vers 19 heures, nous retournons sur la place pour dîner.
Nous arrivons sur la place au coucher du soleil. La foule est déjà (ou encore) là.
Les restaurants sont déjà installés pour la nuit. Lorsque nous avons quitté la place il y a deux heures, il ny avait rien à cet endroit.
Nous choisissons un restaurant parmi les dizaines en place sans trop s'occuper des rabatteurs qui nous harcèlent. Nous négotions le repas, nous obtenons la gratuité des boissons (coca). Nous nous installons et choisissons nos plats. Pour brigitte et moi, ce sera une pastilla, depuis le temps qu'on en entend parler, nous voudrions bien y goûter. Nous ne sommes pas déçus, c'est excellent.
Le repas ce passe bien jusqu'au moment de l'addition. En effet, Brigitte ayant calculé et préparé exactement la somme que nous devions payer est surprise par celle qui nous est réclamée. Elle demande les explications à la personne qui lui dit que la petite assiette d'olives et l'autre de sauce à la tomate que l'on nous a apporté lors de notre installation sont payantes. Nous lui rétorquons que nous n'avons rien demandé et que dans tous les restaurants que nous avons fréquenté, c'était offert en signe de bienvenue. Le ton montant, la tenancière ne voulant rien savoir, Brigitte ne pose sur la table que la somme prévue, augmentée du sevice légal, et lui dit qu'elle n'aura que cela. Sur ce, nous sommes partis sous les cris de la mégère. Nous ne savons pas si c'est une généralité à Marrakech, mais il y a trois ans, ce n'était pas comme cela. A l'avenir, nous serons plus méfiants.
Suite à cette péripétie, nous refaisons un petit tour sur la place et dans le souk avant de rentrer nous coucher vers 22 heures. Demain, c'est le départ, lever à 5 heures, avion à 9 heures.
Mercredi 2 octobre, nous nous levons comme prévu et prenons notre petit déjeuner. Après avoir terminé, nous bouclons nos valises, réglons la note et partons à travers les ruelles, vers le lieu de rendez-vous du taxi. Il est à l'heure. Nous chargeons nos bagages et en route pour l'aéroport. Il y a une demi heure de route.
Arrivés à l'aéroport, il y a 3 heures d'attente avant d'embarquer. Les formalités se passent très rapidement et nous nous retrouvons dans la zone franche.
Nous faisons quelque emplettes, mais les prix ne sont pas vraiment intéressants. Il nous reste quelques dirhams, mais bien que nous soyons au Maroc, l'argent marocain n'est pas accepté ici, bizarre ! Nous rapportons donc cet argent avec nous en espérant que nous reviendrons le dépenser un jour.
Il est exactement 9 heures, comme prévu, lorsque nous décollons pour la France. Il fait déjà 21°.
Après 3 heures de vol sans problème, nous arrivons à Lyon. Surprise, le temps est magnifique et il fait 24°. Les formalités sont très rapides et après avoir récupéré nos bagages, nous appelons James pour qu'il vienne nous chercher. Après une petite demi heure d'attente, il arrive. Nous chargeons nos bagages et en route pour sa maison. Sandrine nous sert un petit en cas. Nous nous reposons un petit peu, puis après des adieux déchirants, nous reprenons la route direction la maison.
Nous arrivons à nos domiciles respectifs vers 19 heures.
Là, les vacances sont bien finies. Vivement qu'on y retourne.
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