De Peniche à Batalha


Vendredi 13, nous quittons Peniche vers 10 heures après avoir fait les vidanges et les pleins.
Nous arrivons vers 11 heures à Obidos, un village magnifique.
Obidos
Fondée dès 308 av. J.C. par des Celtes (Turduli), Obidos conserve des traces de sa domination romaine sur ses murailles. Elle passe ensuite aux mains des Alains, des Suèves, des Wisigoths et des Arabes. Le 11 janvier 1148, le gouverneur de la région met un terme à l'hégémonie musulmane après avoir conquis la ville qui résista pourtant avec force. La ville fut privilégiée par les rois. Dom Afonso Henriques la réédifia et l'amplifia. A partir de 1186, Dom Sancho I en fit sa résidence, peupla la ville et la fortifia. C'est en 1282, à l'occasion du mariage de Dom Dinis Ier avec Dona Santa Isabel, que la ville est donnée en dot à cette dernière. Depuis cette époque, la villa devint la 'Casa das Rainhas' (Maison des Reines) et la ville appartiendra à toutes les reines qui lui succéderont jusqu'en 1834. Ces dernières ne cesseront de préserver ses belles petites maisons blanches et la quiétude de ses ruelles au fil des siècles. Catherine d'Autriche, épouse de Dom João III ordonna la construction d'un aqueduc de 3km et de fontaines qui fournît la ville en eau. Les monuments de la ville (églises, murailles Ouest) furent détruits lors du tremblement de terre de 1755 et réédifié par la suite. La beauté des lieux amènera cependant deux artistes célèbres à s'y installer : le peintre Baltazar Gomes Figueira et la célèbre peintre d'origine sévillane Josefa de Ayala, aussi appelée Josefa d'Óbidos.
Le château est d'origine romaine. Au fil des temps il s'est transformé en forteresse arabe. Au début du XVIème siècle, Dom Manuel effectua la dernière restauration de ce magnifique château et de son enceinte défensive. Le château possède également des fenêtres et un balcon de style manuélin richement travaillés. Les murailles qui protègent la ville ont un périmètre de 1565 mètres. Elles donnent accès à la ville grâce à quatre portes et deux portiques. Du côté nord, les murailles sont renforcées par le château et au sud par la Torre do Facho (Tour du Flambeau). La porte de la ville est également notable du point de vue ornemental, de part sa chapelle oratoire recouverte des fameux azulejos (carreaux de faïences) du XVIIIème siècle.
Arrivée à Obidos.
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Porta da Vila e Oratòrio de N.a Sr.a da Piedade.
L'entrée principale de la Ville, son enceinte abrite la chapelle oratoire de Notre-Dame de la Piété, Sainte Patronne de la Ville, avec un balcon baroque aux Azulejos (Mosaïques) bleues et blanches (1740 – 1750) dont les motifs font allusion à la Passion du Christ.
On rencontre des personnages en costumes d'époque.
 
Des ruelles très animées.
Une librairie plutôt particulière.
La ginja, est une liqueur obtenue à partir de la Macération de cerises griottes (Prunus cerasus), très populaire au Portugal, en particulier à Óbidos ou on la sert dans un mini gobelet en chocolat. On boit la liqueur, puis on mange le récipient. Délicieux.
Igreja de São Pedro (église Saint Pierre).

Igreja de Santa Maria
(Eglise Sainte Marie)

Igreja de Santiago
(Eglise de Santiago)

Transformée en librairie !

La promenade continue.
Nous arrivons au bout de la ville. Au pieds des remparts, tout un site est aménagé pour des spectacle historiques nocturnes.
 
Le Castelo de Óbidos
Construit au XIIème siècle, après que la ville ait été reprise aux Maures, sans doute sur un fort préexistant, il a été remanié au XIIIe siècle par la volonté du roi Denis et parfaitement inséré, y compris du point de vue architectural, sur le périmètre des remparts. Ce château mérite une visite. De ses glacis et du haut de son chemin de ronde qui suit les remparts, on peut en effet découvrir une vue magnifique, sur la ville et apprécier pleinement l'intelligence avec laquelle, aux côtés des édifices médiévaux, on a su élever de nouvelles constructions aux XVIe et XVIIe siècles, époque à laquelle Obidos était au faît de sa splendeur.
 
Nous attaquons les remparts, ici, danger, il n'y a pas de garde fous !
Nous ne nous attardons pas et retournons rapidement dans la ville.
Nous croisons toujours des personnages en costume du moyen-âge.
Il est, maintenant, 13h30 et nous rejooignons la camping-car pour continuer notre route. Nous nous arrêterons sur la route pour déjeuner.
Vers 15h30, nous arrivons à Nazaré.
Nazaré, c'est une grosse bourgade le long des côtes océanique entre Lisbonne et Porto. La ville est célèbre pour son port de pêche, ses immenses plages de sable fin et son quartier Sitio situé sur les hauts de la falaise qui domine la ville. L'endroit est charmant mais en été, Nazaré est extrêmement touristique. Les français sont si nombreux, qu'une partie de la magie du dépaysement s'évanouit. Il n'empêche, la ville vaut le coup d'oeil. Et les immenses plages qui longent la ville en font une halte agréable pour profiter des joies de la mer.
 
La plage est immense, et l'océan accueillera les plus téméraires car la température est relativement fraîche. Le long du front de mer s'étendent de nombreux petits restaurants servant une cuisine portugaise traditionnelle, où poissons frais et fruits de mer tiennent la plus grande place. Tout au bout de la plage, un téléphérique (la barre transversale au fond) emmène les visiteurs en haut de la falaise, vers la partie haute du village. On atterrit sur une grande place d'où il est possible d'admirer la vue sur Nazaré et la plage qui s'étend à perte de vue. Une église, quelques marchands de souvenirs et de fruits secs ainsi qu'un phare un peu plus loin constituent l'intérêt de cette visite.
Après avoir fait un tour dans la ville basse sous une chaleur écrasante, nous nous dirigeons vers le funiculaire.
Arrivée au sommet, le spectacle est magnifique. Nous avons une vue générale sur la ville basse, l'immense plage et, au loin, le port.
Après un petit quart d'heure, nous redescendons par le même chemin.
Nous rejoignons le camping-car et nous dirigeons vers le port.

 

Le port de pêche

Situé au sud de la plage, il accueille les bateaux au retour de la pêche. Une partie des poissons est vendue au marché. Les pêcheurs font sécher sur des claies les poissons destinés à leur propre consommation.
Nous pouvons assister à la criée du jour. Malheureusement, les touristes ne sont pas les bienvenues et même si l'accès au port est payant, il est interdit de pénétrer dans l'enceinte du marché. Nous nous contentons de voir depuis l'entrée.

 

Après notre visite du port, nous reprenons la route vers Batalha. Vers 18 heures, nous passons par un village assez important ou nous pouvons voir un immense bâtiment. C'est le monastère de Santa Maria d'Alcobaça. Il a été fondé au XIIe siècle par le roi Alphonse Ier. Par l'ampleur de ses dimensions, la clarté de l'architecture, la beauté du matériau et le soin apporté à l'exécution, il est considéré comme un chef-d'œuvre de l'art gothique cistercien. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO depuis 1989. Il est déclaré en juillet 2007 comme une des sept merveilles du Portugal.
Il est déjà tard et nous avons prévu de passer la nuit à Batalha, aussi, repartons nous après une visite sommaire du lieu. En principe, demain, nous reviendrons visiter plus sérieusement.
 
Nous arrivons à Batalha assez tard, la nuit est déjà là. Nous nous installons sur un magnifique parking pour les camping-cars. Nous dînons puis allons faire un tour vers le Monastère, à quelques centaines de mètres du parking. De nuit, le spectacle est merveilleux.
monastère de Santa Maria da Vitoria
plus connu sous le nom de monastère de Batalha, il a été édifié pour commémorer la victoire des Portugais sur les Castillans à la bataille d'Aljubarrota en 1385. Le monastère des dominicains de Batalha fut pendant deux siècles le grand chantier de la monarchie portugaise où se développa un style gothique national original, profondément influencé par l'art manuélin, dont le cloître royal, véritable chef-d'œuvre, est l'illustration parfaite. Le monument a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1983.

Il est près de minuit lorsque nous rejoignons le camping-car. Nous visiterone le monastère demain matin.

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