De Foz à Gijon.


Vendredi 20 juin, 8h40, 19°, nous reprenons la route direction Foz, puis Gijon. Arrivée vers 11 heures à Foz oú nous trouvons un grand parking face au Ria de Foz, embouchure du Rio Masma. Nous partons faire un tour dans la ville, il n'y a rien d'extraordinaire. Nous trouvons une petite église : Igrexa paroquial de Santiago. Nous pouvons y admirer la décoration du chœur, très colorée.
En retournant vers le parking, nous croisons un rally automobile. Les organisateurs ont choisi un petit restaurant pour le déjeuner et tout le monde est garé devant. Ce sont toutes des Morgan. Elles sont magnifiques et super entretenues.
Nous rejoignons le camping-car, déjeunons, faisons le plein d'eau et les vidanges (gratuits), puis vers 14 heures, nous reprenons notre route.
En sortant de Foz, nous voyons un panneau indicateur dirigeant sur une basilique à une dizaine de kilomètres. Nous faisons le détour.
La basilique de San Martiño de Mondoñedo
San Martiño de Mondoñedo était un évêché entre les années 870 et 1112, c'est pendant cet intervalle que l'église actuelle fut construite. La tradition veut que *San Rosendo, qui ordonna d'ériger ce temple. San Martiño de Mondoñedo allie les formes du premier art roman avec des éléments de style roman asturien.
*San Rosendo était un noble galicien, il fut canonisé par l' Eglise catholique sous ce nom. C'était un abbé et il fonda plusieurs monastères, dont celui de Celanova. Il fut évêque de Mondoñedo ainsi qu'une figure politique de grande importance dans la Galice Xe siècle.
Britonia, ou, quand le Bretons fuient les Anglo-Saxons.
L'histoire de la Bretagne insulaire nous apprend que du IVème au VIIème siècle environ, les habitants de cette île, se voyant refoulés vers la mer ou les montagnes, d'abord par les Pictes et les Scots, plus tard par les Angles et les Saxons, abandonnèrent le sol natal à diverses reprises, quelquefois même par troupes nombreuses, pour aller demander un abri hospitalier aux terres étrangères, et y fonder des colonies.
La plus importante de ces colonies est, sans conteste, celle qui eut pour objectif l'Armorique et lui a donné un nom nouveau, une langue et des institutions en partie nouvelles ; mais elle ne fut pas la seule. Il y en eut un grand nombre d'autres en Gaule, en Belgique, en Germanie, en Italie, en Espagne et peut être ailleurs. Les traditions locales ainsi que les noms inspirés par la Bretagne nous permettent d'en juger. Par exemple : les noms de Cap-Breton, la Bretonnerie en France, Brittenbourg en Hollande, Bretten en Souabe, Bretena en Lombardie, Britinorium dans les Romagnes, et autres du même genre qui ont été donnés à diverses localités plus ou moins importantes, et qui paraissent des plus significatifs.
L'Espagne en particulier dut offrir un asile hospitalier à un certain nombre d'exilés bretons ; car les localités portant des noms analogues aux précédents y sont plus nombreuses que dans aucun autre pays, la France naturellement exceptée. Nous en avons recueilli jusqu'à six (et beaucoup sans doute nous ont échappé) qui se trouvent échelonnées sur tout le littoral de la Péninsule Ibérique, ce sont :
1° Bretona près de Mondonédo ;
2° et 3° Breton de Arriba et Breton de Abajo prés de La Corogne ;
4° et 5° Breto et Bretonisco près de Zamora ;
6° Bretun dans la province de Soria.
La plus connue de toutes ces colonies bretonnes d'Espagne, et la seule peut être qui ait joué un rôle dans l'histoire, c'est Bretona ou Britonia en Galice, près de Mondonédo. Celle-ci a eu l'honneur de jouir pendant deux ou trois siècles au moins du titre de cité épiscopale.
Nous arrivons au pied de l'église vers 14h15 et constatons que les visites ne sont pas autorisées ente 14h et 18h. Nous nous contentons de l'extérieur.
Nous apercevons des citronniers près d'une vieille maison. Nous allons frapper à la porte et une vieille dame en sort. Nous lui faisons comprendre que nous aimerions emporter deux ou tois citrons. Elle est toute contente de nous rendre ce service. Nous nous servons sur l'arbre et la remercions.
A côté, nous apercevons un hórreos.
Nous redescendons vers le parking et passons devant une fontaine:


La fonte de Zapata.
La légende dit qu'à cet endroit, l'évêque de San Gonzalo a jeté une chaussure et que de l'eau a coulé. Cette eau est considérée comme ayant des propriétés miraculeuses.
Après cette petite visite bien agréable, nous reprenons notre route et arrivons à Gijon vers 19 heures. Nous avons tout juste le temps de nous installer et un orage de grêle nous tombe dessus.
La grêle, avec des grêlons gros comme des calots, ne dure pas très longtemps.
Mais nous constaterons, de retour à la maison, que le toit du camping-car a été touché.
De Gijon à Laredo
Samedi 21 juin, après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons vers 8 heures. Nous prenons notre temps, nous avons payé le camping jusqu'à midi. Nous repartons vers 12 heures, il fait 22°. Nous n'empruntons que des autoroutes, c'est rapide et pratique, mais monotone.
Le paysage commence à se valonner. Après une petite heure de route, je quitte l'autoroute pour faire une pause déjeuner. J'en profite pour changer les trois vieilles durites avant qu'elles ne me fasse un mauvais coup. C'est l'affaire de quelques minutes. Nous repartons vers 14 heures.
Comme c'est de l'autoroute, Brigitte a pris le volant, ça fait du bien de se faire balader. Nous approchons de Santander, au loin se dessine les Picos de Europa.
Les pics d'Europe (en espagnol : Picos de Europa, souvent appelés Los Picos), massif le plus élevé de la cordillère Cantabrique, sont situés entre les provinces des Asturies, León et la Cantabrie, à une trentaine de kilomètres de la mer. Ils culminent au Torre de Cerredo, à 2 648 m.
Les dimensions approximatives du massif sont de 40 km de longueur (d'Est en Ouest) par 20 km de large (du Nord au Sud) et une superficie de 502 km2. Nous traversons Santander, cette ville est immense et industrielle. Nous quittons l'autoroute uniquement pour faire le plein de carburant. Nous atteignons Laredo en fin d'après midi. Nous nous installons sur un grand parking et partons faire un tour. Nous décidons de manger au restaurant, pas difficile, il y en a plein. Nous rencontrons de Français expatriés et faisons connaissance. Ils nous conseillent d'aller voir la plage, ce que nous faisons avant d'aller nous coucher. Dimanche 22 juin, au petit matin, avant de reprendre la route pour la France, nous retournons voir la plage. En effet, hier au soir, il faisait trop sombre pour vraiment aprécier le paysage.
D'un côté, la plage immense et de l'autre les quartier neufs de Laredo.

Laredo
Nichée entre la ria de Treto et la baie de Santoña, Laredo est une localité touristique majeure de la côte de Cantabrie. Elle possède l'une des plus belles et plus grandes plages de la région : La Salvé, immense étendue de sable de cinq kilomètres.
La localité est agencée en trois secteurs bien différenciés : la vieille ville et son faubourg, la zone de l'Ensanche (Nouveau quartier), et la prolongation de celui-ci jusqu'au Puntal. La première de ses zones a été classée Site historique en 1970. Il s'agit de l'implantation originelle de la ville, remontant au Moyen Âge, qui conserve encore les ruines de ses anciens remparts. Elle se compose d'une trame de ruelles, dominées par de grandes bâtisses remarquables, construites entre les XVIe et XVIIIe siècles. Surplombant ce secteur se dresse l'église paroissiale de Santa María de la Asunción, de style gothique, qui renferme un magnifique retable flamand. La deuxième partie, celle du nouveau quartier, qui s'étend jusqu'à la plaza de Carlos V, représente de nos jours le centre commercial, administratif et de services de la ville. Enfin, entre la plaza de Carlos V et le Puntal, s'étirent trois larges avenues parallèles, flanquées des deux plages de la ville. Au nombre des festivités de Laredo, il faut citer la Bataille de Fleurs, véritable spectacle de lumière et de couleurs, qui a lieu le dernier vendredi du mois d'août.

Laredo, entre ses deux plages.
La pointe du Puntal ; à droite, l'Océan, à gauche, l'Estuaire du Treto.
Notre parking, tranquille, au bout de la ville ! (Flèche verte sur la photo de gauche dessous).
Avant de repartir, nous passons par le marché (sur la photo de gauche : flèche rouges), oú nous faisons quelques emplettes. Pour quitter la ville, la route serpente entre les maisons et monte beaucoup. Nous surplombons Laredo, un spectacle magnifique. Photo de droite : l'Église Santa María de la Asunción.
Après quelques photos, nous reprenons notre route, plutôt notre autoroute ! Nous traversons encore une grande ville sans nous arrêter : Bilbao. Nous nous retrouvons en France, vers 13 h 30, sans avoir vu de frontière. Nous nous arrêtons pour déjeuner, faisons une petite pause et allons visiter Espelette (depuis qu'on en entend parler!).
Espelette
Espelette fait partie de la province basque du Labourd, proche de la frontière espagnole (10 km) et à une demi-heure par la route de la côte basque.Espelette est un village qui a su, au fil du temps, conserver toute son authenticité avec ses belles maisons, son château récemment restauré, son église, ses lavoirs...
Espelette est également connu pour son piment.
Tout au long de l'année, les associations du village organisent des animations culturelles ou sportives (concerts, danse, force basque, marchés, braderie, vide-greniers). Le nom d’Espelette et le nom du château, dont l’étymologie signifie “lieu planté de buis” tirent leur nom d’une famille noble de Navarre, où le buis abonde. L'église Saint Etienne a l'allure d'une forteresse avec ses murs épais et ses contreforts. Son clocher-porche a été construit en 1627. Le corps du bâtiment est, lui, antérieur à cette date.
Au centre du retable, datant du XVIII ème siècle, un grand tableau représente la lapidation de St Etienne.
Au Pays basque, les volets des maisons sont peints de la même couleur que les autres pièces de bois des façades. Très souvent, ils sont d'un rouge foncé appelé "rouge basque". Originellement, on employait du sang de boeuf pour enduire les pièces de bois car il était réputé avoir des vertus protectrices contre les insectes et le pourrissement. Les Basques ont conservé cette couleur qui s'harmonise si bien avec le bleu du ciel et le vert de la végétation luxuriante du Pays.
Dans ce village, les piments sont mis à sécher sur les façades des maisons et dans les devantures des boutiques. Quelques jours avant la traditionnelle fête du piment, on peut voir les piments frais d'un rouge écarlate à côté des piments qui ont déjà séché et qui ont pris la couleur du bois peint... en rouge basque.
 
Le château abrite la mairie, les permanences des services sociaux, l'office de tourisme, la bibliothèque, l'exposition "le piment dans le monde", l'exposition présentant Agnès Souret, l'exposition présentant le Père Armand David et des expositions temporaires.
Les barons d’Ezpeleta firent bâtir le château vers l’an 1000, et en furent maîtres jusqu’en 1707 après extinction de la branche familiale de France en 1694.
La Pelote Basque à Espelette fait partie de la vie et de la tradition du village. Sur le fronton, on peut assister à des parties de pelote notamment à main nue et à *pala. La pelote basque compte plus de 15 spécialités différentes.
*Les palas et paletas sont des raquettes en bois permettant de frapper la pelote. Elles sont les descendantes des battoirs et triquets utilisés au jeu de paume. Il en existe plusieurs types, se différenciant par la forme, les dimensions et le poids.
L'église Saint-Étienne
Inscrite en 1923 comme Monument Historique, cette magnifique Eglise a été construite au XVII ème siècle. Aux allures de forteresse, elle est dotée d’un triple niveau de galeries en bois, de nombreuses dorures baroques, son clocher-porche, d'architecture carrée et massive, a été construit en 1667, le corps du bâtiment était déjà construit en 1593. Le porche présente un profil renaissance et abrite un des plus beaux portails du pays. La date de 1627, inscrite sur ce dernier est celle de sa reconstruction. Les *stèles discoïdes ne manquent pas à l'extérieur, et le cimetière est collé à l'église. Cela vaut la peine de s'intéresser à laboretum du Père David, qui se trouve à l'arrière de la mairie, car on peut y obtenir une belle estampe de l'église de l'année 1630.
*Au Pays basque, elle s'appelle hilarri, de hil « mort » et arri « pierre ». Elle est composée d'un disque de pierre circulaire qui surmonte un socle de forme trapézoïdale. Le disque est orné d'une croix basque (lauburu en basque, qui signifie « à quatre têtes »), de figures géométriques (symboles solaires par exemple) ou symboles chrétiens (IHS et Marie) mais aussi des virgules et des symboles végétaux (arbres). Le nom du défunt y est rarement mentionné mais quelquefois le nom de la famille y figure.
Le Magnifique rétable du XVIII ème siècle à deux registres, avec niches à coquilles garnies de statues bois doré; au centre un grand tableau représentant la lapidation de St Etienne. Des deux côtés du tabernacle, deux scènes sculptées sur bois : l'arrestation et la lapidation de St Etienne. Sur le tabernacle, une croix de bois dorée XVII ème ou début XVIII ème, restaurée récemment.
Les galerie intérieures en bois sont très typique de cette région du pays Basque français. Ces galeries eurent, semble-t-il, une origine purement pratique. La population augmenta au cours du XVI ème siècle, grâce notamment, à la culture du maïs importé des Indes (Amérique du Sud). Pour pallier à ce manque de places on aurait choisi la solution la plus économique de la nef vers le haut sur plusieurs niveaux.
La poste d'Espelette.
De bien belles fleurs !
Coup de chance, le jour de notre visite, une fête folklorique se déroulait dans le village et nous avons pu assister à des danses basques.
Après cette visite, nous reprenons la route, nous avons rendez-vous en région parisienne le samedi 28 juin pour notre fête annuelle.
Nous nous arrêtons le soir près de Biarritz pour la nuit.

Demain, direction La Rochelle, une petite étape chez nos amis Besson ou nous passerons la nuit.
Puis, mardi, direction Paris.

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20140619 St Jacques a Laredo.zip
 
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