Septembre 2014

Petit périple à travers la France.
De Seyssel aux Gorges de la Bourne.


Samedi 6 septembre, nous partons pour un voyage dans des lieux ou Brigitte et moi étions passés au siècle dernier !
Après un petit pèlerinnage à Lélex (Jura) ou nous avons passé de nombreuses vacances, nous passons par Seyssel (ville partagée entre l'Ain et la Haute-Savoie) pour y acheter un peu de vin (Blanc). Nous y arrivons dimanche en fin d'après-midi.
Seyssel : côté Haute Savoie à gauche et Ain à droite.
Seyssel est en effet l’unique commune de France à être partageèe en deux (deux mairies, deux églises, deux départements etc…). Particularité qui résulte de l’ancien Duché de Savoie, Seyssel Ain était en effet en France. Le 17 janvier 1601, est signé le traité de Lyon qui fait de Seyssel une tête de pont française sur le Rhône. Cette situation perdurera jusqu'au traité de Turin signé le 24 mars 1760, par lequel la France cède Seyssel à la Savoie. La frontière est désormais fixée au milieu du fleuve.
L’ancien pont suspendu de Seyssel, ou encore Pont de la Vierge Noire enjambe le Rhône. En 1987, un nouveau pont à haubans et en béton franchissant a été construit plus au sud des deux Seyssel, permettant de contourner le centre-ville.
 
Dans la campagne, beaucoup de vignes. Le seyssel, ou vin de Seyssel, est un vin blanc français d'appellation d'origine contrôlée produit à cheval sur le vignoble du Bugey et celui de Savoie. Il s'agit d'un vin soit tranquille et sec soit mousseux, qui bénéficie d'une AOC communale (seyssel) depuis le 11 février 1942 (c'est la plus ancienne appellation pour un vin de Savoie). Ce vignoble remonterait au XIe siècle. Par contre sa renommée date du début du XXe siècle, grâce à l'élaboration de vins mousseux. Ce sont eux qui vont faire connaître le vignoble hors de sa région.
Après avoir passé la nuit dans les vignes, nous traversons le massif de la Chartreuse. Nous arrivons à Grenoble ou nous passons voir nos neveux et nièces. Nous y passons la nuit et le lendemain, nous prenons la route du Vercors.
Mercredi 10 septembre, nous passons par Méaudre ou Brigitte retrouve les descendantes d'anciennes copines. Nous cherchons l'ancienne colonie de vacance ou elle a passé ses vacances. Après avoir discuté avec des promeneurs, nous apprenons qu'elle a tét transformée en camping (Camping les Eymes). Brigitte ne reconnait plus rien. A quelques kilomètres de là, elle retrouve le camps IBM de sa jeunesse. Là, elle reconnait les lieux. Rien n'a changé, sinon que c'est devenu un centre de vacances IGESA (armée). Nous repartons pour Villard de Lans ou nous arrivons vers 16 heures.Nous nous installons dans le camping " domaine de l'Oursière" ou nous passerons la nuit. Un ebonne douche chaude, un bon repas et au dodo.
Jeudi 11, réveil vers 7 heures, nous partons visiter le village qui est bien tranquille à cette saison, un peu de repos nous fait du bien !
Nous quittons Villars de Lans après déjeuner pour nous diriger vers la Chapelle en Vercors.
Entre Villars de Lans et La Chapelle en Vercors, nous traversons les montagnes boisées. Nous apercevons en bas d'une vallée, des ruines. Il s'agit du site de Valchevrière, lieu de témoignage de la résistance.
C'est lors d'une vaste attaque allemande (22 et 23 juillet 1944), que ce village fut détruit par les Allemands. Sur le belvédère qui domine le village, le lieutenant Chabal et ses hommes se sont sacrifiés pour retarder l'avance ennemie et sont morts les armes à la main. Les maisons furent ensuite incendiées. Le village est resté en l'état, avec ses poutres calcinées, ses pierres à nu et noircies.
Nous nous arrêtons pour lire les panneaux explicatifs, puis nous repartons.
Nous passons à la Chapelle en Vercors et continuons notre route pou aller visiter la grotte "la Dray blanche". Sur les lieux, nous pouvons visiter, outre la grotte, un élevage de Husky et un parc préhistorique. Nous y passons presque deux heures, puis nous retournons à la Chapelle en Vercors ou nous trouvons une aire de Camping-cars. Nous nous y installons pour la nuit.
La grotte de la Draye Blanche est située sur la commune de la Chapelle en Vercors, en bordure de forêt au sud de ce gigantesque massif calcaire. Elle fût découverte en 1918 par un homme hors du commun : Fabien Rey. Surnommé « Marseille », Fabien Rey, de par son mode de vie et son caractère particulier, s’était écarté de la vie du village de La Chapelle. Plutôt solitaire, il vivait en marge du bourg dans une cahute minuscule, avec comme seule compagnie une trentaine de chiens, parfois plus. Mais la grande passion de Marseille, c’était la Nature : il la connaissait bien pour la côtoyer tous les jours et l’appréciait tout autant, pour s’en nourrir en toute autarcie. Un jour qu’il braconnait, un de ses chiens vint à chuter au fond d’un scialet (nom donné aux gouffres dans le Vercors). Marseille, peu craintif, descendit alors à sa recherche dans la cavité à l’aide d’une simple corde. Il s’aperçut alors que le gouffre donnait sur une galerie : aussitôt après avoir remonté son chien, Marseille redescendit pour l’explorer avec pour tout équipement une bougie. il fut émerveillé par ce qu’il avait découvert…
Devant lui se dressait une véritable cathédrale souterraine, que l’érosion et l’eau de pluie avaient ciselée avec art et patience. Marseille se demanda que faire? Partager sa découverte ou bien la cacher au regard des gens du village? Sauraient-ils au moins apprécier cette merveille à sa juste valeur? Toujours est il que l’aménagement du puits et la mise en lumière de la grotte furent achevés en août 1970. Et Fabien Rey, alors octogénaire, ne put cacher son émotion, quand pour la première fois il vit sa grotte complètement illuminée. Il pouvait enfin prendre la mesure de cette immense cavité (100 mètres sur 30) et de ses milliers de magnifiques stalactites, qu’il n’avait pu admirer qu’à la lueur vacillante de bougies. Marseille revint souvent au cours des années suivantes. Il mourût en 1974, à l’âge de 84 ans.
Avant d'aller dormir, nous visitons le quartier et arrivons à un autre lieu de mémoire : "la cour des fusillés".
La Chapelle-en-Vercors est cruellement marquée par l'exécution par les Allemands de 16 habitants le 25 juillet 1944. Entrés dans le village, ils ont rassemblé toute la population et ont pris en otage 16 hommes âgés de 17 à 38 ans. Le soir même, ils incendiaient une centaine de maisons et exécutaient froidement les otages dans la cour de la ferme «Albert», dont il ne reste qu’un pan de mur et l’escalier. A l'intérieur de la grange restaurée qui jouxte la cour, un espace muséographique rend hommage à ces martyrs.
Vendredi 12 septembre, il est 8h45 lorsque nous quittons La Chapelle en Vercors. Nous allons traverser les gorges de la Bourne. Pas de chance, une partie de la route est en travaux et, donc, fermée. Il s'agit du début de la route, près de Lans en Vercors. Ce qui nous oblige à faire un grand détour pour rejoindre les gorges un peu plus bas.
Pour rejoindre la route des gorges, nous faisons un petit détour.
l'ancienne route apparaît par endroit.
   
Un des nombreux surplombs sur la route. C'est là que, pour laisser passer un vélo, en serrant à droite, nous avons touché le plafond de la corniche avec la capucine. Le profilé de bord du toit a été arraché et un enfoncement, heureusement, peu profond s'est produit sur ce même bord. Dès que possible, il faudra protéger la déchirure avec de l'adhésif spécial. La vrai réparation se fera à la maison.
Itinéraire grandiose et vertigineux, classé 3 étoiles au guide Michelin, la route des Gorges de la Bourne est la plus longue des voies typiques du Vercors. La route taillée dans la falaise a été ouverte à la circulation en 1872 après 11 ans de travaux.
Cette route de 24 km, reliant Pont-en-Royans à Villard de Lans, taillée dans la falaise a été ouverte à la circulation en 1872 après 11 ans de travaux titanesques.
Dès la sortie de Pont-en-Royans, on accède aux gorges de la Bourne, une des grandes attractions du parc naturel régional du Vercors. Après le village de Choranche, la route chemine en un parcours agréable, agrémenté de points de vue magnifiques d'une saisissante beauté, notamment sur le cirque de Bournillon. Il faut se rendre jusqu'au pont de la Goule Noire, trois kilomètres en amont de La Balme de Rencurel, pour observer la puissante résurgence qui témoigne du travail des eaux souterraines du Vercors dont on peut admirer un remarquable exemple en visitant la grotte de Choranche.
Après avoir traversé les gorges, nous quittons le vercors et nous dirigeons ves St Antoine l'Abbaye à environ 25 Kms de Pont en Royans.

Première partie de notre voyage, magnifique, BB à retrouvé ses souvenirs, et moi je n'ai plus qu'à réparer le
camping-car, chacun son truc ! Heureusement, la suite n'est pas mal.

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Fichier : 5.4 Mo
20140907 Lelex - Seyssel.zip
 
Fichier : 9.3 Mo
20140908-11 Grenoble - Vercors.zip