Septembre 2014

Petit périple à travers la France.
De St Antoine l'Abbaye à Chatte.


Nous sommes toujours le 12 septembre, nous arrivons à St Antoine l'Abbaye vers 11h30.
A une vingtaine de kilomètres au Nord-est de Romans-sur-Isère, au coeur d'un paysage vallonné, l'abbaye de Saint-Antoine veille sur son village. Aux côtés de l'imposant édifice, considéré comme l'une des réalisations gothiques les plus remarquables du Dauphiné, se côtoient les simples maisons en moellons ou à colombages du faubourg, les anciennes échoppes et la halle médiévale du coeur économique du village, les «goulets», ruelles étroites à demi-couvertes permettant de rejoindre le haut du bourg qui, lui, se distingue par ses demeures élégantes, aux façades percées de fenêtres à meneaux
L'Eglise abbatiale de Saint-Antoine :
Construite du XIIème au XVème siècle, l'abbatiale fut érigée sous l'impulsion des Antonins, un ordre hospitalier de moines médecins qui rayonna sur toute l'Europe pendant le Moyen Age, autour des reliques d'Antoine l'Egyptien.
Elle accueillit des pélerins, venus de tous les pays pour se recueillir auprès des reliques de ce saint, et bénéficier de son miraculeux pouvoir de guérison. Grâce à Prosper Mérimée, l'abbatiale est classée Monument historique depuis 1840. A la beauté architecturale s'ajoute la richesse de la décoration intérieure avec des peintures murales, des tapisseries d'Aubusson, de somptueuses boiseries, des reliquaires d'une grande finesse. Un orgue du XVIIème siècle, comprenant 44 jeux, se dresse face à la nef. A voir également le Trésor de l'abbaye.
L'histoire du village est liée à St Antoine l'Egyptien dont les reliques, ramenées au temps des croisades auraient eu la vertu de guérir le "Mal des Ardents" ou "feu de Saint Antoine".
Ce mal, empoisonnement du sang par un champignon parasite du seigle, sévit en Europe et en Dauphiné vers 1090-1096. Il provoquait des brûlures rappelant les souffrances du saint tourmenté par le diable. On pensait les victimes possédées par le démon. Face à ce mal terrifiant, la croyance en la puissance miraculeuse d’un Saint, dont celle de St Antoine, demeure pour de nombreux malades le seul recours.

Nous passons par l'immense escalier qui monte vers le parvis de l'Eglise.
Nous arrivons sur le parvis, devant une façade impressionnante.

Le portail principal orné de nombreuses sculptures.
Sur les murs de la grande église, des peintures murales. La plus ancienne mention d'une décoration peinte date de 1383.
 
Les 87 stalles du chœur sont l'œuvre du menuisier François Hanard, dit Jamet de Lyon, elles ont été conçue en 1630.
C'est entre les années 1620 et 1625, que le Frère Jean Astruc, chanoine Antonin, a construit le grand orgue de l'Abbatiale de St Antoine dont nous pouvons admirer, encore aujourd'hui, le magnifique et imposant buffet, situé sur la tribune, à l'entrée de l'église.
Vers 1748, la restauration de l'orgue est confiée par les Antonins à Samson Scherrer, facteur d'orgue d'origine suisse et de grande réputation. C'est l'intervention de Scherrer qui a donné à l'orgue de St Antoine, l'allure et les sonorités que nous lui connaissons.
Enlevé en 1805, le jour de la Sainte Cécile, pour être placées à St Louis de Grenoble, les orgues sont revenues en 1982, à St Antoine. Remises à neuf, avec grand respect de la facture de Scherrer, par Bernard Aubertin, dans les années 1990 à 1992, les orgues ont été inaugurées les 16 et 19 septembre 1992 par Michel Chapuis et André Isoir.
La nef d'une hauteur de 22 mètres.
L'église abbatiale côté chevet.
 
Les contreforts.
Le clocher.
Ancien emplacement du Grand Hôpital, ou Hôpital des Démembrés, porte donnant accès à l'abbaye, la mairie y est installée.
Après cette visite très intéressante, nous reprenons notre route pour visiter un autre point d'intérêt de la région, il est situé à Chatte en Isère.
Le jardin ferroviaire.
Ce lieu qui est né de la passion des trains, est vite devenu également un jardin au sens noble du terme, espace de promenade et de découverte.
Ainsi, différentes scènes végétales se succèdent : nous passons d’un espace minéral, jeu de différentes roches symbolisant les montagnes de la région, aux collines du Facteur Cheval, créées avec les mêmes pierres que Ferdinand Cheval a récoltées pour construire son chef-d’œuvre. Dans cet espace, tout est là pour créer l’illusion du jardin miniature : Le paysagiste doit parvenir à intégrer les différentes échelles du lieu : les vallonnements environnants, les arbres de taille adulte, la collection d’érables japonais, les arbres nanifiés. C’est grâce à la taille en Niwaki des végétaux, qui crée différentes perspectives, que le jardin prend toute sa structure.
Entrez dans le jardin ferroviaire et laissez-vous transporter par la féerie de la nature !
Aux collines engazonnées du départ, Joseph Grimaldi, spécialiste du jardin japonais, a progressivement ajouté des paysages miniatures qui permettent au promeneur de voyager dans la région comme s’il se trouvait lui-même dans un des petits trains.
Quelques photos en vrac.

7 personnes travaillent toute l'année sur le jardin.
paysages : jardiniers et maquettistes.
Technique : Electromécaniciens et électriciens.

Contraintes de la miniature en plein air :
Tous le jours. il faut ramasser ou chasser escargots, limaces, vers de terre, taupes, chats et oiseaux.
Taille constantes des arbres nanifiés.
Désherbage constant.
La tonte se fait aux ciseaux et avec des tondeuses miniatures, l'herbe repousse très rapidement.
Les peintures et les colles sont détruites par le soleil et les UV.
En cas de pluie, des projections de terre et de sables sur les voies doivent être immédiatement éliminées.
Les convois peuvent être déstabilisés par le vent.
Le aiguillages et relais se bloquent en cas de gel.

La technique :
Echelle 1/22.5
Matériel : LGB
Voie métrique: 1100 mètres.
Cablage électrique : plus de 10 000 mètres.
Courant électrique : Basse tension continu pour les voies (12 à 24 v / 5A)
40 cantons, 70 aiguillages, 200 relais et 300 contacts.
Bloc système électromagnétique.
Chaque loco parcourt en moyenne 8000 Kms par an.
Une révision complète de chaque machine en moyenne tous les 15 jours.
Le réseau, en fonctionnement, consomme 1500 watts.
Plus de 2000 heures de temps d'atelier par an.
Deux mois d'hiver sont consacrés entièrement à la remise en état des maquettes.

Encore une visite qu'il ne faut pas manquer. C'est un spectacle magnifique. Dépaysement assuré !
Après avoir quitté Chatte, nous partons sur Saint Marcellin (à quelques kilomètres). Nous y faisons quelques courses et cherchons un endroit ou passer la nuit. Nous trouvons notre bonheur dans un champ, entre des noyers.

Demain, nous allons visiter le Palais du Facteur Cheval dont nous entendons parler depuis bien longtemps.

Télécharger les séries avec plus de photos et en grand format
Fichier : 11.5 Mo
20140912 La Bourne - St Antoine.zip
 
Fichier : 11Mo
20140912 Chatte.zip