Septembre 2014

Petit périple à travers la France.
Saint Maximin, Eygalière, Saint Rémy de Provence.


Vendredi 19 septembre, il est 9h30 lorsque nous quittons la famille, direction Draguignan. Nous pensions y retrouver d'anciens amis, mais ! pas là. Nous continuons donc notre route en direction d'Avignon. Vers 12 heures, nous nous arrêtons à Brignoles pour déjeuner. Après avoir repris notre chemin, nous nous arrêtons à Saintt Maximin la Sainte Baume pour visiter.
Saint Maximin la Sainte Baume.
Villa-Latta, petite bourgade gallo-romaine, qui après la mort de saint Maximin prit son nom, doit sa célébrité depuis le XIIIe siècle à la découverte des tombeaux de saint Maximin et de sainte Marie-Madeleine.
Selon la tradition, Marie-Madeleine, après avoir passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume, aurait été ensevelie dans la crypte de saint Maximin. Baume est l’équivalent provençal de « grotte ».
Les reliques, cachées le 6 décembre 710 dans la crainte des Sarrasins qui dévastaient la région, sont découvertes en 1279 par Charles d’Anjou qui, sur l’emplacement de la crypte, bâtit une basilique et à côté un couvent. Il y installe les dominicains comme gardiens du tombeau. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine.
À la Révolution, les dominicains sont chassés, mais la basilique et le couvent ont la bonne fortune d’abriter Lucien Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Il se marie, en 1794, avec la fille de son aubergiste. Remuant, bon orateur, Lucien, dit Brutus, est devenu président du club jacobin local. Il établit un dépôt de vivres dans la basilique et sauve les grandes orgues en y faisant jouer La Marseillaise. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. Elle a pris pendant un temps le nom de Marathon en l'honneur de Marat.
Selon la tradition, Marie-Madeleine (ou Marie de Béthanie), sœur de Marthe et de Lazare fuyant les persécutions d'Hérode, aurait trouvé refuge en Provence en compagnie de son frère et de sa sœur. Après avoir débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer, elle aurait occupé pendant trente ans une grotte du massif de la Sainte-Baume pendant qu'elle évangélisait la Provence. À sa mort, elle aurait été ensevelie à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Devenu célèbre son tombeau qui se serait trouvé dans la crypte actuelle de la basilique, sera gardé par des moines cassianites (disciples de saint Cassien) venus de l'abbaye de Saint-Victor à Marseille. Au VIIIe siècle les invasions sarrasines obligent les religieux à combler la crypte qui abritait le tombeau afin de mettre à l'abri les précieuses reliques. Le culte de la sainte reste cependant vivace.
Sur la route, nous nous arrêtons pour admirer un élevage de tauraux.
Vers 16 heures, nous arrivons à Eygalières. Nous mettons le camping-car sur un parking et partons en balade à pieds.
Eygalières est un petit village tranquille, situé à 5 mn de Saint Rémy de Provence. Entouré des superbes paysages des Alpilles, le village fait face à de vastes champs d'oliviers, de vallons verdoyantes et de vignes. Ca et là, percent dans ce décor digne des plus belles cartes postales de Provence, de très belles propriétés avec de superbes mas restaurés avec goût.
Au loin, avant d'arriver au village, vous apercevrez Eygalières, au sommet de sa petite colline. Petit à petit en vous rapprochant, vous distinguerez les maisons qui s'étalent sur la colline face au panorama... et vous n'aurez qu'une idée, vous arrêter pour visiter ce village.
Vous découvrirez un village plein de charme qui a su conserver son authenticité. Les maisons anciennes du village sont en pierre et très belles, elles ont toujours un brin de verdure ou un buisson de fleur qui dépasse de la porte et laisse deviner de beaux jardins. Elles se tiennent sagement en enfilade le long des petites rues tortueuses.
La grand'rue du village monte jusqu'au vieux village, en passant par la rue de l'Eglise vous rejoindrez les ruines du chateau, l'esplanade du vieux donjon et l'église Saint-Laurent. Vous pourrez également visiter le musée du vieil Eygalières, qui se trouve dans la Chapelle des Pénitents (XVIIe). Il présente quelques témoignages préhistoriques ainsi qu'une collection d'outils anciens qui servaient jadis aux paysans. D'ici, vous aurez un panorama vraiment superbe sur la montagne de la Caume, les Alpilles et la Durance.
Vous pourrez également admirer la vue depuis le sentier de La Calade qui longe la chapelle.

Après cette visite harassante, ça monte pas mal, nous rejoignons notre véhicule et allons nous installer sur le parking de la grande place pour la nuit.
Samedi 20, après une bonne nuit, nous continuons notre route, direction Saint Rémy de Provence, à quelques kilomètres. Nous y arrivons vers 10h30.

Saint Rémy de Provence, petite capitale des Alpilles
Située au pied des Alpilles, Saint-Rémy de Provence est riche d'un exceptionnel patrimoine historique. Cette petite ville dynamique a su conserver ses traditions et sa personnalité. Les évènements festifs rythment la vie de la ville : la féria, les manifestations taurines, la fête de la transhumance, la foire aux chevaux, des concerts et des expositions. Séduits par le cadre et l'atmosphère de la ville, nombre d'écrivains, peintres et musiciens y ont élu résidence. Saint Rémy de Provence est un point de départ idéal pour découvrir la région des Alpilles. Aux portes de la ville, d'importants vestiges de la prospère cité gallo-romaine ont été exhumés sur le site antique de Glanum. Vous pourrez compléter votre visite par celle du Musée Archéologique situé dans l'Hôtel de la famille de Sade. Ne manquez pas de flâner dans les rues vivantes du centre ville, vous y découvrirez les magnifiques façades des hôtels particuliers du XVIIe et XVIIIe siècles.
Des santons, ici, il y en a pour tous les goûts, que les personnages soient peints, habillés ou simplement cirés.
Maison natale de Nostradamus à Saint-Rémy-de-Provence
Michel de Nostredame, dit Nostradamus, né le 14 décembre 1503 à Saint-Rémy-de-Provence et mort le 2 juillet 1566 à Salon-de-Provence, était un apothicaire français. Il a vécut dans une époque agitée par la religion, la politique et la médecine. Issu d'une famille juive convertie au catholicisme, sa vie fut sans cesse menacée. Selon bien des sources, il aurait également été médecin, bien que son expulsion de la faculté de médecine de Montpellier témoigne qu’il n'était pas possible d’être les deux à la fois. Pratiquant l'astrologie comme tous ses confrères à l'époque de la Renaissance, il est surtout connu pour ses prédictions sur la marche du monde.
Promenade dans les ruelles.
On commence par quoi ?
Collégiale Saint-Martin de Saint-Rémy-de-Provence
Ce lieu cultuel existe depuis 1122. Il devint collégiale par la volonté de Jean XXII en 1331 qui le réunit à Avignon. Pour cette occasion, il fit élever le clocher (45m) en 1330 et le dota d’une élégante flèche entièrement restaurée en 1736. Flèche qui fut déposée en 1984 et reconstruite comme il y a 6 siècles. Trois cloches rythment la vie de la ville : Françoise, 1400kg sonne en RE et date de 1869. Les 2 autres de 850 et 450 kg datent de 1836 et ont été bénies sous l'invocation de 2 saints (Saint-Rémi et Saint-Martin) et sonnent, l'une en FA et l'autre en LA.
Cette église fut desservie par une communauté bénédictine dès 1100. Celle-ci dépendait de l’abbaye Saint Rémi de Reims. N’oublions pas que Clovis fut baptisé à Reims par l’Evêque Saint-Rémi et qu’il combattit les Goths en Provence au début du VIe siècle. L’église s’écroula en 1818 et fut reconstruite de 1821 à 1825, époque où les architectes lui donnèrent le style néo-grec d’où, les imposantes colonnes ioniques du porche d’entrée qui lui confèrent une grande élégance et beaucoup de prestance. De l’ancienne église, demeurent le clocher et la chapelle au pied de celui-ci. Les statues de Saint-Rémi et Saint-Martin veillent sur la ville tout en haut de l’église, à chaque extrémités de la façade.
L’intérieur surprend par son manque de luminosité et d’éclairage. Un halo éclaire le chœur depuis le dôme à 26 m de hauteur. Les peintures recouvrant murs, piliers et plafonds sont en mauvais état. Eglise entièrement tournée vers la vie de Saint-Rémi. Plusieurs représentations - vitraux, tableaux, peintures, bas-reliefs et statues - en témoignent. L’autel est sculpté de bas-reliefs représentant St-Martin soldat et St Rémi, évêque de Reims. Ne pas manquer la niche au sol renfermant de la Terre Sainte. Le Buffet d’Orgues de la Collégiale Saint-Martin de Saint-Rémy, restauré par le facteur d’orgues Pascal Quoirin en 1983, est considéré comme un chef d’œuvre de la facture contemporaine. Il permet à Jean-Pierre Lecaudey, titulaire des Grandes Orgues et concertiste international, d’organiser tous les étés le Festival Organa qui réunit de juillet à septembre les meilleurs organistes venus du monde entier
De nombreux personnages célèbres ont eu à divers niveaux un lien avec Saint Rémy de Provence.
Entre autres :
Vincent van Gogh (1853 - 1890), interné à sa demande, le 8 mai 1889, à l'hôpital psychiatrique de Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence. Fasciné par la qualité de la lumière et l’ardente beauté des paysages qu’il découvre à Saint-Rémy. Très inspiré, heureux et soulagé de trouver enfin une ambiance sereine et compréhensive auprès des religieuses et du personnel qui l’accueillent, il réalise près de 150 peintures et de nombreux dessins en l’espace d’un an.
(Les iris, La méridienne, La nuit étoilé, Autoportrait…).

Albert Schweitzer (1875 - 1965), théologien protestant, musicologue français et médecin. Durant la guerre de 1914-1918, Albert Schweitzer, Alsacien d'origine, est considéré comme Allemand, donc suspect. Il est d'abord incarcéré à Bordeaux ou les prisonniers logent dans des baraques inconfortables. Puis c'est le départ dans un camp des Pyrénées et le transfert au printemps de 1918 au camp de Saint-Rémy-de-Provence réservé aux Alsaciens, où Schweitzer a les fonctions de médecin et de pasteur du camp.

L'actuel prince de Monaco, Albert I
I, porte parmi ses nombreux titres celui de seigneur de Saint-Rémy.
Son Altesse Sérénissime le prince souverain de Monaco est duc de Valentinois, marquis des Baux, comte de Carladès, baron de Calvinet et du Buis, seigneur de Saint-Rémy, sire de Matignon, comte de Torigni, baron de Saint-Lô, de la Luthumière et de Hambye, duc de Mazarin, duc de Mayenne, prince de Château-Porcien, baron de Massy, comte de Ferrette, de Belfort, de Thann et de Rosemont, baron d'Altkirch, seigneur d'Issenheim, marquis de Chilly, comte de Longjumeau et marquis de Guiscard.
Tous ces titres ont été reçus par la maison de Monaco, avec leurs terres, à des époques différentes et de manières différentes. Les titres français sont considérés comme éteints en France depuis 1949.
Il est presque midi lorsque nous retournons au camping-car pour déjeuner. Nous repartons vers 13 heures, pour Tarascon à une quinzaine de klomètres.

Cette région est particulièrement riche en lieux intéressant, nous y reviendrons sûrement pour
y faire des visites approfondies.

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