Septembre 2014

 

Petit périple à travers la France.
Glanum, Robion.


Toujours le 20 septembre, nous nous dirigeons vers Saint Andiol. Au passage, nous pouvons admirer les Alpilles.
Le massif des Alpilles est un massif montagneux situé au nord-ouest du département français des Bouches-du-Rhône. Depuis le 13 juillet 2006, les collectivités locales sont associées au sein d'un Parc naturel régional. Présentant un paysage original de roches blanches calcaires, il s'étend d'est en ouest entre les communes de Tarascon et Orgon sur une superficie de 50 000 hectares.
Passage aux Baux de Provence.
Plus loin, nous voyons au bord de la route, d'étranges monuments, nous nous arrêtons.
 
Les Antiques de Glanum
Glanon, cité grecque vouée à un dieu guérisseur, avant d'être le Glanum cité antique de l'empire romain, sur la commune de Saint-Rémy-de-Provence . Elle a connu son apogée à l'époque du premier empereur romain Auguste. Son développement s'est appuyé sur la protection des reliefs des Alpilles, la présence d'une source (sacrée) et le voisinage de la Voie Domitienne. La ville repose sur plusieurs strates d'occupation, que l'on peut regrouper en trois grandes périodes: période gauloise, période d'influence hellénistique, et enfin période romaine.

 


Le Mausolée des Julii.
Haut de 18 mètres, cet édifice composite qui pendant longtemps suscita des interprétations variées est en fait un monument funéraire que trois frères de la famille des Julii firent élever vers 30 av.JC en l'honneur de leur père et grand-père. Les bas-reliefs qui le décorent sont des allégories représentant les exploits guerriers sans doute accomplis par ceux çi au service de César .
L'arc de triomphe.
Probablement contemporain de ceux élevés à Cavaillon et Carpentras, il compte parmi les plus anciens de la Gaule Narbonnaise. A l'origine, un attique devait surmonter l'édifice ; l'actuelle couverture en lauze ne datant que du XVIIIe siècle. Chaque face est ornée de reliefs illustrant la conquête des Gaules par César. Entre les colonnes engagées, quatre groupes de captifs figurent au pied de trophées d'armes. Sur la face sud-ouest, une captive est représentée écroulée sur un monceau d'armes parmi lesquelles on peut voir la trompette gauloise : la Carnyx. Des victoires porte-enseigne se trouvent aux 4 coins de l'arc. Les autres parties du décor sculptées sont d'une remarquable exécution.
Le site de Glanum était habité par les populations autochtones depuis le VIe siècle av. JC. Vers le IIe siècle av. JC, la ville s' hellénise au contact des négociants grecs de Marseille. Elle sera ensuite colonisée par Rome du 1er siècle avant notre ère au IIIe siècle après. La conjonction de la présence de l’eau, de la pierre et de voies de communications a favorisé l’essor d’un sanctuaire celto-ligure rapidement hellénisé. A l’époque grecque Glanum a une double vocation religieuse et commerciale qui sera confirmée par la conquête romaine. Glanum accède au rang de colonie latine et les grands bâtiments publics, civils et religieux que l'on trouve dans toutes les citées romaines, remplacent les anciens bâtiments. Vers 260, les invasions barbares détruisent la ville. Les survivants fondent alors, à 1km au nord, un village qui prendra le nom de St Rémy de Provence. La ville en ruine sera rapidement ensevelie et oubliée. Les fouilles n'ont commencé qu'en 1921. On y voit encore les grands monuments, disposés le long d’une rue centrale, qui caractérisent les cités de la Rome Impériale, les temples, la basilique, le Forum, la Curie, les thermes et les habitations.
Un lieu magnifique relativement en bon état. On s'y rend bien compte de la grandeur des villes de cette époque. A voir absolument. Nous n'y avons passé que 45 mn, mais cela mérite beaucoup plus. Nous y reviendrons.
Nous arrivons vers 18h30 chez nos amis, Nous installons le camping-car et passons une excellente soirée pendant laquelle, Brigitte a fait un bond dans son passé.
Nous sommes ensuite allés nous coucher et avons dormi comme des loirs.
Le lendemain matin, 21 septembre, nous nous levons vers 9 heures. les croissants et un bon café nous attendent près de la piscine.
La température est déjà de 18°.
Après le petit déjeuner, nous partons en ballade en camping car.

Robion
Posé au pied du Luberon, le petit village de Robion se tient tranquillement au milieu d'une belle nature génereuse. Dans le vieux village, on flane avec plaisir dans les petites rues et les calades, la place principale du village abrite une fontaine originale monumentalement encadrée par six platanes immenses avec à ses côtés la belle église romane, le café et sa terrasse et en face la mairie.
Ce clocher est le seul vestige prouvant la présence de l’Église Saint-Pierre. L’une des deux cloches date de 1489 et c’est l’une des plus anciennes du département. La construction de l’église Saint-Pierre est antérieure à 1370. Elle fit office d’église paroissiale à la fin du moyen âge. En 1607, cet édifice devient la Chapelle des Pénitents Blancs à la suite de l'installation de ces derniers. L’horloge fut placée en 1648 et appartient à la commune depuis 1793. Au Moyen-âge, le clocher était très important pour les robionnais car il annonçait tous les événements du village. Une personne appelée «clocheron» avait pour mission l’annonce des différents événements de la commune ; on distinguait des sonneries religieuses et d'autres civiles.
 
Portail menant vers le portalet. Une des deux portes qui fermaient le bourg fortifié de Robion.
 
Calades : Cette technique traditionnelle où la pierre est posée sur chant pour paver les rues s’illustre dans les vielles rues du village. Certaines d’entre elles dans le noyau ancien, ont été réhabilitées en 1992 pour le plaisir des robionnais et visiteurs. A cette occasion, des espaces de détente ont été aménagés.
 
Le théatre de verdure.

Sur l'avenue du Lubéron, contre la falaise de celui-ci servant de mur de scène, se trouve le théâtre de verdure, à proximité immédiate de la source de l'Escanson.
L'ancien réservoir d'eau établi au XIXe siècle sous le théâtre sert aujourd'hui de coulisses et de vestiaires à celui-ci. Un festival s'y déroule chaque année en juillet consacré aux musiques, chants et danses du monde méditerranéen. Les après-midis trop chauds et les cigales trop présentes y imposent des spectacles en soirée.
 
Ensemble des trois fontaines à proximité de la source de l'Escanson
Avant d'arriver à la source de l'Escanson et au théâtre de verdure de Robion, route du Lubéron, vous apercevrez cette jolie fontaine accompagnée de 2 autres plus petites sur les côtés. Le canon de la fontaine est en forme de canard. Il est encadré par 4 blasons : celui de Robion bien sûr, celui des Taillades, commune voisine, ainsi que ceux du Vaucluse et de la Provence. Un texte est inscrit sur la fontaine :"A la croisée des chemins des sources de l'Escanson et de Boulon : Que tu sois venu par l'Escalier des Géants ou la tour de Sabran, Tu as parcouru 2000 ans pour arriver là. Savais-tu que le bonheur se cache dans une "goutte d'eau" .
Cette citation rappelle l'importance de l'eau dans cette région et tous les travaux effectués pour ne pas en manquer. Si la source de l'Escanson est sur la commune, celle du Boulon est proche, vers les Taillades.
De chaque côté de la fontaine principale, on en trouve une plus petite.
L’Église Romane « Notre Dame de la Nativité » a été construite au XIIe siècle probablement sur l’emplacement d’un édifice carolingien du IXe/Xe siècle. Cette église romane à l’origine fut à plusieurs reprises restaurée et remaniée. Elle fut délaissée et partiellement détruite à la fin du moyen âge (XIIIe/XIVe siècles) au profit de l’église Saint-Pierre (horloge actuelle), plus sûre car située intra muros. Elle fut reconstruite au milieu du XVe siècle, en 1464. En 1793, sa toiture étant en mauvais état, le curé menaça de la faire interdire et fit pression sur la communauté ; c’est alors que fut refaite la voûte de la nef en pierre de taille, remplaçant ainsi la charpente en bois. En 1810, la façade fut reconstruite et en 1849, reconstruction de l’arceau du clocher. En 1983, sa restauration a été effectuée grâce à un legs et à une souscription organisée par « l’association pour la restauration de l’Église ». Parmi les chapelles qui composent cet édifice, la chapelle du Rosaire de plan carré est remarquable par ses décorations de boiseries sculptées réalisées en 1690, son autel en bois doré datant du XVIIIe siècle, son plafond octogonal et sa statue représentant la vierge en bois doré.

Après cette visite, il est 15h30 lorsque nous quittons Robion. Direction Gordes dont on nous a beaucoup parlé.

Arrivé à Gordes, nous trouvons un grand parking sur lequel nous nous installons. Puis nous partons pour voir ce beau village. Surprise, il faut faire environ 2 Kms pour atteindre notre but. Il fait très chaud et le chemin monte beaucoup.

Dressé au bord du plateau du Vaucluse, Gordes compte parmi les villages vedettes du Luberon où de nombreuses célébrités et artistes ont élus domicile. Ses maisons en pierre sèche de couleur blanche ou grise s'alignent en spirale autour du rocher sur lequel est posé le village avec à son sommet l'église et le château qui font face aux collines du Luberon. Sa situation privilégiée, son charme exceptionnel et son architecture typique lui ont valu d'être classé "un des plus beaux villages de France". En vous baladant dans ses petites ruelles caladées qui se glissent entre les hautes maisons du village, vous découvrirez ça et là des portes anciennes superbes, des voûtes et des murs de pierres plates savamment restaurés et au détour d'une terrasse, un panorama somptueux vous sera offert sur la vallée et la montagne du Luberon. Au centre du village, vous pourrez visitez son imposant château forteresse qui abrite l'hôtel de ville et le musée Pol Mara, peintre flamand contemporain du Luberon.

Histoire :
Gordes était un oppidum de la tribu des Vulgientes ou Vordenses qui ont donné leur nom à la bourgade primitive, par la transformation coutumière du V initial en G (Vordenses - Gordenses) à l'époque Gallo-Romaine. L'histoire de Gordes remonte à une période bien antérieure et, déjà à l'époque gallo-romaine, il constituait le principal oppidum de la Cité de Cavaillon dont le diocèse était l'un des plus anciens de la Gaule. Car le hasard historique a fait de Gordes, et ceci jusqu'à la révolution, une place frontière relevant, d'une manière assez particulière, d'un diocèse situé en pays étranger. Cette frontière était d'ailleurs signalée sur toutes les cartes romaines. La terrible insécurité, due aux multiples invasions, au cours des siècles contraignit les populations des campagnes à se réfugier sur les hauteurs. C'est l'origine de ces villages perchés. La valeur stratégique de ces agglomérations fortifiées perdurera pendant tout le Moyen Age et une partie de la Renaissance, notamment au cours des Guerres de Religion. C'est la raison pour laquelle Gordes a vécu dans la défensive et a appris à se protéger, peut-être plus que d'autres. ce qui donne, sûrement, même de nos jours, un aspect rude et quelque peu austère à ce village, véritable labyrinthe de pierres sèches, dont les habitants, au fil des siècles, ont gardé les traces, dans leur mémoire ancestrale, des tourments du passé. Entre les invasions multiples, les guerres de religion (y compris le massacre des vaudois), la peste, deux tremblements de terre (heureusement légers), un bombardement à la fin de la deuxième guerre mondiale, et la multitude de maux engendrés par ces événements, tel la famine et le dépeuplement, les Gordiens ont eu maintes occasions de montrer leur courage, leur force et de prouver leur attachement à ce village solidement accroché à son roc ! Classé un des Plus Beaux villages de France, Gordes a su se tailler une réputation mondiale dans le respect de son passé et de ses traditions, tout en étant un centre culturel très apprécié avec de nombreuses manifestations artistiques.
Nous empruntons un chemin de traverse pour éviter la grande route,dans les murets, on peut voir des figues de barbarie.
Après un bon quart d'heure de marche, nous arrivons sur une petite plateforme avec beaucoup de monde. C'est là que nous découvrons Gordes, de l'autre côté d'une petite vallée. On n'est pas arrivés ! Heureusement, le paysage est magnifique.
Nous arrivons au village après presque trois quarts d'heure de marche sous le soleil.
La place du village.
Ruelle du vieux village.
Le château.
Le château reconstruit en 1525, existait déjà en 1031. Bien conservé et restauré avec soin, il lie l'architecture de la période troublée du Moyen Age au nouvel art de vivre de la Renaissance. L'imposant édifice est puissamment défendu par de grosses tours rondes dont la couronne de mâchicoulis supporte une terrasse pour l'artillerie, les hauts murs sont percés de trois étages de fenêtres « renaissance », on remarque aussi sur les murs, les tours et les échauguettes, les ouvertures des bouches à feu judicieusement réparties. La façade sud du château s'ouvre au soleil face au vieux Gordes ; derrière la fontaine, une porte voûtée percée dans la muraille accède par une cour intérieure à l'escalier monumental qui dessert le bâtiment.

 
Après une petite visite du château, nous redescendons vers le parking.
Sur notre chemin, nous retrouvons, ça et là, de drôles de constructions que nous avions vu en montant.
Les bories
Le mot "Borie", d'origine provençale, vient du latin "boaria" - étable à boeuf -, signifiant une cahute. Le cabanon a toujours été une institution en Provence. D'abord construit sur les champs pour abriter les outils des paysans, il est devenu, au fil du temps, la petite maison de campagne aménagé, quelquefois de manière rudimentaire, pour passer les dimanches ou les vacances. La borie permettait également aux bergers de s'abriter avec leur troupeau. Pour la construire, comme le "bancau", on dépierrait les terrains calcaires. Il n'y avait qu'à se baisser pour ramasser. Protégée, elle alimente encore aujourd'hui le paysage provençal, se dressant ça et là dans des champs, dans la garrigue, comme un vestige patrimonial chéri et respecté.
Un bosquet ou l'arbre central est un faux arbre cachant des antennes téléphoniques. Le local technique se trouve, lui, dans un borie. Il faut vraiment s'approcher pour s'en apercevoir.
le chat, par contre, est un vrai !
Nous arrivons vers 19 heures chez nos amis ou nous passons encore une bonne soirée, avant d'aller nous coucher.
Lundi 22 septembre, il est temps de rentrer à la maison. Après des adieux chaleureux, il est presque 9 heures lorsque nous partons. Voyage sans histoire, nous nous arrêtons sur la commune de Baugy (71) pour passer la nuit. Au petit matin, il faudra repartir avec le chauffage car la température n'est pas la même que du côté d'Avignon. Nous arriverons le mardi 23 septembre vers 10 heures au Chalet.

Un bon petit périple pendant lequel nous avons retrouvés beaucoup de gens et d'endroits que nous n'avions pas vu depuis plus de .. Houlàlà !.

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