Septembre 2014

Petit périple à travers la France.
Tarascon


Nous sommes toujours le 20 septembre, il est13 heures lorsque nous arrivons à Tarascon.

Histoire de Tarascon
Jadis, dans cette région, terre de forêts et de marécages dus aux débordements du Rhône, émergeaient des îlots formés par des dépôts et des alluvions. Seul, l'un de ses îlots était constitué par un rocher. Les Salyens (mélange de celtes et de ligures), premiers occupants de ce rocher perdu dans les marécages baptisèrent le site "Tarasco". Les Massiliens y établirent un comptoir commercial trois siècles avant notre ère. Plus tard, les Romains élevèrent sur cette même place, une citadelle surveillant le passage du Rhône. La ville fut le théâtre, vers l'an 48, d'un événement aux conséquences historiques. Marthe, missionnaire du Christ, débarquée en Provence avec les "Saintes Maries de la Mer", arriva à Tarascon et délivra le pays du monstre amphibie qui terrorisait la région : La Tarasque. Elle s'installa ensuite auprès des tarasconnais. La sainte femme fit l'objet d'une dévotion particulière et devint la patronne de Tarascon. Sous l'égide de la sainte Hôtesse, la ville grandit et prit une place importante dans la région malgré la proximité de villes prépondérantes comme Arles et Avignon. De nombreux pèlerins accoururent, et les plus grands rois de France se recueillirent sur son tombeau. Le 1er, Clovis, en l'an 500, accorda certains privilèges à la ville, privilèges confirmés par ses successeurs, et Louis XI eut beaucoup de libéralités pour l'église qu'il éleva au rang de Collégiale. Jusqu'à la Révolution, on pouvait compter jusqu'à 15 couvents qui accueillaient pèlerins et personnalités. En 843, lors du partage de l'Empire de Charlemagne, le Rhône devint une frontière politique et Tarascon revêtit une importance stratégique de premier ordre. En 1435, René d'Anjou, surnommé par ses sujets "Le Bon Roy René", hérita de la Provence et vint séjourner souvent dans son château au bord du Rhône. Il réunit autour de lui une cour de chevaliers, de nobles familles et d'artistes, ce prince se plaisait à organiser des tournois et des fêtes. Il organisa ainsi les Jeux de la Tarasque qui, de nos jours ont lieu chaque année, le dernier week-end de juin. A sa mort, en 1481, la Provence devint française. La prospérité de la cité ne déclina qu'à la Révolution et, de ce riche passé, elle a conservé un patrimoine très important. C'est beaucoup plus tard, qu'un autre personnage marqua l'histoire de Tarascon. En effet, en 1872, Tartarin de Tarascon naquit sous la plume d'Alphonse Daudet.
La statue de la Tarasque, au pied du château de Tarascon.

La Tarasque

dite aussi « bête faramine » est un animal du folklore provençal. Elle était censée hanter les marécages près de Tarascon, détruisant tout sur son passage et terrorisant la population. Ce monstre est une sorte de dragon à six pattes courtes comme celles d'un ours, un torse comme celui d'un bœuf, recouvert d'une carapace de tortue et muni d'une queue écailleuse se terminant par un dard de scorpion. Sa tête a été décrite comme étant celle d'un lion aux oreilles de cheval avec un visage de vieil homme.
Le Château

Dressé au bord du Rhône, le château de Tarascon défendait l'accès des possessions des comtes de Provence. Comprenant une basse-cour précédant le château proprement dit, le nouvel édifice, construit par Louis II d'Anjou à partir de 1400 et terminé un demi-siècle après par le roi René, tient autant du palais que de la forteresse avec ses hauts murs nus et presque aveugles dissimulant le décor raffiné du logis seigneurial et de la cour centrale. Prison à partir du XVIIIe siècle, acheté par l'État en 1926, le château abrite la suite exceptionnelle de tapisseries du XVIIe siècle, acquise par la Caisse nationale des Monuments Historiques et des Sites, retraçant "L'histoire de Scipion".
Le château en vrac !
 
De l'autre côté du Rhône, le château de Beaucaire.
 
Dans plusieurs grandes salles, sont installées des expositions.
La mode au temps du roi René : Costumes réalisés par Nathalie Harran (La Dame d'Atours)
L'exposition de costumes médiévaux reconstitués et confectionnés par Nathalie Harran, artisan en métiers d'art, est une invitation à la découverte de la mode à l'époque du roi René d'Anjou. Vingt costumes parent les anciens appartements des ducs d'Anjou et donnent lieu à des rencontres étonnantes. Une visite inédite à faire en famille pour découvrir tous les secrets de la mode.
Dessins de Patrick Dallanégra (Histoire du temps) : artiste illustrateur, il propose à travers ses dessins la découverte des costumes des hommes et des femmes du Moyen Age. Ce parcours dans le temps permet au public de partir à la rencontre de personnages historiques, hôtes de notre imaginaire collectif, et laisse découvrir la richesse du vocabulaire lié à cette culture des apparences d'un autre temps.
Ancienne apothicairerie de l’hôpital Saint-Nicolas
 
 
C’est l’ancêtre de nos pharmacies ! On y trouve quantité d’herbes qui rentraient dans la constitution de médicaments. La création de l’apothicairerie de l’ancien hôpital Saint-Nicolas de Tarascon est l’œuvre de sœur Marguerite Janin, religieuse apothicaire de l’Hôtel-Dieu de Lyon, à la demande des recteurs de l’hôpital, après la terrible peste de 1721 qui sévit alors dans toute la Provence. En 1727 et 1732, Marguerite Janin obtient de Jacques Ollivier le don des faïences conservées au château : chevrettes, pots canons, grandes urnes à anse pour les eaux distillées. Parallèlement, elle constitue une bibliothèque riche de soixante volumes sur la pharmacie, la médecine, la chirurgie et les sciences naturelles. Les pots de l’apothicairerie de Tarascon sont ornés de décor de grand feu, en camaïeu de bleu et brun, et de motifs figuratifs, végétaux, animaliers et humains. Les boiseries de l’apothicairerie sont finalement réalisées en 1742 par deux menuisiers de Tarascon, Bertrand Cone et Francis Moureau. Les bois sont de noyer, de pin et d’aube.
L’ancienne apothicairerie de l’hôpital Saint-Nicolas de Tarascon est classée depuis 1984 au titre des Monuments Historiques.
 
 
Au pied du château, le parking.
Du haut du château, la vue est splendide.
Collégiale royale Saint Marthe avec comme girouette, la Tarasque.

Vers 15 heures, nous reprenons notre route pour nous rendre à Saint Andiol à 30 Kms. Nous y avons rendez-vous en fin d'après-midi chez des amis.

Excellent début de journée, riche en souvenirs.

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