Vacances 2013, cathédrales, oiseaux et fricandelles.

Après notre week-end à Janville (Appel du 18 juin 2013), direction Amiens et sa cathédrale.

17 juin 2013, nous prenons la route pour la Picardie, première étape de notre périple.
Comme nous passons près d'Ermenonville, nous nous y arrêtons.
Espérant entrer dans le parc, uniquement pour voir, nous renonçons à cause des tarifs (16€ par personne).
Du sable, nous en verrons suffisemment en septembre !
Château d'Ermenonville.
   
 
Près de Breteuil (Oise), champs de coquelicots et belle église.
 

Avant Amiens, nous passons devant une autre belle église : Saint-Pierre et son clocher carré à coupole à Esquennoy.

Puis, c'est l'arrivée à Amiens.

Notre-Dame d'Amiens est la plus grande cathédrale gothique du monde (200 000 m3 soit 2 fois Notre-Dame de Paris en volume) et l'une des plus belles puisqu'elle est classée au Patrimoine mondial de l'humanité. C'est l'incendie de la cathédrale romane (qui datait de 1152) en 1218 qui provoque la construction d'une cathédrale gothique. Les premières pierres sont posées en 1220, dans un contexte de grande prospérité. Contrairement à la tradition, les architectes commencent par construire la façade et la nef. L'édification est assez rapide puisque l'essentiel est fait à la fin du XIIIe siècle : cela confère à Notre-Dame d'Amiens une unité architecturale qui manque à beaucoup de ses rivales.
 
A gauche : la Porte Saint Firmin, au centre : La Porte du Sauveur et à droite : La Porte de la Mère Dieu
 
La façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens arbore deux tours de hauteur inégale (62 et 67 mètres, achevées en 1366 et 1402), érigées entre quatre piles de 12 mètres d'épaisseur.
Le Tympan de la Porte du Sauveur représente le jugement dernier : au jour venu, les morts se relèvent de leur tombeau et chacun est jugé pour ses actes : les élus, qui ont bien œuvré, se voient ouvrir les portes de la Jérusalem céleste, alors que les damnés, condamnés par leurs actes, sont engloutis dans la gueule du Léviathan.
 
À 42 mètres au dessus du sol s'élèvent les voûtes en croisée d'ogives de la cathédrale Notre-Dame. La nef est la partie d'une église ou d'une cathédrale allant du portail à la croisée du transept et qui est comprise entre les deux murs latéraux.
 
   
Réalisées à partir de la fin du XVe siècle, les clôtures du choeur représentent des scènes religieuses anciennes (vies de saint Firmin, de saint Jean Baptiste) mais les personnages sont habillés à la mode du temps des sculpteurs. Elles ont été commandées en 1488 par le doyen du chapitre : Adrien de Hénencourt.
 
Vitraux du Transept Sud
 
Vitaux du Transept Nord
Réalisées en bois blond de chêne, les stalles de Notre-Dame d'Amiens représentent le plus grand chef-d'œuvre d'ébénisterie jamais réalisé sur terre (avec celles de la cathédrale de Tolède), et jamais égalé depuis. De style flamboyant, elles ont été conçues par les maîtres huchiers Arnould Boulin, Antoine Avernier et Alexandre Huet.
 
Derrière des stalles, le Choeur avec son Maître Hotel.
 
Le grand orgue de la cathédrale d'Amiens
Considéré comme l'un des plus beaux de France, le grand orgue de la cathédrale d'Amiens est composé de trois claviers (Positif de dos basé sur une Montre de 8', Grand Orgue basé sur une Montre de 16' et un Bourdon de 16', Récit expressif basé sur un Quintaton de 16' *) et d'un pédalier (basé sur un Bourdon de 32' *). Les claviers ont une tessiture de 56 notes et la pédale compte 32 notes. La tribune du grand orgue est construite chêne, et repose sur de culs-de-lampe.
* Rassurez-vous, moi non plus je n'ai rien compris !
 
Le triforium est un passage étroit aménagé dans l'épaisseur des murs au niveau des combles sur les bas-côtés de la nef d’une grande église. Utilisé essentiellement en architecture médiévale (à partir du xie siècle), le triforium est un composant essentiel de l'architecture gothique.
Il est ouvert sur l'intérieur de l'édifice par une série d'arcades qui occupent toute la largeur de la travée (triforium continu) ou seulement une partie. Initialement aveugle (ouvert uniquement sur l'intérieur), il va petit à petit s'ouvrir sur l'extérieur de l'édifice quand les bas-côtés seront couverts de toits plats ou pyramidaux. Il n'a pas de vocation liturgique, mais comme il permet le passage d'un homme il facilite l'entretien des parties hautes de l'édifice.
 
Les bas côtés et leurs chapelles.
   

La nef possède onze chapelles latérales, six au nord et cinq au sud. Elles n'étaient pas prévues dans le projet initial, mais la nécessité de leur construction se fit sentir dès la fin du xiiie siècle. Leur édification date des années 1290 à 1375. Les plus anciennes se situent à l'est, les plus récentes à l'ouest.

 
Les deux croisillons du transept comportent chacun trois travées et deux collatéraux, l'un à l'ouest, l'autre à l'est. L'élévation du transept est à trois niveaux, comme la nef et le chœur : grandes arcades donnant sur les collatéraux, triforium à claire-voie, et fenêtres hautes.
 
Rosace.
 
Rosace ouest (au dessus de l'orgue).
Evidemment, cette cathédrale mériterai une dizaine de pages.
Mais le voyage continue ....

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Fichier : 7.7 Mo 
20130617 - Ermenonville - Amiens.zip