Vacances 2013, cathédrales, oiseaux et fricandelles.
En route pour la côte d'Albâtre.

Toujours le 17, après la visite de la cathédrale, nous reprenons la route vers Etretat.
Il se fait tard et nous cherchons un coin pour passer la nuit.
Au hasard de la route, nous trouvons un grand lac (près de Conty).
Nous nous y installons.
 
Notre installation pour la nuit, on est pas gênés par les voisins. Juste un camping-car hollandais à une centaine de mêtres de nous.
Après une excellente nuit, je peux assister à un magnifique lever de soleil.
 
Dans la matinée, comme le soir précédent, nous avons la visite de la famille canard. Elle parcourt le tour du lac deux fois par jour à la recherche de nourriture.
Ces canards n'hésitent pas à s'approcher de nous.
 
Avant de repartir, vers 9h, nous admirons une dernière fois cet endroit si calme.
Nous rejoignons notre route sous un soleil voilé. Il fait 20°, une bonne température pour rouler.
Vers 10h30, nous sommes attirés par une petite ville (2500 habitants) assez originale.
Saint-Saëns.
 
La ville de Saint-Saëns doit son nom au moine irlandais SAEN (en gaélique ancien, il correspond au prénom "Jean") qui, vers l'an 675, fonda un monastère sur les rives de la Varenne, en lisière de la forêt d'Eawy, d'où naquit le bourg qui porte depuis son nom. Le "S" final est une adjonction récente apparue au 17ème siècle.
 
Mais non, nous ne sommes pas dans un pays nordique !
 
 
L'église de Saint-Saëns a été construite dans les toutes dernières années du XIXème siècle en style néo-roman. Son architecture s'inspire de l'abbatiale Saint-Georges de Boscherville. Elle a été élevée approximativement à l'emplacement d'un autre édifice remontant au XIème siècle, et démoli en 1896. Il en subsiste notamment d'admirables vitraux classés monuments historiques, datés des XIVème et XVIème siècles.
 
La fontaine Dillard
La fontaine monumentale qui se dresse Place Maintenon, silhouette familière aux saint-saënnais, porte le nom de Fontaine Dillard. Elle fut érigée en 1900, grâce à un legs de M. Dillard, maire de Saint-Saëns vers 1900.
 

Ce n'est pas une oeuvre d'art mais son caractère insolite interroge le visiteur. Une cabine téléphonique à l'anglaise.
Elle interpelle d'autant plus, à l'heure où les téléphones portables sont de mise....
elle est pourtant fonctionnelle...

 
L'hôtel de ville
 
et les ruelles.
 
 
Beaucoup de constructions en briques.
Si vous passez par Saint Saëns, arrêtez vous.
Allez faire un tour du côté du sydicat d'initiative, il y avait ce jour là un employé fier de son village et qui nous a tout raconté sur ce dernier.

Savez-vous que Saint Saëns a son chou !

Communément cultivé jusqu'à la moitié du XXème siècle , le chou de Saint-Saëns a été délaissé pour d'autres variétés. Il doit sa sauvegarde à Monsieur Gérard Mallet, jardinier passionné , qui perpétue la présence de ce légume, apprécié aussi bien sur la table que pour des décorations florales de jardins.
Appartenant à la famille des choux cabus, il peut peser jusqu'à 20 kg.
Cette variété ancienne se révèle d'une grande rusticité.
Le chou de Saint-Saëns est aujourd'hui le symbole du patrimoine local et de la défense de la biodiversité.

 

  La rue des tanneurs

L'ancienne rue de l'Eau, aujourd'hui dénommée rue des tanneurs portent les empreintes de cette activité économique qui a marqué l'essor de Saint-Saëns au 19ème siècle.
Un riche patrimoine bâti rappelle l'essor de cette industrie qui contraste avec le dur labeur de ces hommes qui oeuvraient au travail du cuir, comme le rappellent les fosses à tanin, récemment mises à jour. Un site inscrit au patrimoine archéologique qui fait l'objet d'une étude quant à sa réhabilitation en musée.

Après une petite heure, très agréable, passée dans ce curieux village, nous reprenons notre route.
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Fichier : 5 Mo
20130618 - Conty - Saint Saens.zip