Vacances 2013, cathédrales, oiseaux et fricandelles.
Fécamp - le Palais Bénédictine

Après notre balade sur les falaises, nous reprenons notre route, direction Fécamp.
 
Vers 11h30, nous arrivons à Fécamp et découvrons le port et au loin une grande église.

 

Nous recherchons le partking des camping-cars pour vidanger
et faire le plein d'eau. Nous le trouvons sur le port.
Après avoir refait notre plein, nous nous installons sur ce parking pour déjeuner. Notre déjeuner pris et suivi d'une petite sieste,
nous partons visiter la ville.

Chapelle Notre-Dame de Salut


 
Sa vierge dorée, protectrice des marins, domine la cité et la mer. Cette chapelle était une halte obligatoire des marins, avant le départ pour les campagnes de pêche. Nichée en haut de la falaise et servant de point d’amer (repère maritime) aux bateaux, la chapelle des marins possède une atmosphère particulière. Amputée de la toiture de la nef et d’une branche du transept du fait des guerres et des intempéries, elle résiste toujours grâce à l’affection que lui porte la population. L’édifice abrite de nombreux ex-votos (offrandes des marins suite à un vœu exaucé et sauvegarde de la mémoire des péris en mer). Autrefois chemin de pèlerinage, la « sente aux matelots » relie le port à la chapelle (départ quai Maupassant) sur une ancienne voie gallo romaine. Vue remarquable sur la ville & la mer. Aire de pique-nique en proximité.

 
Eglise Saint-Etienne


Eglise des marins, Saint Etienne domine le port. Elle présente une architecture composite alliant la première Renaissance (portail du XVIème siècle classé Monument Historique) au néo-gothique.
Depuis 2011, les peintures du chœur ont retrouvé leur éclat grâce à un important chantier de restauration. Le monde maritime y fête en février la Saint-Pierre des Marins (1er dimanche), cérémonie marquant autrefois le début des campagnes de la Grande Pêche et qui honore la mémoire des marins disparus.
 
Le portail Saint-Martin.
 
Nombreux vitraux, magnifiques !

 
 

 
Deux orgues meublent ce monument.
Le Palais Bénédictine
C'est en 1510 à l'abbaye de Fécamp, que le moine bénédictin Dom Bernardo Vincelli aurait crée un élixir secret. En 1863, Alexandre Le Grand, négociant en vins, s'inspire de la recette pour donner naissance à la liqueur Bénédictine.

Le Palais Bénédictine est un édifice mêlant les styles néo-gothique et néo-renaissance, construit à la fin du XIXe siècle à Fécamp pour Alexandre-Prosper Le Grand, négociant en spiritueux et qui a fait fortune en inventant et commercialisant la liqueur Bénédictine.
L'édifice a été construit sur les plans de l'architecte Camille Albert (1852-1942), par le constructeur Ernest Baron avec des matériaux et des techniques locales. Il contient un musée présentant diverses collections (ivoires ouvragés, pièces de monnaie, serrures, tableaux religieux anciens…), mais aussi la distillerie proprement dite, ainsi que ses caves.
 
Arrivée au Palais par les ruelles arrières.
 
L'entrée du Palais, un château de conte de fée.

Vitrail au dessus de l'escalier d'entrée.,
Dom Bernardo Vincelli élaborant son élixir
 

Le Vitrail du fondateur
Le moine bénédictin Dom Bernardo Vincelli ,envoyé d'Italie à l'Abbaye de Fécamp en 1509, apportant des épices d'Orient arrivées au port de Venise. Ce moine de haut savoir aurait été un spécialiste de l'alchimie.
Dom Bernardo Vincelli aurait élaboré plusieurs recettes d'élixir à base de plantes médicinales locales et d'épices orientales.
L'une d'elle était renommée dans toute la région. Les bénédictins la produisent pendant prés de 3 siécles. Cette précieuse recette fut emporté à la révolution Française qui, si elle n'avait pas bénéficié d'un concours de circonstance, aurait pu disparaître a jamais.
 
Ce vitrail fait 2 ans, après la mort d'Alexandre Le Grand (1830-1898) le représente confiant la bouteille Bénédictine à la Renommée (évocation de la publicité : il a à la main le globe terrestre. l'export est ainsi souligné). A noter la présence du Palais récemment terminé ainsi que la bouteille dominant l'ensemble (démontrant le soucis du fondateur de protéger sa marque).

La salle gothique.
 

Serrure de coffre.
Cette pièce a une charpente en bois sculpté. Ce sont les charpentiers du port de Fécamp qui en ont édifié le gros œuvre
 
Collection de ferronnerie :
Cette collection élaborée par Alexandre Le Grand provient des Chateaux de la Loire. En qualité ainsi qu’en valeur est la 5ème de France
 
Cabinet des manuscrits
Dans cette salle sont présenté les plus beaux manuscrits anciens de la collection d'Alexandre Le Grand : livres d'heures , enluminures des XV et XVI siecles et chartes de l'abbaye de Fécamp des XI , XII et XIII siecles.
 
 
Sainte Madeleine, Sainte Catherine d'Alexandrie et Saint Barbe.

Les allemands nommaient ces trois saintes "la triade des virgines capitales".
Ce triptyque représente également, au bas de l'oeuvre, les donnateurs.

La Salle Renaissance
 
Oratoire
La Salle Renaissance » est l’exemple même du cabinet de curiosités : une admirable collection de ferronnerie (la cinquième de France par la quantité) occupe de façon imposante la pièce. La présence de nombreux coffres augmente l’impression d’encombrement.
 
L'Oratoire est un lieu de priére . Alexandre Le Grand a souhaité recréer dans cette salle de style gothique flamboyant,l'univers dans lequel vivaient les moines. Le plafond est une reconstitution du plafond du jubé qui existait dans l'église abbatiale de Fécamp.
 
La salle des Abbés.
Cette salle doit son nom aux seize principaux abbés – sur les 42 qui occupèrent le siège abbatial du monastère bénédictin de Fécamp de l’an 1000 à la Révolution française. Le Vitrail représente l’accueil réservé au roi François 1er par les moine de l’abbaye de Fécamp en 1534
la salle Alexandre le Grand

 
A l'origine, la salle Alexandre le Grand avait une vocation industrielle. Pendant près d'un siècle, c'est ici que sont réalisés la mise en bouteille et l'étiquetage. Du temps d'Alexandre le Grand et jusqu'aux années 1960, de jeunes orphelines, sous le regard de soeurs en cornettes, habillent le bouteilles de Bénédictine.
Dans les années 1950, les visiteurs avaient accès à cette salle grâce à une passerelle qui la traversait dans toute sa longueur. Ils pouvaient ainsi assister à toutes les étapes de la fabrication.
En 1972, l'exiguïté de la salle, engendrée par l'augmentation constante de la production, impose la construction d'une nouvelle usine de mise en bouteilles. La salle perd alors sa vocation industrielle. A partir de cette époque, elle devient, à part entière, une salle de la partie artistique du palais.
 
 
 
La salle d'exposition Louis Le Grand.
Céramique, maquette du palais, vitrine des imitations et divers objets en rapport avec la Bénédictine sont exposés dans cette salle.
 
La distillerie et les caves.
Selon la légende maison, un élixir de santé aurait été mis au point par un moine vénitien, dom Bernardo Vincelli à l'abbaye de Fécamp en 1510. Alchimiste et herboriste, il aurait distillé quelques une des plantes médicinales qu'il trouvait en abondance sur le plateau cauchois. Le breuvage aurait été très apprécié par le roi François Ier. Au fil des ans, la recette initiale aurait été perdue, puis retrouvée en 1863 par le négociant en vin, Alexandre Le Grand.
Historiquement, il n'existe aucune trace monastique de l'existence d'un moine dénommé Bernardo Vincelli, ni du fait que François Ier ait apprécié un élixir provenant de l'abbaye de Fécamp. En réalité, il semble qu'Alexandre Le Grand ait concocté lui-même la liqueur, aidé d'un pharmacien, à partir de vieilles recettes médicinales qu'il possédait dans un livre ayant appartenu à l'abbaye. Alexandre Le Grand entreprit la création d'un nouvel « élixir de santé » qu’il baptise « Bénédictine ».
La Bénédictine est composée à partir de 27 épices orientales et de plantes locales où entrent l’angélique, l’hysope, le genièvre, la myrrhe, le safran, le macis, la fleur de sapin, l’aloès, l’arnica, la mélisse, le thé, le thym, la coriandre, la girofle, le citron, la vanille le zeste d’orange, le miel, les baies rouges, la cannelle et la noix de muscade
Alexandre Legrand se lance dans sa fabrication industrielle en construisant un « palais-usine » de style néo-gothique et néo-Renaissance, œuvre de l'architecte Camille Albert, le Palais Bénédictine.
Le succès immédiat de la Bénédictine, dont la production atteint près de 150 000 bouteilles par an, dès 1873, oblige son créateur à lutter contre les contrefaçons de son produit. Chaque bouteille de Bénédictine est munie d’un bouchon portant l’inscription : « Véritable Bénédictine » tout autour, avec en dessous le sigle D.O.M. (Deo Optimo Maximo, latin pour : « À Dieu, le meilleur, le plus grand »), et une large ligature de plomb autour du col des bouteilles avec l’inscription : « Véritable † Bénédictine ».
La recette actuelle est toujours tenue secrète, il en existe trois exemplaires tenus cachés en trois endroits différents de la planète. Les alambics de cuivre sont ceux d'origine du temps d'Alexandre Legrand. Le moelleux du produit fini nécessite plusieurs processus de distillation et environ deux ans de vieillissement en fût de chêne.
Ses plus gros consommateurs sont les États-Unis, la Malaisie et Singapour
 

Demain, nous attaquons la baie de Somme, le paradis des oiseaux !

Pour l'heure, nous quittons Fécamp pour trouver un emplacement pour la nuit. Direction Dieppe, nous longeons la côte.
Nous passons dans un petit village du nom de "Veules les roses". Un grand parking nous tend les bras, nous nous installons.

Une caractéristique de ce village, il est traversé par la Veules !
La Veules (ou Veulles), qui arrose la commune de Veules-les-Roses, dans le département de la Seine-Maritime et se jette dans la Manche, est le fleuve côtier ayant le cours le moins développé de France (moins de 1200m). De nombreux moulins jalonnaient ses rives.
Jusqu'au XIXe siècle, les habitants cultivaient du cresson qu'ils commercialisaient dans la capitale.

Nous reviendrons sans doute à Fécamp, une belle ville qui aurait mérité plus de temps.

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Fichier : 12 Mo
20130619 - Fecamp.zip