Vacances 2013, cathédrales, oiseaux et fricandelles.
Charleroi, Sorle le Château

Après avoir quitté Bruges, nous arrivons à Gent (Gand) ou nous réussissons dificilement à trouver un point de vidange.
Il est 13 heures et nous en profitons pour déjeuner. Nous reprenons notre route, nous passons à Aalst (Alost) ou nous trouvons un endroit ou passer la nuit.
Nous ne souhaitons pas atteindre Bruxelles ce soir. Le lendemain, 25 juin, au (réveil, il fait 15°, le soleil apparaît voilé. Nous repartons vers Brussel (Bruxelles).
Devant la difficulté de circuler dans cette ville (pire que Paris), nous renonçons à visiter et décidons de trouver un endroit pour déjeuner.
Après quoi, nous nous rendons à Anderlecht (banlieu de Bruxelles). Nous avons rendez-vous avec une amie de Brigitte. Nous passerons une petite heure chez elle.
Nous repartons ensuite vers la France. Nous entrons en Wallonie ou le Français est la langue officielle (Bruxelles est bilingue).
Nous recherchons un point de ravitaillement pour le camping-car que nous avons vu sur Internet.
Nous le trouvons à Bouffioulx et faisons notre plein d'eau et nos vidanges pour la somme de 0.50€ (record battu), on n'a jamais vu si peu cher.
Nous repartons pour notre prochaine étape.
Charleroi (Chålerwè)
Grand nœud routier et ferroviaire, Charleroi est un centre industriel : sidérurgie, verreries, produits chimiques, constructions électriques, constructions mécaniques. La ville est au centre d'un vaste bassin houiller, maintenant totalement abandonné, appelé jadis Pays noir. Charleroi a une dimension culturelle importante grâce à ses nombreux musées et salles de spectacles. Elle a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs de bande dessinée sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle dont les statues des personnages ornent la ville. Charleroi est un important centre d'enseignement.
La place Charles II
C'est le cœur historique de la ville de Charleroi, autrefois la place d'Armes de la forteresse fondée en 1666. Charles II était roi d'Espagne et des Pays-Bas lors de cette fondation. Communément appelée Place de la Ville-Haute, elle ne reçut son nom qu'en 1912. Elle est aussi nommée « place des jets d'eau » suite à l'installation de fontaines.
La Basilique saint Christophe
Située au cœur de la ville, sur la Place Charles II, face à l’hôtel de ville, la Basilique saint Christophe est très particulière dans son architecture : Chapelle de garnison à l’origine, église dès 1669, de style baroque, elle a subi plusieurs modifications et restaurations dont la plus spectaculaire a eu lieu dans les années 50 et qui lui donne aujourd’hui une allure de basilique byzantine. Elle se présente en forme de croix sous coupole centrale
 
 
L'hôtel de ville

Majestueux, impressionnant avec ses 240 mètres courants de façade, l'Hôtel de Ville fut inauguré le 18 octobre 1936. Il est l'œuvre de l'architecte Joseph André. Trois lourdes portes de bronze s'ouvrent sur un hall d'honneur couvert de marbre. Sept hautes fenêtres, séparées par des colonnes, et le balcon, surmonté par un attique décoratif important, donnent toute son ampleur à la façade principale. De part et d'autre du bas-relief, qui exalte l'activité de la ville, deux ensembles de statues symbolisent, à droite, l'Administration régissant la cité et, à gauche, la Famille. La toiture en ardoise est agrémentée de 13 lucarnes et d'un campanile. L'intérieur de l'Hôtel de Ville est décoré d'une façon somptueuse; il foisonne de marbres et de cuivres, de boiseries et de sculptures.
 
 
La librairie Molière
Construit en 1907 pour abriter la poste centrale de Charleroi, l’Hôtel du Télégraphe, comme on l’appelait alors, est un des repères architecturaux et historiques les plus importants de la ville. La librairie Molière a été fondée en 1983, elle fera l’acquisition plus tard, d’autres bâtiments. Avec plus de 40 000 ouvrages de références en stock, cela fait de cette librairie, la plus grande de la région. De plus, Un superbe grenier fut aménagé sous la charpente de chêne de cet incroyable édifice afin accueillir des rencontres littéraires et des conférences.
 
 Le Luxembourg, brasserie restaurant.
Nous visitons les rues piétonnes du centre ville et rejoignons le camping-car. Nous reprenons la route ; direction la France.
Vers 18 heures, nous arrivons dans un joli petit village avec une curieuse église.

Sorle le Château
 
Nous nous garrons sur le parking de la salle des fêtes.Nous passerons la nuit ici. Au passage, sur la route, nous nous sommes arrêtés dans une friterie pour acheter de quoi nous restaurer. Il y a longtemps que nous voulions goûter une fricandelle frites (Spécialité du nord). Le camping-car est embaumé. Il est 19 heures, nous passons à l'acte. Un vrai régal. Comme quoi ..... !
Ensuite, nous partons en visite.
 
L'hôtel de ville avec, à sa gauche, l'église Saint-Pierre
La Grand'placeL'hôtel de ville a été construit en 1574 et ne comportait, à l'origine, qu'un seul étage. Il possédait aussi un escalier extérieur et un gracieux beffroi en saillie, à six pans. En 1865, l'édifice fut profondément remanié, gagnant un second étage, mais perdant son escalier extérieur et son beffroi, qui lui donnaient un caractère Renaissance. Les portes sont en plein cintre, de même que les fenêtres. Ce type d'architecture est très rare dans l'art régional. Le bâtiment comportait au rez-de-chaussée un marché couvert, maintenant occupé par les bureaux de la mairie. On peut encore distinguer sur les clefs de voûtes des anciennes portes, des inscriptions en lettres gothiques recommandant la probité aux marchands de la halle, dont voici la transcription littérale (hors abréviations) :

Côté église
Vous qui venes marchander en ce lieu,
Gardes-vous bien, pour plus ample proufit,
Par tromperie, offenser le bon Dieu
Duquel la grâce, à tout bon cœur suffit.


Côté Grand-place
1574
Quiconcque vient icÿ pour marchander
Ne veuille point, pour le plus de gaignage,
Par fraude ou vol son âme hasarder,
Car perdre l'âme es(t souver)ain dommage.


Côté place Verte
Soÿes léaulx. Uses de conscience.
Gens qui traictes icÿ la marchandise,
Ne gaignes riens avec divine offense,
Car mauldite est richesse mal acquise.

Vues arrière de la mairie et de l'église
La place verte


 



 
 
L'église Saint-Pierre
L'église de Solre-le-Château est une construction en pierre bleue du XVIe siècle, facilement repérable à son clocher penché. Le 10 mai 1611, un incendie consuma l'ancienne flèche et une partie de l'église. Dans la remise en état de l'édifice, on substitua alors à l'ancien clocher (sans doute gothique) la belle flèche bulbiforme qui penche aujourd'hui la tête vers la place. Loin d'être un élément purement décoratif, le bulbe fut avant tout conçu comme un poste de guet à 360° qui permettait de surveiller plus particulièrement la route de Sars-Poteries, voie ordinaire des invasions françaises...
Le penchant de la flèche peut s'expliquer doublement ; d'une part, par les fortes intempéries qui ont pourri le bois et déstabilisé la charpente ; d'autre part, par un défaut de fabrication au niveau du report des pièces de bois sur les murs périphériques et sur les corbeaux ancrés dans la maçonnerie à un niveau beaucoup plus bas… L'inclinaison du clocher ne remet cependant pas en cause son équilibre.
Toutefois, M. Charles Beaumont, membre de la Société archéologique et historique de l'arrondissement d'Avesnes, pense que le clocher de Solre-le-Château penche vers le sud-ouest par la volonté de son constructeur, Jehan Lecoustre, maître-charpentier de Beaumont (Belgique). Cette inclinaison aurait pour but de donner au clocher une position de défense contre les tempêtes qui viennent presque toujours du sud-ouest, pratiquement jamais du nord et encore moins de l'est. D'autres clochers de la région présentent le même « penchant », mais il est particulièrement net à Solre-le-Château du fait d'une part, des proportions flèche/tour, d'autre part, de la présence de quatre clochetons contigus parfaitement verticaux. Jehan Lecoustre reproduisit la même charpente, quelques années plus tard, pour l'église de Walcourt (Belgique).
Le clocher possède aussi une légende fort malicieuse… Jadis, les filles de Solre étaient très dévergondées ; souvent, quand il leur arrivait de se marier, des marmots les attendaient à la porte en appelant leur mère. Or, un jour, une vraie pucelle se présenta à l'église pour convoler en justes noces. On affirme que le clocher en fut si surpris qu'il se pencha en avant pour mieux voir la mariée qui passait sous le porche, en robe légitimement blanche. En châtiment de sa curiosité, le Ciel lui aurait infligé un torticolis à perpétuité !
L'église de Solre-le-Château comporte en outre des raretés architecturales telles qu'un porche ouvert sur trois côtés et un double transept qui élargit les bras de la croix et donne de la profondeur à l'édifice.
 
 
Quelques belles maisons du village.
Demain, nous partons à la recherche d'une spécialité régionale : la boulette d'Avesne.
Télécharger les séries avec plus de photos et en grand format
 
Fichier : 10 Mo
20130624 - Bruges - Charleroi.zip