Vacances 2013, cathédrales, oiseaux et fricandelles.
 
de Reims à la maison

La visite de la cathédrale terminée, le temps de rejoindre le camping-car, il est 11h30.
Nous sortons de la ville et nous arrêtons sur un parking de routiers.
Nous déjeunons et vers 14 heures, nous repartons.
Nous atteignons le Lac du Der vers 16h30 et nous installons sur une aire de camping-car.
 
Lac du Der-Chantecoq
Suite aux importantes crues de la Seine à Paris en 1910 et 1924, l'État décida de désengorger le fleuve et ses affluents. Ainsi, en 1938, fut construit un premier lac-réservoir à Champaubert-aux-Bois de 450 ha, sur la Blaise. Cette partie du lac est aujourd'hui appelée le Vieux Der. Entre 1952 et 1974, l'Institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine (IIBRBS) qui gère aujourd'hui le lac, projeta puis mit en place la création d'un immense lac-réservoir. Le projet fut fortement contesté par les habitants du pays du Der. En effet, pour la réalisation du plan d'eau, il fallut détruire des hectares de forêt, des fermes, des étangs et trois villages : Chantecoq, Champaubert-aux-Bois et Nuisement-aux-Bois.
Construit depuis 1967, le lac du Der-Chantecoq est inauguré le 3 janvier 1974 par le ministre de l'équipement de l'époque, Robert Galley. De nos jours, il ne reste des trois communes englouties que l'église de Champaubert, aujourd'hui sur la presqu'île de Champaubert. La mairie-école, l'église et son cimetière, la maison du forgeron ainsi qu'un pigeonnier de Nuisement-aux-Bois, ont, quant à eux, été reconstruits au musée du pays du Der à Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement.
Le 7 mai 2013, le lac du Der-Chantecoq est devenu plein de manière exceptionnelle. À 8 h, le volume d'eau potentiellement absorbable du lac d'Orient des crues a atteint 361,94 millions de m³ sur les 364,50 millions de m³ d'étendue d'eau maximal. Le prélèvement a été arrêté à 23 h.
 
Le parking des camping-car.
 
A droite, la digue qui fait presque le tour du lac et sert de piste cyclable.
 
Ce lac est immense, on en voit à peine l'autre rive.
 
 
 
 
Les habitants du lac
Le Lac du Der, les étangs, les espaces boisés et de prairie constituent un cadre naturel et préservé où l’on peut observer plus de 200 espèces d’oiseaux, certaines rares et menacées, 40 espèces de mammifères, 45 variétés de libellules, 20 sortes d’amphibiens et plus de 200 végétaux différents. Ce site, le plus vaste de France, est Reconnu de Zone d’intérêt Communautaire pour les Oiseaux. Un accueil privilégié pour plus de 200 000 volatiles.Au printemps, le site appartient aux nicheurs. Avec un peu de chance, on peut assister à la parade nuptiale du grèbe huppé qui exhibe alors sa collerette orangée. L’été est la période de la mue. Perdant leurs plumes maîtresses, les canards, foulques et grèbes deviennent alors très vulnérables et se réfugient dans les zones de quiétude. Puis arrivent les couleurs chaudes de l’automne qui habillent progressivement les paysages du Der annonçant l’entrée en scène des oiseaux migrateurs.
Parmi lesquels :
-Grèbe Huppé : Oiseau nicheur qui est visible toute l’année et partout. C’est un des oiseaux les plus facilement visibles.
-Héron Cendré : Oiseau nicheur qui est visible toute l’année. En période de basses eaux, on peut l’apercevoir partout.
-Faucon Crécerelle : Le faucon se reproduit en petit nombre dans les villages alentours, parfois tout prêt du lac. En automne , il chasse dans la cuvette , plus ou moins près des digues. Il est généralement vu à l’unité, rarement en couple.
-Sterne Pierregarin : Elle n’est présente que de début avril à début octobre et se reproduit sur les radeaux à Sterne installés à son intention, en zone de quiétude. En dehors de ce secteur, on peut la voir à peu près partout sur le lac.
-Oie Cendrée : Elle estive rarement sur le lac. Les premiers migrateurs font leur apparition dans la seconde quinzaine d’août, parfois seulement en septembre, mais c’est – à- partir d’octobre que les effectifs commencent à être importants.
-Pygargue à queue blanche : Elle hiverne de mi – octobre à fin mars mais se fait assez rare.
-Grande aigrette : Elle est présente dès le mois de juillet et jusqu’en mars sur les rives du lac et des étangs. Elle estive régulièrement même si aucune preuve de reproduction n’a jusqu’à présent été enregistrée.
-Grue cendrée : L’oiseau emblématique du Der est sans aucun doute l’un des oiseaux les plus suivis en Europe. Avec ses grandes pattes, son long cou , sa « queue en panache » , ses deux mètres d’envergure, ses 4 à 6 kilos, la grue cendrée est le plus grand oiseau sauvage visible en France. Son plumage est gris cendré , seules les grandes plumes des ailes sont noirâtres. Chez l’adulte , la tête et le cou sont noirs et blancs avec une zone rouge vif sur la calotte. Les principales zones de reproduction se situent en Russie, Suède, Finlande, Pologne . Le nid construit au sol, comprend généralement 2 œufs qui sont incubés 30 jours. L’envol intervient environ 90 jours après la naissance. Les jeunes de l’année sont reconnaissables à leur coloration brune.Trouvant gîte et couvert à sa convenance ( elle se nourrit de végétaux, d’insectes, de mollusques et petits vertébrés), la grue cendrée a fait du Luc du Der son étape la plus importante dans notre pays. Elle est visible de la mi - octobre à la mi - mars sur les digues au coucher et lever du soleil ou à la Ferme aux grues. Les premiers migrateurs font leur apparition durant le mois d’août mais c’est à partir d’octobre que les effectifs commencent à être importants. On estime de 2500 à 20 000 grues selon les hivers.

Sur le terrain, divers équipements sont mis à la disposition du public comme les observatoires sur le Lac, la Ferme aux grues et les étangs d’Outines et Arrigny, les lunettes d’observation, le Sentier de Découverte Nature. De plus, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) organise un accueil sur la digue avec un bénévole qui répondra à toutes vos questions.

Ce lac est aussi un paradis pour les pêcheurs. Ils peuvent capturer brochets, carpes, perches, sandres, tanches, gardons, etc... Certains de ces poissons deviennent d’ailleurs des trophées exceptionnels pour les passionnés de pêche sportive.
Quelques oiseaux vus lors de notre séjour.
 
Grèbe huppé
 
Sizerin flammé
 
Bergeronnette grise
 
Hirondelles de cheminée
 
Bergeronnette printanière
Il est bien évident que nous reviendrons au moment des migrations, c'est là que le spectacle est le plus beau.Nous passons la nuit ici. Demain, nous reprenons la route dirction le Doubs ou on ne nous attend pas.
Nous passons le week-end en famille. Le lundi 1er juillet, nous rentrons à la maison.
Voilà, quinze jours bien agréables sont passés. Le temps n'a pas toujours été très gentil avec nous, mais on recommencera quand même. Prochain voyage, en septembre, le Maroc, mais sans le camping-car.