Vacances 2015 - nature,histoire et gastronomie
3 juin, Durfort, Castres. 4 juin Lautrec, Cordes sur ciel.

Les bastides du sud-ouest
Beaucoup des villages que nous avons croisés sur notre route, sont des bastides, mais qu'est ce qu'une bastide ?
C’est dans le Sud-Ouest de la France, entre 1222 et 1373, entre la Croisade contre les Albigeois et la Guerre de Cent Ans, que furent fondées près de quatre cents bastides.
Les bastides étaient des villes médiévales, soit neuves, soit issues de villages absorbés. Elles furent créées à la suite d’un contrat de paréage et bénéficiaient d’une charte de franchises ou de coutumes dans laquelle figuraient les droits des nouveaux habitants. La fondation de chaque bastide était précédée d’un plan et d’un règlement d’urbanisme minutieux. Le terme de bastide « bastida vel bastia » apparu pour la première fois dans une correspondance entre le comte de Toulouse, Raymond VI et le roi Pierre d’Aragon, en 1204.
Les bastides en hauteur
Lieux de prédilection des grandes bastides de la première génération qui furent fondées par le Comte de Toulouse après la Croisade contre les Albigeois : Cordes, Castelnau-de-Montmiral, Lauzerte, Puymirol.
En général, la bastide était construite sur une colline de forme allongée. La dénivellation du terrain constituait une fortification naturelle.
Les bastides des plaines
En général, elles étaient situées à proximité d’une rivière ou d’un ruisseau.
Delà découlait la mise en place de deux directions principales opposées, une parallèle aux berges, et l’autre perpendiculaire à celles-ci.
Les bastides à tracé systématique
Avec Alphonse de Poitiers, une seconde génération de bastides vit le jour. Les tracés ne furent plus dépendants du site, mais standardisés, codifiés, schématisés, normalisés pour s’appliquer à toutes les situations rencontrées, bien plus en adéquation avec cette nouvelle politique d’urbanisation.

En Provence, par contre, une bastide est une ferme isolée ou un groupe de fermes constituant un hameau.


Durfort

Après avoir quitté Castelnaudary, nous arrivons vers 9 heures dans un charmant petit village : Durfort.

Ce petit village du Tarn est situé dans la montagne Noire. Il est entouré de collines et est traversé par un petit torrent (le Sor). Nous avons choisi cette destination pour son aire de camping-cars bien aménagé et gratuit !

La montagne Noire qui abrite à ses pieds la ville de Mazamet dans le Tarn, est un massif montagneux situé à l'extrémité sud-ouest du Massif central. Elle est partagée entre quatre départements, l'Aude et le Tarn en sont les principaux tandis que la Haute-Garonne et l'Hérault en sont les bordures. Le massif, orienté est-ouest, présente deux visages : le versant nord abrupt est couvert de forêts sombres de chênes, de hêtres, de sapins et d'épicéas. La ville de Mazamet est située au pied de ce versant. Le versant sud est moins abrupt et comprend deux principaux pays : le Cabardès au sud qui s'étend jusqu'à Carcassonne, le Minervois à l'est et une partie du Lauragais à l'ouest. De nombreux endroits de ce versant permettent d'observer de beaux panoramas de la chaîne pyrénéenne (Pradelles-Cabardès, Saissac, Cuxac-Cabardès).
Le Sor traverse le village.
La petite église est encastrées entre las maisons.
De jolies petites ruelles.
L'aire de camping-cars ombragé.

 



Nous passons une partie de la matinée ici. Nous visitons le village (très petit). Il n'y a pas grand chose à voir, sauf un musée du cuivre, fermé jusqu"au mois de juillet. C'est un des inconvénients de partir hors saison !

Nous reprenons notre route et nous arrêtons à Castre ou nous rendons visite à notre cousine Raymonde. Nous passerons le reste de la journée avec elle et repartirons le lendemain matin après avoir passé la nuit sur un parking.

Jeudi 4 juin, départ de Castres, diretion Albi, vers 8h40 sous un beau soleil et il fait 22°. Il n'y a que 20 Km entre Castres et Lautrec, nous y arrivons donc très vite.

Lautrec

Berceau de la famille du peintre Toulouse-Lautrec, le village est également connu pour son ail rose dont il est la capitale.
La Manouille, patrimoine local :
C’est le nom des grappes d’ail de Lautrec, entièrement faites à la main. Ici l’ail rose est label rouge. Un goût sucré et un arôme subtil lui permettent de s’adapter à tous les plats. Allez sur le marché, achetez une manouille et surtout n’oubliez pas de demander aux producteurs leurs recettes préférées. L’ail rose a fait de Lautrec un "site remarquable du goût".
De ses remparts subsiste essentiellement la porte de Caussade qui conduit à la place centrale où l’on admire encore des maisons à encorbellement du XIVe siècle.
 
Le bleu pastel de la collégiale Saint-Rémy rappelle que l’on est en pays de cocagne...
Les « coques » ou « coquaignes » désignent des petits pains de pastel fabriqués dans le Lauragais en Midi-Pyrénées à partir d'une plante appelée le pastel, dont était extraite une teinture bleue (d'où le bleu pastel). Elles firent la fortune de ce pays et lui donnèrent le surnom de Pays de cocagne. Cette couleur est aussi dite « bleu de Cocagne ». L'expression remonterait au début du XIIIe siècle et évoque déjà toute la richesse symbolisée par le pastel dans l'économie du Lauragais et de l'Albigeois où la plante fut cultivée et sa teinture commercialisée.
Son Moulin à vent, l’un des seuls encore en fonctionnement dans le Sud-Ouest. Sa collégiale St Rémy. Son fameux Ail rose. Ses remparts. Ses champs de pastel… Si tous les ingrédients d’une jolie carte postale sont réunis, Lautrec mérite bien plus qu’un simple coup d’œil.
De jolies petites ruelles sillonnent le village.
Le village est construit autour de la Place centrale et de sa halle du XVe siècle. Vers 1338, une halle en pierre abritait un four banal. Il ne reste que le puits central. Magnifiques couverts en bois abritant le marché. Le sol de cette place a été refait à l'ancienne en 2002 (pavés).
 
La montée au moulin, dur, dur !   Pour souffler, le temps de lire les plaques.
Moulin de la Salette
Un moulin se trouvait déjà à cet emplacement en 1396. Le moulin de la Salette a été rénové en 1992 par Bernard Garibal compagnon charpentier à Lautrec.
En 1830, dix-neuf moulins dont neuf à vent produisaient de la farine sur la commune de Lautrec. En 1882, ils étaient encore 16. Sur le ruisseau du Bagas subsistent 6 moulins à eau. Remis en état de marche sous l'impulsion de l’office de tourisme, le moulin de Lautrec est encore capable de faire de la farine.
La visite du moulin fut très inrerressante et nous avons appris beaucoup de choses.
  Des signaux optiques étaient utilisée à l'aide des ailes des moulins.
Lautrec, vue du moulin.
 
La visite du moulin terminée, nous reprenons la route et arrivons à Cordes vers 13h30.





Cordes sur Ciel




PRO CHRISTO ET PRO REGE
Pour le Christ et pour le roi
 
Il se place également au centre d'une toile historique où se détachent d'autres petites merveilles tels les villages médiévaux de Puycelsi, Castelnau-de-Montmiral, Penne ou bien encore Bruniquel dans les gorges de l'Aveyron.Cordes-sur-Ciel est l'une des plus anciennes bastides de Midi-Pyrénées, une de ces villes dont la floraison marqua la région durant le Moyen Age. Elle fut fondée en 1222 par Raimond VII, comte de Toulouse. Ce dernier souhaitait ériger, avec cette ville nouvelle, un bastion contre l'avancée des troupes venues du Nord de la France pour éliminer les Cathares.
Rapidement, Cordes-sur-Ciel connut une grande prospérité grâce au commerce des draps, des soies et des cuirs. Aux XIIIème et XIVème siècles, les marchands et les nobles firent bâtir des demeures luxueuses : Maison du Grand Ecuyer, Maison du Grand Veneur, Maison du Grand Fauconnier, et autres palais gothiques protégés par le système de fortifications redoutable dont la cité s'enveloppa.
En flânant au gré des ruelles escarpées, on remarque les sculptures des maisons. Elles sont exceptionnelles par leur expressivité et leur abondance. Sur les façades de grès ocre s'animent dragons, animaux et personnages étranges : tout un langage dont la signification, mystérieuse, fait régner ici un climat de légende.
A 25 Km d'Albi, dans le Tarn, dominant l'Albigeois, Cordes-sur-Ciel vit dans un environnement privilégié. Le village se situe à la croisée du vignoble de Gaillac et de l'immense forêt de la Grésigne (4000 hectares).
petite balade dans les ruelles, fatigant et magnifique.
Après cette visite, nous cherchons un camping où passer la nuit. Nous en trouvons un à quelques kilomètres d'ici, sur la route d'Albi.
Camping trois étoiles situé à la campagne avec des emplacements spacieux et une vue pittoresque sur la vallée. La plupart des emplacements est ombragée. Une piscine, un terrain et une salle de jeux permettent de s'occuper agréablement. Tous les emplacements sont équipés d'électricité. La direction est Néerlandaise et on y parle très bien le français. L'accueil y a été très agréable. Nous étions entourés de hollandais et d'anglais tout à fait charmants.
Après la douche, première chose à faire, pour moi : me rafraichir !
Emplacement très agréable.
Deux belles journées de passée, des visites très intérressantes et beaucoup d'exercice physique.
Demain nous partons pour Albi.
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