Vacances 2015 - nature, histoire et gastronomie
06 juin, visite du château de Bruniquel, Penne, Sazint Antonin Noble Val .

Il est 9h30 et il fait 18° (enfin, un peu d'air frais) lorsque nous attaquons l'ascention de Bruniquel. Arrivés à l'entrée du château, l'hotesse nous dit qu'il faut attendre un petit peu car un groupe est attendu et que nous nous y joindrons pour la visite commentée.
Mais, lorsque le groupe arrive, nous changeons vite d'avis. Plusieurs enfants, parmi les personnes qui arrivent, courent dans tous les sens en faisant un bruit du diable. Souhaitant faire la visite au calme, nous faisons la remarque à l'hotesse qui nous dit que, selon le règlement, les enfants de moins de six ans ne devraient pas être là. Mais qu'il feront la visite quand même. Nous sommes très déçus et décidons de revenir après midi. Nous redescendons au camping-car et partons visiter la vallée de l'Aveyron qui serpente au pieds du château.
 
En redescendant, nous retrouvons les petites ruelles et nous nous arrêtons à l'église pour la visiter.




Notre Dame de l'Assomption

C'est en bas du village que fut construite l'église de Notre Dame de l'Assomption dans la première moitié du XIVe siècle. Mise à mal lors des guerres de religion, l'église actuelle fut bâtie entre 1635 et 1649, période ou furent restaurés ces bâtiments dévastés par la folie des hommes. Le beau clocher-mur à la toulousaine ne fut lui érigée qu'en 1814.
une chapelle située dans l'angle nord-est de l'église (on y accède par une porte située dans le choeur à gauche) possède des vestiges médiévaux (colonnes, chapiteaux sculptés, niches...). L'église primitive, qualifiée de "neuve" sur la copie d'un texte daté du début du XIVe siècle et conservée aux Archives départementales, a été rasée en 1621 pendant les Guerres de religion. L'édifice a été construit au même emplacement en 1635. A l'intérieur de l'église, sur l'arc d'entrée dans une chapelle au nord (chapelle du Saint-Sacrement), un écusson porte la date : "1649". Cette date correspond à la visite de l'évêque de Cahors dont dépendait alors Bruniquel. Au XVIIe siècle, l'église comporte un chevet plat sur lequel il subsiste encore quelques traces de peintures. Ces traces sont encore vlisibles derrière le chevet actuel. En 1685, les matériaux du temple démoli auraient été utilisés pour refaire une partie de l'église. Au début du XIXe siècle, le chevet plat est transformé en une abside semi-circulaire et la nef est couverte d'une fausse voûte en anse-de-panier avec un plancher. La façade ouest de l'église est remaniée en 1814 ; on lui ajoute le clocher-mur. Le portail d'entrée porte la date : "1814". La façade sud de la nef est percée de trois vitraux exécutés par Jean-Dominique Fleury, au cours du dernier quart du XXe siècle.
La nef est couverte d'une fausse voûte en anse-de-panier recouverte par un plancher.

Nous reprenons ensuite le camping-car et partons à l'aventure.
les Gorges de l'Aveyron
Situées dans la partie nord-est du Tarn et Garonne, les Gorges de l'Aveyron sont un véritable écrin de beautés architecturales et géographiques.
Entre Bruniquel et Saint-Antonin Noble Val, se sont 15 km de paradis pour tous ceux qui aiment bouger, marcher, grimper, escalader...
Il est possible d'y faire une virée en delta-plane, ou descendre l’Aveyron en canoë-kayak, les sorties spéléo sont aussi au programme. Mais on peut aussi tout simplement s'immerger dans l'eau très fraîche, mais résolument calme de la rivière.
Les paysages escarpés de cette nature sauvage et préservée sont ponctuée de vestiges de châteaux, comme celui de Bruniquel, classé parmi l’un des «plus beaux villages de France», et qui semble faire corps avec la falaise.
Il ne faut pas manquer de découvrir Saint-Antonin Noble Val, ses ruelles étroites, ses maisons médiévales et son marché haut en couleurs, Caylus et sa vallée verdoyante, l’Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue et son centre d’art contemporain.
La route serpente au pieds des falaises et longe l'Aveyron. A moins de 10 kilomètres de Bruniquel nous apercevons une curieuse construction sur un rocher.




 

Penne



Penne village de charme, dénommé nid d’aigle ou citadelle du vertige, se dresse telle une sentinelle muette au-dessus des Gorges de l’Aveyron, entre Albigeois, Quercy et Rouergue. Les ruelles sinueuses du village ont gardé l’atmosphère d’antan et vous mèneront jusqu’au château.

Construit sur un éperon rocheux, ce château médiéval est un lieu dont les origines remontent au temps des chevaliers et des seigneurs du moyen-âge. Ce site unique en Midi-Pyrénées, préservé et fascinant, s’adresse au promeneur comme au médiéviste averti. On monte à la conquête du château fort et on découvre un chantier en activité, véritable livre d’histoire ouvert sur la construction d’un château, le catharisme, la vie au moyen-âge.
Une belle aventure humaine qui vous plongera au cœur de la vie des bâtisseurs d’autrefois.
Petite promenade dans le village.
Il est 11h30 lorsque nous retournons au camping-car. Nous décidons de déjeuner sur place. Nous allons faire quelques emplettes dans l'épicerie du village et à table !
Nous sommes à l'ombre sur une place du village, heureusement car il fait encore très chaud. Après nos agapes, nous revenons à Bruniquel.
Au retour, nous pouvons admirer, du fond de la vallée, le château au bord de la falaise.
Les châteaux de Bruniquel



 
A Bruniquel, il existe deux château dans la même enceinte.
A l'origine, Bruniquel fut un château bâti pour surveiller la route de la vallée, du Quercy vers l'Albigeois. Un village se forma près de lui et devint une cité prospère dont témoignent les demeures de notables.
Dans le périmètre des remparts du XIIIe siècle et de part et d'autre d'un donjon du XIIe, deux bâtiments se côtoient depuis le partage de l'enceinte entre deux cousins rivaux en 1484. Le château vieux, sur des bases médiévales, montre un logis Renaissance. Brûlé pendant les guerres de Religion, il fut remanié au XVIIe siècle et au XIXe siècle. C'est à cette époque que fut édifiée l'audacieuse galerie surplombant le précipice. Le château jeune, construit entre 1484 et 1510, conserve un air sévère de forteresse malgré des aménagements internes, des percements de fenêtres aux XVIIe-XVIIIe siècles, et l'ajout d'une élégante porte sculptée en 1683 à l'entrée de son escalier.
Forts d'un riche passé, le village et les châteaux, propriété de la commune depuis 1987, sont une image symbolique du Tarn-et-Garonne.
La légende attribue la fondation du château de Bruniquel à la reine Mérovingienne Brunehaut au VIème siècle. Propriété des comtes de Toulouse au XIIe siècle, le château sera partagé deux siècles plus tard entre deux branches de la Maison de Comminges, ce qui explique la division en «château vieux» et «château jeune». Les cours intérieures sont entourées de bâtiments d'époques très différentes, chaque siècle ayant laissé son empreinte. Le château vieux a conservé son donjon du XIIe siècle, appelé aussi «tour de la Reine Brunehaut» et son corps de logis (XIIIe siècle). La partie Nord a été profondément remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles, une galerie ornée de style Renaissance surplombant la vallée de l'Aveyron.
Le château jeune construit entre 1485 et 1510 a subi quelques remaniements à la fin du XVIIe siècle comme le montre la porte d'entrée intérieure au décor baroque ainsi que la cheminée en bois sculpté située dans la salle d'apparat.
Les châteaux sont classés monuments historiques depuis 1840. Ils ont servi, en partie, de cadre au tournage du film de Robert Enrico «le Vieux Fusil», avec Romy Schneider et Philippe Noiret. Acquis par la commune en 1987, les châteaux font l'objet d'un programme de restauration, dont la présentation d'objets préhistoriques dans la cave voûtée constitue la première étape.
 
Dans les anciennes écuries, se dresse ce magnifique pressoir d'environ 200 ans. Restauré par la commune, il fonctionne parfaitement et permet depuis septembre 1997, aux villageois et visiteurs, de retrouver les joies des vendanges à l'ancienne. A cette occasions, ils peuvent goûter le premier jus du raisin pressé.
  La tour du Château vieux, avec un mâchicoulis à son sommet.
Evier en pierre et ancien fourneau.
Chapiteau de la salle des chevaliers.   La salle d'apparat.
La galerie de style Renaissance, elle domine la vallée de l'Aveyron.
De nombreuses charpentes sont visibles.
Soeur Anne .....
Le vieux fusil
À Bruniquel, à trente kilomètres de Montauban, le tournage du Vieux Fusil, en 1975, reste un temps fort de l’histoire locale. Les figurants qui ont participé à cette aventure ne sont plus nombreux, mais le film continue à drainer toute l’année des touristes jusqu’à la cité médiévale classée parmi les plus beaux villages de France. Il a été constaté que, à chaque fois qu’il repasse à la télévision et celà arrive régulièrement, il y a un afflux de visiteurs.
Le film de Robert Enrico raconte l’histoire d’un paisible chirurgien de Montauban, Julien Dandieu (Philippe Noiret), qui, aux dernières heures de l’Occupation en 1944, venge le meurtre de sa femme Clara (Romy Schneider) et de sa fille dans un village décimé par une division allemande. Cette sombre quête, inspirée du massacre d’Oradour-sur-Glane, est éclairée par l’ardente interprétation des deux acteurs principaux.
Saint Antonin Noble Val



NEC SPE NEC METU
Sans espoir et sans crainte
De son histoire riche et mouvementée, demeurent de nombreux vestiges et plus particulièrement la «Maison Romane», le plus ancien bâtiment civil de France restauré par Viollet Le Duc, la caserne des Anglais, les anciennes tanneries et bien d’autres encore que vous découvrirez en flânant dans les ruelles étroites de la cité.l’emplacement même du village édifié à la confluence de l’Aveyron et de la Bonnette au bas de ces gorges dominées par les falaises du Roc d’Anglars.
La légende dit que le corps de Saint Antonin, martyrisé à Pamiers, navigua jusqu'ici dans une barque conduite par deux aigles blancs. Un monastère fondé en son honneur au VIIIe siècle, et dont le plan date de sa plus forte extension, est à l'origine de la ville. Carrefour de voies commerciales, lieu d'échanges dynamique, Saint-Antonin connut une croissance considérable. Ses marchands étaient présents en Italie, en Espagne, en Flandres, ses productions allaient en Angleterre, en Hollande. Tanneries et draperies se développèrent dans le quartier du Bessarel. L'art, enrichi de contacts avec l'Italie, s'exprima du XIIe au XVIe siècle dans la sculpture et le décor des maisons bourgeoises. La cité fut le siège d'une vicomté comme le témoigne la "maison romane" bâtie vers 1150, l'une des plus anciennes de France, tribunal du viguier vicomtal, devenue hôtel de ville en 1313.
Il faut traverser l'Aveyron pour entrer dans la ville.
 


Eglise Paroissiale Notre-Dame
Cette église, située au bord de l'Aveyron, fut reconstruite sans doute au début du XIe siècle et détruite par les Calvinistes en 1570. On a retrouvé des restes de colonnes et des chapiteaux archaïques qu'on a pu attribuer à l'époque pré-romane; il semble qu'ils aient fait partie d'un édifice à trois nefs dont les ruines encore debout en 1687 attestaient l'importance. Plus récemment a été restauré l'ancien cellier du monastère dont on a fait une chapelle.
Nombreuses ruelles moyenâgeuses.
Le village a gardé plusieurs vieilles demeures datant du moyen-âge, certaines sont ornées de *modillons provenant peut-être de l'abbaye du XIIe siècle qui a été démantelée au XVIe siècle. Une habitation, rue de l'église, possède, sur sa façade, ce magnifique modillon.
Heureusement le propriétaire de cette maison, qui devait être un notable, n'a pas eu peur du scandale que pouvait représenter cette sculpture ainsi exposée à tous les passants,
Dans un état de préservation remarquable comme la plupart des sculptures venant de la collégiale de l'abbaye, cette magnifique sculpture représente une femme dévorée par un monstre dont les mâchoirs aux dents acérées, sont en fait celles de l'Enfer.
Le symbolisme des mâchoires de l'Enfer est emprunté à la mythologie classique :" Les mâchoires de Tœnarus" et "les hautes portes de Dis" de Virgile qui ont été empruntés par le christianisme - qui se l'approprie comme tant d'autres mythes païens.
* Un modillon est un élément d'architecture qui sert à soutenir une corniche, un avant-toit ou un balcon. Il se différencie du corbeau par le fait qu'il est sculpté. Il y en a de très nombreux exemples, en particulier les lignes de modillons sur les églises romanes.

Grande journée pleine de beaux souvenirs. Nous reprenons notre route en direction de Montauban ou nous sommes attendus. Nous nous arrêtons à Realville sur un terrain tranquille ou nous passons une excellente nuit.
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