Vacances 2015 - nature, histoire et gastronomie
Bergerac - La Roque Saint Christophe

Nous passons ensuite une excellente nuit et au petit matin du 13 juin, vers 7h30, nous nous préparons pour le petit déjeuner et alors...
et alors,
et alors,
Horreur, Malheur, pu d'gaz !!!!!
Nous plions donc et partons en catastrophe pour trouver un sauveur, nous ne trouvons rien sur la route. Nous arrivons à Bergerac ou nous trouvons une grande surface avec un distributeur automatique de bouteilles de gaz (si, si ça existe). Heureusement, car il n'est que 8 heures et rien n'est ouvert. Une fois tout rebranché, nous pouvons petit déjeuner.

Bergerac


Jusqu'en 1995

Sigillum Consulatus Universitatis Villae Brageriaci

Au XXe, la création d’une fabrique d’explosifs et de poudres en 1915, connue sous le nom de « Poudrerie » transforme le paysage de la ville et fait doubler sa population. La culture du tabac apporte aussi dès le début du siècle un renouveau économique majeur. En 1927, la ville voit l’ouverture de l’Institut expérimental du Tabac. Les années de l’après guerre sont prospères et Bergerac devient la capitale du tabac en France.
La deuxième guerre éclate. La Résistance organisée localement s’emploie efficacement à acheminer vers l’Espagne les équipages des avions anglais et américains abattus. Elle reçoit de nombreux parachutages et assure la transmission de renseignements aux forces alliées.
Deux bombardements du terrain d’aviation de Roumanière, le 5 mars 1944 par les américains, et le 18 mars par les Anglais provoqueront des dégâts importants. Plusieurs bâtiments sont alors détruits. Un monument dédié aux résistants et aux victimes de la déportation a été dressé à leur mémoire, au cœur de la ville : Place Gambetta.
Après un redressement démographique, le pouvoir municipal restructure la vie urbaine et règlemente l’hygiène publique. Avec la Paix, la prospérité commerciale revient, mais la population s’éprend des idées calvinistes. La paisible cité marchande devient alors une puissante place forte protestante où couvents et églises sont détruits.
Malgré les guerres de Religion, la population bergeracoise au XVIe siècle mène une paisible et prospère existence à l’abri de ses défenses. L’arrivée de l’imprimerie crée une activité importante à Bergerac, qualifiée alors de « Petite Genève ». L’opulence nouvelle s’exprime dans de beaux programmes architecturaux, dont l’hôtel Peyrarède élevé en 1604. Cette brillante période d’indépendance s’achève avec la reconquête des villes par Louis XIII. Ouvrant leurs portes aux armées royales, les Bergeracois organisent une entrée solennelle au souverain. Celui-ci fait démanteler les fortifications et construire une citadelle à l’Est de la ville. Il installe un régiment d’infanterie, constitue une municipalité dévouée et laisse une mission de frères Récollets. Réformés et catholiques cohabitent tant bien que mal jusqu’aux nouvelles persécutions et « dragonnades ». A la fin du XVIIe siècle, la révocation de l’Edit de Nantes, sous le règne de Louis XIV vide Bergerac de ses forces vives. Bien souvent, ces élites iront trouver refuge en Angleterre ou en Hollande ; elles y renforceront les liens commerciaux déjà en place avec le vignoble de Bergerac.
Au XVIIIe, sous Louis XV, les conditions de vie de la population bergeracoise s’améliorent. Les manufactures et la faïencerie se développent. Trois faïenceries, installées au faubourg de la Madeleine produisent des articles expédiés jusqu’en Amérique.
Bergerac maintient son rôle de grand marché régional, mais elle ne réussit pas à retrouver son dynamisme passé. Le commerce des vins toujours fructueux, ne bénéficie plus à toutes les couches de la société mais profite principalement à la bourgeoisie et aux tonneliers, au nombre de 74 en 1724.
Cependant, au XIXe, l’activité portuaire locale permet un nouvel essor. 150 000 tonnes de marchandises sont acheminées chaque année et 1500 mouvements de bateaux font vivre le port. La ville se développe au Nord. Mais l’arrivée du chemin de fer entraîne progressivement le déclin et l’abandon du commerce sur les gabarres et la paupérisation (appauvrissement) du quartier historique.
Le Phylloxéra marque également un tournant dans l’économie locale. Cette maladie de la vigne qui, venant d’Amérique, décime le vignoble Bergeracois en 1880, oblige les viticulteurs à replanter sur de meilleures parcelles. La greffe d’un cep de vignes français sur des racines américaines résistantes au parasite, permet de faire repartir l’activité viticole.
Au XXe, la création d’une fabrique d’explosifs et de poudres en 1915, connue sous le nom de « Poudrerie » transforme le paysage de la ville et fait doubler sa population. La culture du tabac apporte aussi dès le début du siècle un renouveau économique majeur. En 1927, la ville voit l’ouverture de l’Institut expérimental du Tabac. Les années de l’après guerre sont prospères et Bergerac devient la capitale du tabac en France.
La deuxième guerre éclate. La Résistance organisée localement s’emploie efficacement à acheminer vers l’Espagne les équipages des avions anglais et américains abattus. Elle reçoit de nombreux parachutages et assure la transmission de renseignements aux forces alliées.
Deux bombardements du terrain d’aviation de Roumanière, le 5 mars 1944 par les américains, et le 18 mars par les Anglais provoqueront des dégâts importants. Plusieurs bâtiments sont alors détruits. Un monument dédié aux résistants et aux victimes de la déportation a été dressé à leur mémoire, au cœur de la ville : Place Gambetta.

Bergerac est aujourd’hui une ville active, en perpétuel essor. Le tourisme et la viticulture sont désormais deux pôles majeurs de son économie.
Sur les gabarres, les visiteurs ont remplacé le vin, la ville vit désormais au rythme des saisons, agrémentant par toute une palette d’animations estivales sa permanente dynamique commerciale.
Dans le ciel, un ballet régulier d’avions gros porteurs témoigne de l’explosion du trafic, qu’a connu depuis 2003, l’aéroport Bergerac Dordogne Périgord. Depuis l’ouverture de l’aérodrome de « Roumanières » en 1934, c’est une sacrée évolution : les compagnies aériennes relient aujourd’hui Bergerac à de nombreuses villes britanniques (Londres, Edinbourg, Bristol, Liverpool, Nottingham, Birmingham, Exeter, Southampton,) et nord-européennes (Bruxelles-Charleroi et Rotterdam) sans oublier Paris. Le lien historique avec le Nord de l’Europe se prolonge ainsi de manière inattendue.
* Les Frères mineurs récollets (ou simplement: les Récollets) étaient les membres de l’Ordo fratrum minorum recollectorum (traduit littéralement: Ordre des frères mineurs recueillis). Ils appartenaient à la tendance dite « observante » des franciscains, l'ordre religieux inspiré par saint François d'Assise.

Les fleurs de lis) symbolisent à l’origine l’attachement de Bergerac à la cause royale. C’est en 1322, en effet sous la pression de Charles IV Le Bel que le seigneur de Bergerac Renaud de Pons, dont les habitants avaient fort à se plaindre, signa les "Status et coutumes de la ville de Bergerac" qui lui reconnaissent officiellement un "Consulat, une communauté, un corps de ville, un sceau, une maison et un coffre commun". (...)
Le dragon évoque la ’légende du Coulobre’ qui rapporte qu’un monstre affreux nommé "La Gratusse" causait d’effroyable ravages dans notre région."

Bergerac trouve son origine dans l’existence d’un château, construit à la fin du XIe siècle au bord de la ordogne, qui attire une population jusqu’alors dispersée dans la plaine.
Le bourg castral grandit pour devenir étape de voyageurs, pèlerins et marchands, un siècle plus tard. L’édification de l’église St Jacques et d’un hôpital confirme cette extension. Au XIIIe siècle, le développement de la viticulture et la croissance du commerce donnent lieu à la construction d’un pont sur la Dordogne. Engagée dans le mouvement municipal, la ville acquiert libertés et franchises, conditions de sa fortune, puisqu’elle peut désormais exporter ses vins. L’agglomération s’étend et déborde par des faubourgs où s’installent des couvents d’ordre mendiant. Les terres céréalières arrivent aux portes de la ville tandis que la vigne domine sur les coteaux dès cette époque.
Au milieu du XIVe siècle, la cité est surprise par la Guerre de Cent ans mais elle parvient à se préserver, en tant que ville franche et indépendante, par sa stratégie diplomatique. Elle perd cependant la moitié de sa population « fiscale ». Après un redressement démographique, le pouvoir municipal restructure la vie urbaine et règlemente l’hygiène publique. Avec la Paix, la prospérité commerciale revient, mais la population s’éprend des idées calvinistes. La paisible cité marchande devient alors une puissante place forte protestante où couvents et églises sont détruits.
Malgré les guerres de Religion, la population bergeracoise au XVIe siècle mène une paisible et prospère existence à l’abri de ses défenses. L’arrivée de l’imprimerie crée une activité importante à Bergerac, qualifiée alors de « Petite Genève ». L’opulence nouvelle s’exprime dans de beaux programmes architecturaux, dont l’hôtel Peyrarède élevé en 1604. Cette brillante période d’indépendance s’achève avec la reconquête des villes par Louis XIII. Ouvrant leurs portes aux armées royales, les Bergeracois organisent une entrée solennelle au souverain. Celui-ci fait démanteler les fortifications et construire une citadelle à l’Est de la ville. Il installe un régiment d’infanterie, constitue une municipalité dévouée et laisse une mission de frères *Récollets. Réformés et catholiques cohabitent tant bien que mal jusqu’aux nouvelles persécutions et « dragonnades ». A la fin du XVIIe siècle, la révocation de l’Edit de Nantes, sous le règne de Louis XIV vide Bergerac de ses forces vives. Bien souvent, ces élites iront trouver refuge en Angleterre ou en Hollande ; elles y renforceront les liens commerciaux déjà en place avec le vignoble de Bergerac.
Au XVIIIe, sous Louis XV, les conditions de vie de la population bergeracoise s’améliorent. Les manufactures et la faïencerie se développent. Trois faïenceries, installées au faubourg de la Madeleine produisent des articles expédiés jusqu’en Amérique.
Bergerac maintient son rôle de grand marché régional, mais elle ne réussit pas à retrouver son dynamisme passé. Le commerce des vins toujours fructueux, ne bénéficie plus à toutes les couches de la société mais profite principalement à la bourgeoisie et aux tonneliers, au nombre de 74 en 1724.
Cependant, au XIXe, l’activité portuaire locale permet un nouvel essor. 150 000 tonnes de marchandises sont acheminées chaque année et 1500 mouvements de bateaux font vivre le port. La ville se développe au Nord. Mais l’arrivée du chemin de fer entraîne progressivement le déclin et l’abandon du commerce sur les gabarres et la paupérisation (appauvrissement) du quartier historique.
Le Phylloxéra marque également un tournant dans l’économie locale. Cette maladie de la vigne qui, venant d’Amérique, décime le vignoble Bergeracois en 1880, oblige les viticulteurs à replanter sur de meilleures parcelles. La greffe d’un cep de vignes français sur des racines américaines résistantes au parasite, permet de faire repartir l’activité viticole.

L'église Saint Jacques


En 1345 elle est détruite par les anglais, certainement après le siège et la bataille de Bergerac. Une bulle en 1362, à la demande des *Consuls de la ville invitait les fidèles à contribuer par leurs dons à la reconstruction de leur église. Elle devait être en partie terminée en 1377. C'est le 2 septembre 1377 que les Consuls et Jurats prêtaient serment de fidélité au Duc d'anjou, frère du roi de France. De nombreux travaux de restauration devaient être entrepris et le 22 avril 1505 la première pierre de l'édifice fut posée par Pierre Duqueyla, la première pierre du clocher élevée sur le choeur en 1509, quelques années après, le choeur était reconstruit. Mais les troubles religieux du XVIe siècle allaient de nouveau éprouver la vieille église. En 1553 elle fut saccagée et en partie détruite. Sur son emplacement s'éleva la halle aux bouchers, seul le clocher avait résisté aux démolisseurs.
En 1620 le Prieur de saint-Martin racheta les ruines qu'il répara pour recevoir le roi Louis XIII en 1621. Il venait réprimer un soulèvement protestant, il nomma lui-même les consuls de la ville.
C'est en 1685 que l'église devait prendre peu à peu l'aspect que nous lui connaissons. Le roi Louis XIV y contribua pécuniairement ainsi que les édiles de la ville. Pendant la révolution de 1789 elle connut à nouveau des jours sombres. En 1868 une restauration en fit disparaître les traces, date à laquelle remontent seulement les colonnes et les voûtes ainsi que les trois nefs. L'église bénéficie de la protection des Monuments Historiques depuis 1984.
Elle abrite un orgue "Cavaillé-Coll" qui est classé au titre d'objet par les Monuments Historiques depuis 1993.

* Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, magistrat municipal de certaines villes du midi de la France, autonomes par rapport au seigneur. (Institués vers 1130, les consuls, dont le nombre variait, assuraient la direction et l'administration générale de la ville.)
Au coeur du vieux Bergerac, surplombant de son clocher les vieilles maisons se dresse un témoin privilégié du passé de l'histoire de la ville. L'eglise Saint-Jacques doit son nom à Saint-Jacques car la ville de Bergerac était un des itinéraires du pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle. On trouve une première trace de son existence dans la bulle du Pape Urbain II en l'an 1088. D'abord simple chapelle fondée par les moines de l'abbaye de Saint-Florent près de Saumur, lesquels s'étaient installés à Bergerac au Prieuré Saint-Martin. Elle devait subir au cours des siècles les attaques des Normands en 76 pendant lesquelles elle fut rasée. Puis, sur ordre de Charlemagne elle fut à nouveau reconstruite en 771.
Eglise Notre Dame
 
L’Église Notre Dame de Bergerac fut construite au XIXe siècle pour accueillir tous les fidèles de la ville en pleine expansion.

De style néo-gothique, elle a été dessinée par l’architecte Paul Abadie, elle est coiffée d’un clocher de 80 mètres de haut dont le premier étage s'ouvre sur la nef en jouant le rôle de tribune, la nef est flanquée de deux bas-côtés étroits, un transept précède l'abside à déambulatoire et pourvue de trois chapelles. Dans la chapelle Est il faut voir deux beaux tableaux : - une Adoration des mages attribuée à Pordenone, peintre vénitien élève de Giorgione et surtout une Adoration des bergers attribuée à Ferrari Milanais élève de Léonard de Vinci.
Dans la chapelle Ouest est exposée une immense tapisserie d’Aubusson aux armes de Bergerac.
               
Cyrano de Bergerac
Cyrano de Bergerac par Jean Varoqueaux érigée en 1977 et par Mauro Corda érigée en 2000.
Cyrano n'est pas né à Bergerac. Savinien de Cyrano, philosophe et libre-penseur du XVIIe siècle est attaché à la cité de Bergerac par une légende littéraire "Cyrano de Bergerac" de Edmond Rostand l'une des pièces les plus populaires et la plus célèbre de son auteur.
S'il contribue à la renommée de la ville de Bergerac, il faut savoir qu'il est né à Paris le 6 mars 1619, le nom de Bergerac venant d'une petite propriété familiale située dans la vallée de Chevreuse, dans les Yvelines. C'est sans doute lorsqu'il devient cadet au Régiment des Gardes, qu'on adjoint le patronyme Bergerac à celui de Cyrano. Il devient ensuite homme de lettres, écrivant des comédies, des récits de voyages imaginaires et philosophiques, ainsi qu'une tragédie. Edmond Rostand l'immortalisera dans sa pièce.
Mais la bonne ville de Bergerac lui a élevé deux statues ? pourquoi ? Il s'avère que dans les années 1967 se forma un comité de citoyens pour une statue à Cyrano. "Les amis de Cyrano" devaient mener avec talent leur oeuvre car il s'agissait d'une souscription faite auprès de la population, les pouvoirs publics apportant leur patronage à l'érection de la statue ! et c'est en 1977 que fut inaugurée Place de la Myrpe la statue de notre héros oeuvre du sculpteur périgourdin Jean Varoqueaux.
En 2000, la mairie de Bergerac commanda une nouvelle statue au sculpteur Mauro Corda, laquelle fut réalisée en bronze puis peinte et inaugurée Place Pélissière. Ce qui fait que les visiteurs ne peuvent pas rater notre célèbre héros en visitant le Vieux Bergerac.
Promenade dans la vieille ville
Au bord de la Dordogne, théatre et gabarres !
Pormenade dans la vieille ville.
              
Brigitte ne peut pas résister à se faire de nouvelles copines !
Après nous être bien baladés dans la ville, nous reprenons la route direction : La Roque St Christophe, à 70Km de là. Nous arrivons au village des Eyzies de Taillac en fin d'après-midi. Nous trouvons un parking aménagé ou nous nous installons car nous allonsy passer la nuit. Une fois prêts, nous partons pour le village, à quelques centaines de mètres. Il fait une chaleur insupportable. Nous faisons les boutiques de souvenirs (il n'y a que ça). Comme il n'y a rien d'interressant à voir, nous rentrons au camping-car. Nous passons le reste du temps à lézarder. Au soir, un gros orage s'abat sur nous, le bruit est assourdissant. Nous arrivons à regarder la télé, mais difficilement à l'entendre. Après quoi, nous dormons comme des bébés jusqu 'au petit matin.
Dimanche 14 juin, aAu réveil, il pleut toujours, mais c'est plus calme qu'hier soir. Nous nous préparons et reprenons la route. Nous arrivons vers 11 heures à notre destination.


La Roque Saint Christophe
Nous suivons les indications routières et nous nous retrouvons au pieds d'une immense falaise dans laquelle, on peut distinguer une saignée, il s'agit d'un village troglodite. Nous arrivons dans un sous bois ou des parkings ont été aménagés.
 
Ce véritable mur de calcaire long d’un kilomètre et haut de quatre vingt mètres, sans cesse sapé par la rivière et le gel, s’est creusé d’une centaine d’abris sous-roche et de longues terrasses aériennes. Ces cavités naturelles ont été occupées par l’homme à partir de la Préhistoire, puis modifiées au Moyen Age, pour devenir un fort et une cité troglodytiques jusqu’au début de la Renaissance. Les habitations, servant de refuge aux Huguenots, furent détruites pendant les guerres de religion en 1588.
L’occupation de la falaise a pu être définie grâce à des fouilles dont les plus importantes ont été entreprises par Monsieur Denis PEYRONY fondateur du Musée National de Préhistoire aux Eyzies. Ces recherches archéologiques ont permis de mettre au jour un nombre considérable d’objets (silex taillés, os gravés, instrument de musique, outils préhistoriques, sépultures etc…). Aux périodes historiques, les hommes n’ont pas abandonné les lieux, bien au contraire, car dès l’apparition des métaux, ils ont commencé à retailler les abris pour en faire d’imprenables refuges. Au Moyen Age, les populations vont s’accroîtrent et se lancer dans de grands travaux d’aménagement afin de transformer la falaise en fort et cité.
La visite du site permet de comprendre le mode d’aménagement des habitations troglodytiques.
On peut voir de nombreuses empreintes laissées par nos ancêtres sur la roche ainsi qu’un conservatoire des machines de génie civil qui a été reconstitué en hommage aux grands bâtisseurs médiévaux.
Remarquable par ses formes puissantes, son nombre d’habitats et son ancienneté d’occupation par l’homme, ce site constitue un cadre d’une rare et sauvage beauté.
L'accès se fait par une petite route entre la falaise et la Vézère. Certains passages ne permettent pas de croiser un autre véhicule.
Après avoir garé le camping-car, nous empruntons un chemin qui monte vers l'accueil du site. Nous prenons nos billets continuons à monter par un petit sentier qui mène à un escalier assez étroit. Arrivé en haut, nous découvrons un endroit incroyable.
A chaque station, un panneau explique de quoi il s'agit
.

L'étable
Cet abri fut occupé dès la préhistoire, 1 y a 20000 ans. Des fouilles ont mis au jour des silex taillés de cette époque. Par la suite, cet espace a été retaillé et transformé en étable. Sur le pourtour, les 15 anneaux creusés dans la roche
servaient probablement à attacher du bétail. En cas de conflit, on montait des animaux plus importants. Cela permettait de les mettre à l'abri et d'avoir également de la nourriture fraîche.
Le coffre-fort
Ce placard / coffre-fort daté du 12e siècle est taillé à même la paroi. On remarque des renfoncements latéraux, des traces d'étagères et la marque d'un système de fermeture. Une porte épaisse en bois ou fer était tenue par des gonds et fermée par un système de verrou.
Des souterrains creusés dans la roche permettent de passer d'une plateforme à l'autre.
Un panneau, accompagné d'une maquette, explique la disposition des constructions du moyen âge.
Après avoir passé le tunnel, nous débouchons sur une grande plateforme.

 
L'église
Dans cet espace où le sol, les murs et le plafond ont été entièrement retaillés, se situe l'emplacement d'une des églises de La Roque Saint-Christophe.
On peut remarquer les croix gravées, les fonts baptismaux et les 6 tombes orientées Sud-Est / Nord-Ouest. Vers l'extérieur, dans une demie-voûte, un clocher a été taillé dans la roche.
 



Engins de levage.


Les constructeurs du moyen-âge utilisaient des machines pour soulever bois et pierres. Les plus puissantes étaient composées d'une grande roue en "cage d'écureuil" mue par des hommes se déplaçant à l'intérieur de celle-ci.
Le treuil à tambour.
Le treuil de puits.
Le treuil à tambour ou cage à écureuil, permet de lever de lourdes charges. Le "moteur" est constitué dune cage dans laquelle marchent un ou plusieurs individus. Leur poids génère l'énergie permettant d'enrouler la corde de hallage autour d'un moyeu. Ce treuil permet de soulever 7 fois son propre poids.
Ce type de treuil est utilisé pour le relevage de charges tels que l'eau ou le minerai. Ces charges sont hissées grâce à un axe entrainé par des manivelles. Le levage est alternatif : quand une charge monte, l'autre descend (principe du diabolo). L'eau se purifie dans un citerneau rempli de graviers et de charbon, pour être ensuite utilisée par les habitants.
Le treuil horizontal.
La grue à balancier.
Déjà utilisée à l'époque romaine, le treuil horizontal permet le relevage de charges de 150 kg sans effort. La longueur de l'axe, entrainé par des manivellesà ses extrémités, en fait sa particularité. Sur le côté, on remarque la présence d'un cliquet permettant le blocage du levage.
La grue a balancier permet de déplacer des charges par pivotement latéral à 360°. On fixe une charge d'un côté et un contrepoids de l'autre. Des cordes sont placées à chaque extrémité du bras d'un côté on tire pour soulever le bras
et de l'autre on dirige la manoeuvre,
Le cabestan.

Le treuil vertical ou cabestan permet de déplacer des charges. Sur le tambour a axe vertical, on insère des bras de leviers que poussent plusieurs hommes et autour duquel s'enroule un cordage. Il en résulte une force de traction suffisante pour déplacer plusieurs centaines de kilogrammes.
L'échafaudage
Élément incontournable de l'art des bâtisseurs, l'échafaudage est indispensable pour se déplacer. Des écoperches sont dressées et liées ensemble par des cordages. La plate-forme sur laquelle avancent les œuvriers est composée d'un treillis de branches ou de planches de bois.
La forge
Il s'agit ici de la reconstitution d'une forge, indispensable dans une cité médiévale. Le forgeron fabrique aussi bien les armes du seigneur et des soldats que les outils des paysans et des artisans. Difficile à produire, le fer coûte cher; on répare plusieurs fois les outils jusqu'à ce qu'ils soient inutilisables,
Quelques murs d'anciennes constructions sont encore visibles. Nous sommes arrivés au bout de la plateforme, il faut, à présent, faire demi-tour.
Un escalier nous conduit dans une autre partie du site.
La vue depuis la terrasse est magnifique.
Encore un tunnel.   Reconstitution de scènes, ici le cachot.
Une cuisine de l’an mil, époque à partir de laquelle le site connut une implantation humaine nombreuse et structurée.Toutes sortes de céramiques pouvant contenir du vin, de l’eau, de l’huile, mais aussi servant à cuire les potées et les bouillies qui constituaient la base de la cuisine médiévale. On remarque que certains récipients étaient aussi en bois. On voit là des répliques exactes de pièces archéologiques.
La salle d'armes.
Un modèle de construction reconstitué.
Reconstitution d’une sépulture de l’âge du bronze.
«Le 3 juin 1913 au pied de la falaise M. Denis Peyrony fondateur du musée national de préhistoire aux Eyzies découvrait une double sépulture de l’âge du bronze».
Grotte peuplée d’hommes de Néandertal. Ils occupaient le site il y a 55 000 ans.
Ça y est, la visite est terminée, nous redescendons rejoindre le camping-car en n' oubliant pas de remercier la sentinelle qui nous regarde depuis son poste d'observation. Ce fut une visite magnifique et très instructive, à conseiller tant pour des enfants que pour des adultes. Nous avons passé deux heures très interressantes et il est 12h30 quand nous redescendons.
Pour terminer la journée, nous déjeunons dans le camping-car, puis nous partons en direction de la grotte de Lascaux II.
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