Vacances 2015 - nature, histoire et gastronomie
La grotte de Lascaux II, Sarlat la Canéda, La Roque Gageac

La grotte de Lascaux est l'une des plus importantes grottes ornées du Paléolithique par le nombre et la qualité esthétique de ses œuvres. Elle est parfois surnommée «la chapelle Sixtine de l'art pariétal» ou «chapelle Sixtine du Périgordien» selon une expression attribuée à Henri Breuil qui la nomme également «Versailles de la Préhistoire» ou «Altamira française».
Les peintures et les gravures qu'elle renferme n’ont pas pu faire l’objet de datations directes précises : leur âge est estimé entre environ 18 000 et 17 000 ans à partir de datations et d’études réalisées sur les objets découverts dans la grotte. La plupart des préhistoriens les attribuent au Magdalénien ancien (Magdalenien : entre environ 17 000 et 12 000 ans), sauf quelques-uns qui penchent plutôt pour le Solutréen (entre environ 22 000 et 17 000 ans) qui le précède, voire pour le Gravettien (environ 31 000 à 22 000 ans).
Les parois de cette grotte découverte en 1940 par des adolescents sont ornées de près de 1900 représentations d’animaux peintes ou gravées. Un véritable chef d’œuvre de l’art pariétal du Paléolithique supérieur. La grotte, longue de 150 mètres, a été inventoriée en 7 secteurs ornés : la Salle des Taureaux, le Diverticule axial, le Passage, la Nef, le Cabinet des Félins, l’Abside et le Puits.
La grotte de Lascaux originale n’est aujourd’hui réservée qu’aux scientifiques et à des privilégiés. Sa fermeture définitive au grand public en 1963 ayant étant rendue inéluctable du fait des conséquences de son exploitation touristique. Les modifications de la température et de l’hygrométrie ont bouleversé l’équilibre micro-biologique de la cavité. Algues vertes, calcites et champignons ont été ces principaux symptomes. La grotte, encore malade, est toujours sous surveillance.
Et c’est à 200 mètres de là qu’une copie exacte, Lascaux II, a été ouverte en 1983. Ce fac-similé reproduit la Salle des Taureaux et le Diverticule Axial, soit 90 % des peintures de Lascaux. Les photographies y sont interdites, celles représentées ici proviennent du web.

ATTENTION.


Pour acheter des billets pour la visite, pendant la période 4 avril/6 septembre (pour 2015), il faut se rendre au guichet situé près du Syndicat d'Initiative de Montignac. Rien, sinon Internet ne permet de le savoir. Nombre de personnes sont obligés de faire demi tour en arrivant à la grotte. De plus le guichet est très petit et il faut faire la queue.

Les visites se font obligatoirement avec un guide et le nombre de personnes par groupe est réglementé. Attendez vous à encore faire la queue assez longtemps. Nous avons eu la chance d'y aller en juin et il n'y avait pas trop de monde. Mais les avis lus sur internet sont loin d'être favorables. L'organisation est très mauvaise.
Le guichet, seule la boutique est ouverte.
Avant de descendre, il faut faire la queue.
La salle des taureaux ou rotonde


Cette fresque recouvre le pafond de la salle. Le passage pour la salle suivante passe dessous, au milieu.
L'aurochs, puissant et grandiose, semble être le roi de cette salle : le plus grand mesure 5 mètres de longs !!! Toutes les autres représentations (chevaux ou bovidés) sont de petite taille. Une curiosité: la présence d'un animal flanqué de 2 longues cornes. Non identifié il a été surnommé "La licorne" et excite toujours la curiosité.
Deux méthodes principales on été utilisées par les hommes préhistoriques pour tracer ces mains :
- application de la main sur la paroi et projection d'un colorant (en soufflant) : la main apparaît alors en négatif
- après avoir enduit sa main de colorant, celle-ci est plaquée sur le mur comme un tampon : la main est alors en positif.
Cheval chinois de la grotte de Lascaux. Dans le prolongement de la rotonde des taureaux s’ouvre le diverticule axial. Ses parois et son plafond sont recouverts de files de chevaux à l’allure bondissante, de vaches, de cerfs et de bouquetins. Ce couloir se clôt sur la figure d’un cheval renversé.
Un bien étrange animal accueille les visiteurs à l’entrée de Lascaux II : une licorne ! Tout du moins, on l’a baptisé ainsi car cet étrange animal possède deux longues cornes rectilignes. Ses traits, ses courbes, son attitude (on dit « qu’il pousse tous les animaux au fond de la grotte) en font un félin, mais un félin un peu magique du fait de ses cornes. On explique toujours pas cette licorne…
Il est assez étonnant de voir que les artistes de cette grotte ont réussi à donner l’illusion du mouvement et de la perspective, ce qui fait naître de véritable scène. Par exemple cette série de petits chevaux : les pattes ne sont jamais au même endroit, en fait si nos yeux vont de gauche à droite nous aurons l’impression de voir le même cheval avancer !
Si l'on regarde de près l’un des chevaux, on s'aperçoit que les artistes maîtrisaient bien la perspective : la patte arrière censée être derrière est séparée du corps par un simple très blanc qui nous donne l’impression qu’elle est derrière l’autre patte.
Après cette magnifique visite, nous reprenons notre route en direction de Sarlat. Nous nous arrêtons sur la route, dans un camping à La Chapelle-Aubareil.
Nous y avons passé une très bonne nuit après une bonne douche et un bon dîner.
Lundi 15 juin, après avoir lézardé jusqu'à 11 heures, nous reprenons notre route et arrivons à Sarlat vers midi. Il fait beau et pas trop chaud. Nous trouvons tout de suite un restaurant. Après avoir fait un bon repas, nous partons visiter la ville. La chaleur est arrivée et comme nous sommes garés à la périphérie, nous faisons la route à pieds, dur dur...

Sarlat-la-Canéda

communément appelée Sarlat.



FIDELIS DEO ET REGI

Fidèle à Dieu et au Roi
Les consuls administrent Sarlat où se bâtissent de beaux édifices romans puis gothiques montrant la prospérité de cette ville marchande. Il s’y tient des marchés au moins depuis le XIIe siècle comme l’atteste le nom donné alors à l’église de ville appelée église Sainte Marie du Mercadil.
Pendant la guerre de Cent Ans,
le Sarladais subit les hostilités de la guerre anglaise commencée en 1337. Anglais et Français se disputent le territoire et s’affrontent fréquemment de part et d’autre de la rivière Dordogne.Sarlat demeure plutôt fidèle aux rois de France. La bataille de Castillon-la-Bataille en 1453 met fin au conflit boutant l’Anglais hors de France. La paix retrouvée, le pays se reconstruit et restaure son économie.
Pendant la Renaissance,
l’architecture trouve un nouvel élan dans la Renaissance si chère à François 1er. A côté des demeures gothiques s’élèvent les hôtels particuliers du XVIe siècle dont la maison de la Boëtie est l’exemple le plus connu.La Renaissance s’exprime également dans les idées humanistes d’Etienne de la Boëtie, enfant de Sarlat, parlementaire de grand renom à Bordeaux et surtout grand ami de Michel de Montaigne.
Pendant les guerres de Religion,
la religion de Luther fait son chemin en ce milieu du XVIe siècle. Etienne de la Boêtie a bien essayé de calmer les esprits mais sa mort prématurée à 33 ans laisse libre cours au conflit.Sarlat, la catholique, résiste vaillamment aux assauts des protestants. Seule la ruse du capitaine huguenot Geoffroy de Vivans la livre, pour quelques mois, aux hérétiques en 1574.Plus tard, en 1587, Turenne avec 6000 soldats protestants met le siège à la ville pendant trois semaines mais en vain. La ville de Sarlat ne sera pas prise.
Sarlat, capitale du Périgord Noir.
L’apaisement redonne à Sarlat son rôle primordial dans l’économie locale. Ses foires, ses marchés attirent les gens du Sarladais qui viennent faire affaire en ville. A partir du début du XVIIe siècle, différents ordres religieux s’installent à Sarlat afin d’effacer les dernières traces de l’hérésie. L’hôtel de ville est alors rebâti. Sarlat poursuit ainsi son évolution de ville de province jusqu’aux grandes modernisations commencées au début du XIXe siècle.
La ville médiévale s’ouvre aux temps modernes.
L’enclavement de Sarlat dans les collines est un frein économique majeur. Ainsi, dès 1837, est décidée une transformation radicale. La ville sera traversée par une départementale, la Traverse, qui deviendra l’orgueil des sarladais.Sarlat se tourne définitivement vers le modernisme. Au milieu du XXe siècle, le festival de théâtre est créé. La ville est restaurée selon la loi Malraux sur les secteurs sauvegardés et devient Ville d’Art et d’Histoire.Jean Nouvel, architecte mondialement connu, et enfant du pays, réhabilite l’ancienne église Sainte Marie en marché couvert. Depuis sa jeunesse, celui qui reçut le prix Pritzker en 2008 aime parcourir les ruelles de Sarlat. C’est là qu’il dit avoir attrapé le virus de l’architecture. Jean Nouvel a beaucoup de projets pour cette ville et souhaite en faire une « ville médiévale du XXIe siècle ».
Capitale du Périgord noir, aux confins des causses du Quercy, cette cité historique est un site touristique majeur, renommé pour sa parure monumentale datant essentiellement de la période médiévale et du début de la Renaissance (XIIIe au XVIe siècle). Son centre-ville, d'une grande homogénéité, est ainsi composé d'un lacis de ruelles et de venelles pittoresques, de placettes ombragées, bordées d'hôtels particuliers aux toits de lauze dont les plus célèbres sont la maison de La Boétie, l'hôtel du Barry, l'hôtel de Savignac ou encore le présidial. Centre névralgique de la ville, la place de la Liberté, bordée de terrasses, est le siège du marché, où se vendent les spécialités de la région : foie gras, truffes, figues et noix. Dans son prolongement, s'ouvrent en perspective la cathédrale Saint-Sacerdos et le palais des évêques, qui rappellent que Sarlat a été cité épiscopale pendant plusieurs siècles.

Histoire.
En ces temps reculés du Moyen Age, des moines de l’ordre de saint Benoit se réfugient dans le vallon de la Cuze pour établir une abbaye. Au cours du Ve siècle selon la légende, celle-ci serait dotée par Clovis.Le texte le plus ancien trouvé à ce jour date du IXe siècle. Devenu un grand centre de pèlerinage au XIIe siècle, le monastère est reconstruit dans le style roman. Il est alors placé directement sous la tutelle du Saint Siège tandis que la ville est déjà présente à ses côtés.En 1147, 4000 âmes se pressent pour accueillir Bernard de Clairvaux, grand abbé cistercien, lors de son passage à Sarlat. La Lanterne des Morts ou Tour Saint Bernard aurait été élevée alors pour commémorer le miracle des pains qu’il aurait accompli.
La ville installée à côté de cette riche et puissante abbaye subit la tutelle du seigneur abbé. Au XIIIe siècle, 5 à 6000 habitants s’organisent avec une bourgeoisie très active.En 1299, la signature du Livre de la Paix libère la ville de la domination religieuse. Les pouvoirs sont partagés. La création d’un évêché au début du XIVe siècle confirme l’autorité religieuse de Sarlat sur le sud du Périgord nommé plus tard le Périgord Noir.
Promenade dans la ville
Que de ruelles, toutes plus belles les unes que les autres.
Le blason de Sarlat dans la rue Salamandre.


          
            
            



nous arrivons à la Cathédrale Saint-Sacerdos
La Cathédrale Saint Sacerdos de Sarlat, classée monument historique en 1840 est l'une des plus belles bâtisses religieuses de la ville.
Eglise abbatiale du XIIe siècle, elle devint cathédrale au XIVe siècle. De nombreuses transformations vinrent s'ajouter à la cathédrale au cours des siècles. Le chœur date du XVIe s. et la nef du XVIIe s. mais tous deux construits dans un style gothique flamboyant avec ses baies en lancette et ses arcs-boutants.









La cathédrale se découvre au fil des ruelles.
l'Orgue historique de la cathédrale de Sarlat


Grâce à des dons et des legs l'Evêque, Mgr de Montesquiou et le Chapitre de la cathédrale purent envisager la construction d'un Orgue. On décida, en 1749, de s'adresser à François Picard de Lespine père, facteur a Toulouse. L'instrument fut cependant réalisé en 1752 par le jeune Jean-François Picard L'Épine, son fils ainé.
Né en 1732, élève et ami du célèbre organier Dom Bedos, il conduit les travaux à partir d'un contrat très précis, tant sur la qualité des matériaux à employer « beau bois de chêne ou de noyer », « l'étain sera parfaitement fin, du plus beau et de la meilleure qualité, à l'exclusion de tout autre étain même de vaisselle », que sur le résultat à obtenir par exemple pour les claviers « faciles à jouer », « bien doux, bien égalisés de force ». Le coût de l'instrument est estimé à « la somme de dix mille deux cent cinquante livrée payables en quatre fois ». L'Epine embauche un apprenti sarladais, Guillaume Monturus, qui fera par la suite son chemin dans la facture d'Orgues, jusqu'en Espagne.
Après cette petite promenade dans cette magnifique ville, Il est presque 15 heures lorsque nous reprenons notre route.
Nous passons au pied du château de Beynac situé sur la rive droite de la Dordogne. C'est une construction médiévale, d'allure austère, perchée sur le haut d'une falaise calcaire dominant le bourg. Le château présente la forme d'un quadrilatère irrégulier prolongé au sud par un bastion en éperon. Le sévère donjon, garni de créneaux, date du XIIIe siècle. Protégé du côté du plateau par une double enceinte, le château surplombe la Dordogne de 150 m.
Nous ne nous y arrêtons pas et continuons notre chemin, ce sera pour une autre fois.

Nous arrivons à notre destination en fin d'après-midi. Nous nous installons sur le parking réservé aux camping-cars pour passer la nuit.



La Roque Gageac


 
Au Moyen Âge, La Roque Gageac comptait 1 500 habitants. À l'époque, la Dordogne faisait vivre pêcheurs et gabariers du port. De cette période demeure l'église recouverte de lauzes. Non loin se dresse, flanqué d'une tour ronde, le manoir de la famille Tarde, amie de Galilée. Pendant la guerre de Cent Ans, La Roque Gageac accueillit les évêques de Sarlat. Leur résidence, à l'extrémité du village, a été conservée. Dominant les maisons, les vestiges du château défient encore le temps.
Le 17 janvier 1957, un pan de la falaise s'éboule sur une partie du village, détruisant six maisons et une grange, coupant la route et terminant sa course dans la Dordogne. Trois personnes meurent.
Le 9 janvier 2010, un pan du plafond du fort troglodytique s'effondre entraînant la chute d'une partie du mur de courtine du fort, accroché à la paroi de la falaise depuis le XIIe siècle.
Le village de la Roque-Gageac, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, est niché entre sa falaise et la Dordogne. Il bénéficie d'un microclimat, presque méditerranéen, grâce à son exposition plein sud.
La Roque-Gageac aligne les façades blanches et ocres de ses maisons. De nombreuses petites ruelles mènent au pied de la falaise, depuis laquelle on peut profiter d’une vue magnifique sur la rivière.
A côté de l'église à mi-falaise et grâce à ce solarium naturel, s'épanouit un étonnant jardin exotique composé de palmiers, bananiers, agaves, figuiers, cactus, bambous …
Le parking est situé derrière la Halle, au bord de la Dordogne. Après notre installation, nous allons faire un tour dans la village.
 
le château privé de La Malartrie.
Le site de La Malartrie remonte au XIIe siècle. A l'époque La Malartrie était un hopital pour lépreux mais il a subi de nombreux changements depuis. A la fin du XIXe siècle le Comte de Saint-Aulaire, Ambassadeur de France en Angleterre et membre de la société Franco-Américaine des Cincinnati, une institution dont l'objet est de perpétuer la fraternitée Franco-Américaine née à la suite de l'indépendance des Etats-Unis, fit transformer le château dans le style renaissance qu'il arbore aujourd'hui.



Le village est encastré entr la Dordogne et la falaise !
Après cette petite promenade, nous rentrons au camping-car, dinons et au dodo.
Demain, nous continuerons notre visite de ce magnifique village.
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