Vacances 2015 - nature, histoire et gastronomie
Rocamadour

Nous sommes toujours le 16 juin et après un très court voyage depuis Domme, nous arrivons à Rocamadour vers 14h30..

Rocamadour




Ce qui est sûr, c'est que, dès avant l'an mil, on venait en ce lieu prier la Vierge Marie. Les moines de Marcillac, puis ceux de Tulle en assuraient le service. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, le pèlerinage, très modeste jusque-là, prit rapidement une grande importance.
Des miracles nombreux s'y accomplissaient, au point qu'un célèbre Livre des Miracles fut rédigé vers 1170. A la même époque, le minuscule oratoire où se trouvait la statue de Notre Dame dut être flanqué d'une vaste basilique appuyée sur une église inférieure (la crypte). D'autres chapelles (Sainte-Anne, Saint-Biaise, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Michel et tout dernièrement la chapelle de l'Ovalie) furent édifiées dans ce petit espace qui prit l'allure d'une enceinte sacrée.
De plus, les abbés de Tulle se firent bâtir un palais (entièrement restauré au 19ème siècle).
Les foules qui se rendaient à Rocamadour venaient de tous les pays d'Europe. Les plus grands Saints et Rois côtoyaient les malfaiteurs qui faisaient un pèlerinage d'expiation, en se débarrassant enfin de leurs chaînes. Les rescapés de naufrage en mer y déposaient des ex-voto de bateaux et les infirmes et malades guéris y suspendaient leurs béquilles.
Le lieu semble prédestiné à une démarche spirituelle : la beauté sauvage du Causse et du canyon de L'Alzou, la verticalité du lieu où les édifices se superposent, semblent un défi à l'équilibre et un appel à l'ascension spirituelle. Son plus grand symbole en est le grand escalier (216 marches). Si Rocamadour se trouve sur l'une des variantes des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, il n'en est pas moins une destination de pèlerinage à lui seul.
Dans la chapelle où trône maternellement la statue de la Vierge Noire, on remarque aussi, accrochée à la voûte, la "cloche miraculeuse" en fer forgé (8ème s.) : on lui prête le pouvoir d'annoncer les miracles des naufragés ayant invoqué la Vierge Noire de Rocamadour.
On peut aussi remarquer la superbe peinture extérieure du XIIe siècle, au-dessus de la chapelle Saint-Michel, représentant l'Annonciation et la Visitation.
Ce pèlerinage perdit de l'importance après les guerres de Religion tout en gardant un rayonnement local. Il est aujourd'hui un haut-lieu spirituel pour le diocèse de Cahors, dont il est le joyau, et pour les départements voisins. Chaque année, le pèlerinage vit son temps fort dans la semaine qui encadre le 8 septembre.
La cité sacrée est agrippée à la falaise dans une superposition de maisons et de chapelles. Du château qui couronne cette audacieuse construction se dessine un à-pic de quelques 150 mètres au fond duquel serpente le ruisseau de l’Alzou. Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, la basilique Saint-Sauveur et la crypte Saint-Amadour, classées au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, s’offrent aux visiteurs une fois gravies les 216 marches de l’escalier des pèlerins. La chapelle miraculeuse, l’une des 7 autres chapelles bâties au creux du rocher, abrite son joyau, la Vierge Noire vénérée depuis plus d’un millénaire.

Les origines de Rocamadour commencent bien mystérieusement. L'habitat humain très ancien et les grottes ornées de peintures témoignent d'une vie préhistorique, et les spécialistes évoquent la présence d'un sanctuaire pré-chrétien. Une légende attribue même l'origine du pèlerinage à *Zachée qui serait venu s'y retirer. Plus vraisemblable, mais sans preuve, une tradition raconte qu'un ermite, Saint-Amadour, aurait passé de nombreuses années dans cet endroit qu'on appelait le Val Ténébreux et qui aurait alors changé de nom.

* Zachée ou Zacchée est un personnage du Nouveau Testament, mentionné dans l'Évangile selon Luc (19, 1-10) comme étant un collecteur d'impôts de Jéricho. Les collecteurs d'impôts étaient souvent corrompus et détestés par beaucoup de leurs compatriotes Juifs, qui les voyaient comme des traîtres travaillant pour l'Empire romain. À l'époque, la production et l'exportation de baume étaient centrées à Jéricho, ce qui rendait Zachée important et riche.

Le lieu-dit l'Hospitalet, surplombant Rocamadour, a un nom issu de espitalet qui signifiait petit hôpital et a pour origine latine hospitalis. Ce lieu d'accueil fut fondé en 1095 par dame Hélène de Castelnau.

Nous nous installons sur un grand parking d'ou nous pouvons voir : à gauche l'Hospitalet, au milieu, la vallée et à droite, la cité de Rocamatour. Il y a déjà d'autres camping-cars et nous y passerons la nuit.
A notre gauche, nous avons le village de Rocamadour et à notre droite le site du pélerinage.

 
Comme il n'est pas trop tard, nous décidons d'aller visiter le site. Nous avons le choix entre le Sanctuaire et le château. Nous choisissons le premier.
Par contre, il faut descendre le long de la falaise, pour cela, nous empruntons un chemin goudronné qui descend en zigzag jusqu' à notre but. Il nous faut quand même 1/2 heure pour nous y rendre.

Plan
voir les repères de la même couleur dans les légendes.
A mi-hauteur, nous nous trouvons sur une grande plateforme (14 - le chemin de croix) avec en haut, le château et au bout la Basilique St Sauveur,
Entée de la Basilique St Sauveur (4)
La basilique Saint-Sauveur


C'est la plus grande des églises de Rocamadour. Elle porte le titre de basilique depuis 1913. Construite au début du XIIIème siècle, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Son style encore qualifié de roman est typique d'une époque de transition. Les croisées d'ogives de l'art gothique ne vont pas tarder à remplacer les arcs diagonaux. Le chœur repose tout entier sur la crypte. L'église est « orientée », tournée vers le soleil levant. La falaise fait office de mur occidental. Elle est partagée en deux par des piliers : au Moyen Âge, l'une des deux nefs servait d'abri pour les pèlerins, l'autre était réservée aux moines.
La basilique est devenue l'église paroissiale de Rocamadour. La messe y est célébrée à 11h tous les dimanches et les jours de grande affluence. Des confessionnaux permettent aussi de recevoir le sacrement de réconciliation, ou simplement de rencontrer un prêtre.
Orgue de la Basilique St Sauveur


Le nouvel orgue de la basilique Saint-Sauveur de Rocamadour a été inauguré en novembre 2013 alors que la cité perchée célébrait les 1000 ans du pèlerinage à la Vierge noire.
Trois années auront été nécessaires pour reconstruire l'orgue qui présentait selon les spécialistes « de graves problèmes de tuyauterie ». L’instrument a été finalement démonté en 2007. Une situation ennuyeuse, car c'est pour la basilique Saint-Sauveur que Francis Poulenc composa ses Litanies à la Vierge noire et Rocamadour attire chaque année plus d’un million de visiteurs, dont de nombreux pèlerins.
La base de l'orgue représente une coque de bateau.
 
Après avoir traversée la Basilique St Sauveur, on arrive sur le parvis des églises (3 appelé aussi place St Amadour) autour duquel sont situées les différentes chapelles.


la Chapelle Saint Michel (10)
Semi-troglodytique, la chapelle Saint-Michel est la plus haute du Sanctuaire, à la porte du ciel. Elle n'a ni toit, ni mur occidental. Elle est creusée dans le roc. Le pèlerin du Moyen Âge n'y avait pas accès : c'était la chapelle privée des moines bénédictins qui construisirent le Sanctuaire au XIIe siècle.
L'abside en « cul-de-four » est ornée d'une peinture du XIIIe siècle représentant le Christ en gloire. Il est entouré des quatre évangélistes qui écrivent la « Bonne Nouvelle ». Saint Michel sur la gauche pèse les âmes le jour du Jugement dernier, tandis que, sur la droite, un séraphin est prêt à nous accueillir au paradis
Peinture murale exterieure de la Chapelle Saint Michel (XIIe siècle)
Peinture murale intérieure de la Chapelle Saint Michel (XIIIe siècle)

de gauche à droite : la chapelle St Michel, la chapelle Notre-Dame et la Basilique Saint Sauveur.
  La chapelle Notre-Dame (9)
chapelle des miracles
La chapelle Notre-Dame de Rocamadour est le coeur de la cité. C'est là que se trouve la célébre statue de la vierge Noire qui est à l'origine de nombreux miracles. Dans la chapelle se trouve également la petite cloche miraculeuse datée du IXe siécle. Il s'agit d'une cloche en fer forgé modelée au marteau. On ne connait pas l'origine de celle-ci. La cloche a sonné plusieurs fois toute seule alors même qu'elle n'a ni corde ni chaine. Elle sonna lorsque sur la mer, des marins en danger appelaient à leur aide Notre-Dame de Rocamadour. Ces miracles sont attestés par des centaines de témoins. La cloche aurait sonné pour la dernière fois le 31 décembre 1612 : un marin breton, Jacques Jas, et son équipage qui furent sauvés d’une violente tempête par l’intercession de Notre-Dame !
En reconnaissance à la vierge, on trouve des ex-votos. Notre Dame de Rocamadour étant vénérée dans plusieurs chapelles du Finistère par les marins , beaucoup d'ex-votos sont des bateaux.


la vierge Noire



Les Vierges noires sont des effigies féminines qui appartiennent à l’iconographie du Moyen Âge européen. Elles figurent généralement la Vierge Marie, mais certaines d'entre elles représentent également Sara la noire ou sainte Anne. Elles tirent leur nom de leur couleur sombre, souvent limitée au visage et aux mains. La plupart d'entre elles sont des sculptures produites entre le XIe et le XVe siècle, mais parfois aussi des icônes de style byzantin des XIIIe et XIVe siècles. On trouve parmi elles de nombreuses Vierges à l’enfant. La majorité des 450 à 500 recensées se rencontre dans le bassin méditerranéen occidental, domaine de l'art roman, avec une concentration importante dans le sud de la France où on en compte 180. La Vierge noire de Częstochowa est, par sa localisation, un exemple atypique. Bien que des musées en conservent, la plupart des Vierges noires sont placées dans des églises et certaines suscitent des pèlerinages importants.

 

Les chapelles (récapitulatif)

La crypte Saint-Amadour (5)
En face de l'escalier des pèlerins, un autre escalier s'enfonce sous la basilique, qui mène à l'église inférieure, appelée crypte Saint-Amadour : c'est là que les reliques de saint Amadour furent installées après leur découverte en 1166.
C'est une nef unique, sans transept ni abside, divisée par un énorme arc doubleau en deux travées voûtées avec des arcs diagonaux, aux angles desquelles se trouvent des colonnes surmontées de chapiteaux épannelés. Datant de l'époque romane, elle n'a été que peu remaniée : le restaurateur de Rocamadour en 1858, l'abbé Cheval, s'est contenté de gratter les badigeons pour plâtrer les murs, qui depuis ont été de nouveau grattés et laissent voir le mur nu.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste (6)
Baptistère depuis le XIXe siècle, la chapelle Saint-Jean-Baptiste était autrefois une chapelle funéraire, d'où la présence du gisant de Jean de Vallon. Elle a gardé son portail gothique du XVe siècle, auquel l'abbé Cheval a ajouté un tympan : « l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ».
La forme octogonale du baptistère et de la chapelle nous rappelle la Résurrection du Christ, le dimanche, lendemain du sabbat, 7e jour de la semaine. Le baptême nous ouvre les portes de la vie éternelle. Sur les murs, les portraits de quelques grands pèlerins de Rocamadour : Roland, saint Louis et sa mère Blanche de Castille, Louis XI, etc...
C’est dans cette chapelle que sont célébrés les baptêmes.

La chapelle Saint-Blaise
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La chapelle Saint-Blaise abrite le clocher du Sanctuaire. Pendant la Guerre de Cent ans, sa fenêtre occidentale sert de point de surveillance au dessus du Grand Escalier, c'est le système défensif du Sanctuaire. Saint Blaise était un thaumaturge du IVe siècle. Le pèlerin part souvent pour demander une guérison corporelle, il implore saint Blaise en particulier pour les maux de gorge.
Aujourd'hui, de nombreux pèlerins viennent se recueillir devant l’icône du Christ miséricordieux inspirée d’une vision de sainte Faustine (1905-1938). « Jésus, j'ai confiance en toi ». Le Christ a demandé à cette sœur polonaise de peindre ce qu'elle voit : du Cœur transpercé de Jésus sortent deux rayons : l'un, bleu, représentant l'eau ; l'autre, rouge, le sang du Christ, inondant le monde de sa Miséricorde. « Tous ceux qui viendront se recueillir devant cette peinture recevront beaucoup de grâces. » Cette chapelle est aussi appelée « Chapelle de la Divine Miséricorde ».

La chapelle Sainte-Anne
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Le vitrail du XIXe siècle représente la Vierge Marie jeune fille entourée de ses parents, sainte Anne et saint Joachim. La colombe du Saint-Esprit veille sur elle. Le retable de style baroque date de la fin du XVIIe siècle et était à l’époque dans la chapelle Notre-Dame. Il témoigne de la restauration du Sanctuaire après le pillage des Huguenots en 1562 et éclaire le mystère des Vierges noires. En dessous de l'ancien emplacement de la statue de Notre-Dame de Rocamadour, on peut encore lire : « Nigra sum sed formosa », « je suis noire et pourtant belle ». Il s'agit du 5e verset du Cantique des cantiques dans l'Ancien Testament, le chant d'amour attribué au roi Salomon. La Vierge Marie devient la plus belle image de l’Église, l’épouse du Christ.
Sur les murs de la chapelle, des photos de gravures montrent les ruines du Sanctuaire après la Révolution française, le Grand Escalier des pèlerins, et un extrait du Livre des miracles. 126 miracles ont été répertoriés par les bénédictins en 1172, dans un livre aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale.

La basilique Saint-Sauveur
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Plus grande église de Rocamadour, construite entre le XIe et XIIIe siècle, la basilique Saint Sauveur présente les deux styles roman et gothique. Modifiée au XIXe siècle de manière à recevoir un plus grand nombre de pèlerins, l'église Saint Sauveur est promue basilique en 1913 par le Pape Pie X.
La basilique Saint Sauveur est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco. Ses deux nefs sont adossées aux parois de la falaise. Le type de construction est une voûte en croisée d'ogives, caractéristique essentielle de l'architecture gothique. Au contraire de la voûte romane, épais massif d'un seul bloc qui repose sur des murs porteurs, la croisée d'ogives permet d'étendre la portée et de canaliser la poussée vers des points de retombés entre lesquels les murs ne seront plus porteurs. C'est l'avènement de la lumière et la naissance du gothique.

La chapelle Notre-Dame
(9)
C’est le cœur du Sanctuaire. Sous le rocher, aux pieds de Notre-Dame, le pèlerin atteint son but. La chapelle a subi de grandes transformations. Détruite une première fois par la chute d'un rocher en 1476, elle fut reconstruite en style gothique flamboyant, puis agrandie au XIXe siècle.
La statue de Notre-Dame, sculptée dans un bois de noyer, date du XIIe siècle. Vierge romane, « en majesté », Marie est le « trône de la Sagesse ». Elle présente l'enfant Jésus sur son genou gauche, et l'offre sans le retenir.
Au sommet de la voûte, la cloche miraculeuse est l'objet le plus ancien du Sanctuaire. Elle sonne toute seule lorsque Notre-Dame de Rocamadour intercède pour quelque marin en détresse. Les ex-voto témoignent de nombreuses reconnaissances à la Vierge Marie. Tout ici est histoire d'amour et illustration de la devise du Sanctuaire : « l'Espérance ferme comme le rocher ». La messe y est célébrée à 11h le samedi, jour consacré à la Vierge Marie.

La chapelle Saint-Michel
(10)
On accède à la chapelle Saint-Michel par un petit escalier qui part en face de la chapelle Notre-Dame. Sur le mur extérieur se trouve une fresque du XIIe siècle représentant l'Annonciation et la Visitation. Cette chapelle n'est pas orientée, mais elle est parallèle à la falaise qui en constitue un mur latéral et une partie du plafond. La petite abside en cul-de-four est ornée de fresques du XIIIe siècle représentant le Christ dans une mandorle, entouré de divers saints et anges.
Durandal


L'épée de Roland, Durandal,  est fichée dans la roche de Rocamadour. Selon la légende, en effet,   le chevalier Roland , dit « Roland le preux », pris dans une embuscade tendue par des Vascons a appelé l’archange Michel à l’aide, puis a lancé son épée vers la vallée. Durandal traversa  miraculeusement plusieurs centaines de kilomètres avant de se ficher dans le rocher de Notre-Dame de Rocamadour. Une autre source dit aussi qu'il serait venu donner en or l'équivalent du poids de son épée.  

Roland est né en 736 et mort en 778 à Roncevaux, et c’est dans la chanson de geste du roi, composée au XIe siècle, que l’on retrouve la « chanson de Roland ».
Musée Trésor Francis Poulenc

 
Installé dans le palais des évêques, il est réparti sur cinq niveaux : de l'art médiéval aux XIIe et XIIIe siècles, jusqu'à la Renaissance de Notre-Dame de Rocamadour. Le musée abrite le trésor des sanctuaires dont certaines pièces sont utilisées à l'occasion de cérémonies ou de pèlerinages. Les objets les plus anciens remontent aux XIIe et XIIIe siècles et proviennent d'églises fermées ou isolées (leur intégration à la collection du musée évite ainsi vol ou détérioration). Des oeuvres du XVIIe siècle - sculptures, peintures et orfèvrerie - sont largement représentées dans les collections du musée. On peut aussi y voir un ciboire offert en 1938 par Francis Poulenc et sous lequel sont gravées les premières notes des Litanies de la Vierge noire. La salle du rocher accueille des expositions temporaires différentes chaque année. La statue de bois - XVIIe siècle - du prophète Jonas, de l'école flamande, et les différentes vierges - les pietàs - en pierre polychrome et en bois, dont les plus anciennes remontent au XIVe siècle, méritent incontestablement le détour.
Le grand escalier (1)
La cité médiévale, aux ruelles tortueuses, est gardée par une série de portes fortifiées (porte Salmon, Cabilière, de l'Hôpital, du Figuier). Un escalier monumental de 233 marches, que les pèlerins gravissaient (et gravissent parfois encore) à genoux conduit au parvis des églises.
Nous empruntons le grand escalier pour descendre au village.
(pas à genoux, Brigitte n'a pas voulu !).
Arrivés au village, nous trouvons une seule grande rue, la rue Roland le Preux.
Elle part de la porte du Figuier au Nord et se termine à l'autre extrémité du village par la porte Basse au Sud. Entre ces deux portes, on passe par la porte Hugon et la porte Salmon.

 

La porte Salmon (surmontée d'une tour à deux étages) et La porte Hugon (date du XIIIe siècle et faisait partie du système défensif de la ville) se trouvent au milieu du village. Elle est.
Le musée trésor vu de la rue principale.
La porte Basse, surmontée d'un machicoulis,elle controlait l'accès de l'ancien pont et du moulin de Roquefraiche que défendait un donjon carré.
Après cette petite balade et quelques emplettes, nous remontons au camping-car. Pour remonter, nous utilisons l'acenseur qui va de la rue principale au parvis des églises (tarif 2€ par personne, un peu cher, mais une petite minute pour monter!). Nous finissons le reste de l'ascension à pieds. Arrivés au camping-car, nous finissons la journée à nous reposer avant de dîner et de dormir.

Mercredi 17 juin, après une bonne nuit réparatrice, nous nous levons, nous préparons et, vers 10 heures, nous partons visiter le château de Rocamadour. Il fait déjà 28°6 et le ciel ensoleillé est sans nuages.
le Château de Rocamadour


Il se trouve tout en haut du village et ses remparts datent de la fin du XIIIe siècle, début XIVe. Il empêchait d'accéder à la cité par le haut de la falaise. Le Château de Rocamadour faisait ainsi partie intégrante du système défensif du bourg et de ses sanctuaires.Pendant les guerres de Religion et la Révolution, malgré le château, les sanctuaires furent pillés. Le XIXe siècle apporta son lot de restaurations plus ou moins bien réalisées
Le château lui même est privé et ne peut donc être visité.
Par contre, les Remparts peuvent faire l'objet d'une visite : attention au vertige! Ils complètent le système défensif en interdisant l'accés au rebord de la falaise. De là, on peut découvrir toute la vallée de l'Alzou (la rivière) ainsi qu'une vue du village situé en dessous. Un très grand parking jouxte le Château. La descente dans le village se fait par un ascenseur (qui rejoint l'entrée de la Basilique St Sauveur) situé dans le parking, ou par le chemin de Croix qui part du Château.
Une passerelle construite sur le rempart permet d'admirer toute la vallée de l'Alzou et le village juste en dessous.

Le village vu du château, attention au vertige !
Après cette visite, nous retournons au camping-car et reprenons la route, il est 10 heures, direction "le gouffre de Padirac.
Nous repartons par la vallée de l'Alzou et passons devant Rocamadour. La vue est magnifique.
Merveilleux village dont nous nous souviendrons longtemps.
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