Vacances 2015 - nature, histoire et gastronomie
Figeac


Figeac



SIGILLUM URBIS FIGEACI
Le récit n’est, hélas! extrait que d’une charte de Pépin et d’une bulle d’Étienne II dont on ne reconnaît plus l’authenticité .........
En fait l’origine de Figeac est assez confuse. On n'a guère de document historique avant le XI siècle. Pourtant son nom, où la désinence celtique «acum» , ac, désigne un lieu habité, se rapporterait selon certain, à une ville Gallo Romaine du nom de Fidia, ce que semble confirmer l’existence de voies romaines reliant l’une des aiguilles à la ville (il n’en reste que deux, il y en avait une à chaque points cardinaux). A partir de ces aiguilles on passait sous la «sauveté» protection de l’abbaye de Figeac.
Au XIe et XIIe siècles, Géraud II fit consacrer en 1092 par le Pape la grande église. Le monastère prit une extension considérable. Riche de possessions, il était fier de ses pèlerins qu’attiraient près de Rocamadour sur l’une des routes de Saint Jacques de Compostelle, les reliques de son église.
Figeac devint au XIVe siècle Ville Royale. Avec le temps, des difficulés surgirent entre consuls et abbés. Pour terminer le différent, l’abbé Bérenger d’Aiguesvives céda à Philippe le Bel l'administration de la ville. La ville passa ainsi sous l’autorité Royale, avec des Consuls désormais élus par les citoyens eux mêmes et un viguier représentant le Roy. Elle eut une fabrique Royale de monnaie, et , devenue très prospère, ne cessa d’être florissante jusqu’à la guerre de cent ans.
Le Calvinisme fut introduit dans Figeac en 1558 par un certain Jean Chevery. En 1600, après l’abjuration d’Henry IV et l’Édit de Nantes, la ville compta avec Cajarc, Cardaillac et Montauban, parmi les places fortes qui leur furent laissées. Figeac ne revint aux Catholicisme qu’en 1622, Louis XIII fit alors raser sa citadelle et démanteler ses murs.
La légende prétend que Pépin le Bref en voyage dans le Quercy, cheminait dans la vallée du Célé un certain jour de 753, Il cherchait un lieu pour fonder un monastère en gratitude de ses victoires, lorsqu’il entendit des voix. Elle lui signalaient le site de Figeac. Il vit alors deux colombes tracer dans le ciel un signe de croix, puis déposer sur le sol des rameaux d’olivier. C’était là qu’il devait construire une abbaye, et l’église du couvent ne tardait pas en effet a s'élever. En 755 Le pape Étienne II venait pour la bénir lorsqu’il se produisit un miracle : Jésus-Christ lui même descendait la nuit avec une escorte d’anges et consacrait le sanctuaire.Le lendemain, on découvrait dans l’église, ou l’on entendait encore des chants mystérieux, une foule de croix, encore humide du Saint-Chrême.
Abbatiale Saint Sauveur de Figeac
Placée au bord des rives du Célé l'abbaye Saint-Sauveur fut à l'origine de la naissance de la ville. Le premier noyau de population se forma autour d'elle. Pépin Ier d'Aquitaine fonde l'abbaye en 838 sous la tutelle de l'abbaye de Conques. Cette situation engendra de nombreux conflits qui cessèrent en 1096 lorsque Urbain II, au Concile de Nîmes, décréta l'indépendance des deux abbayes et le rattachement de Figeac à l'abbaye de Cluny. Des bâtiments monastiques, il ne subsiste aujourd'hui que l'abbatiale et la salle capitulaire. En effet, il semble que les guerres de Religion soient à l'origine des ces destructions alors qu'elles furent longtemps attribuées à la Révolution. Le cloître flanquait l'église au sud à l'emplacement de l'actuelle place de la Raison aménagée après la Révolution. La construction de l'église actuelle fut initiée à la fin du XIe siècle et s'échelonna jusqu'au XIVe siècle. La nef est romane (XIe-XIIe siècle), le transept et le chœur sont gothiques (XIIIe siècle), tout comme les chapelles latérales de la nef (XIVe siècle). En 1329, suite à un relâchement monastique et à une tentative de reprise en main difficile par l'abbé de Cluny, les reliques des deux saints protecteurs du monastère, saint Vivien et saint Marcel, furent élevées. Durant les guerres de Religion l'abbaye fut très endommagée. En 1577, des protestants sapèrent les piliers, remplacèrent leurs bases par des étais de bois qu'ils garnirent de fagots et mirent le feu. Le chœur, une partie du transept, le côté nord et la voûte de la nef furent détruits. Des inscriptions sur les clefs de voûte du vaisseau central témoignent des restaurations longues par manque de moyens : Dieu m'a réparé 1701 ou encore Dieu m'a orné 1748. Ces travaux des XVIIe et XVIIIe siècles comprenaient également la construction d'un dôme à la croisée du transept. En 1823, le porche d'entrée fut détruit par l'architecte Malo. Il n'en reste que quelques chapiteaux conservés dans l'église, utilisés comme bénitiers. A partir de 1869, l'abbé Massabié entreprit des travaux de restauration de l'église. Ces travaux furent menés sans contrôle bien que l'édifice fut classé Monument Historique en 1840. En 1917, le dôme de la croisée du transept s'effondra entraînant les voûtes les plus proches. Les réparations furent engagées les années suivantes et substituèrent au dôme une croisée de transept couverte d'une voûte d'ogives.
La Halle
Construite en 1888 sur l’une des principales places marchandes de la ville, la halle a remplacé une construction de la fin du XVIe siècle. Son architecture s’inspire des halles construites à Paris par Victor Baltard de 1854 à 1870.

La Maison Sistéron (XVIe siècle) présente une tourelle en encorbellement et le balcon est ouvragé. Elle appartenait à un armurier de Louis XIV.
La place Champollion avec ses maisons médiévales
et le musée Champollion.
Le nouveau musée Champollion, rebaptisé "Les Écritures du Monde", a ouvert ses portes le 28 juillet 2007. Sa façade aux 1000 lettres, composée de pierre, de verre et de métal, permet l'accès au musée par la place Champollion. Le graphiste Pierre di Sciullo y a dessiné des hiéroglyphes et autres signes d'écriture du monde entier sur de grandes feuilles de cuivre ajourées.
Les collections du musée racontent la fabuleuse aventure des écritures, apparues en différents endroits du monde il y a 5300 ans pour les plus anciennes. Du Mexique à la Chine en passant par la Mésopotamie, des objets inscrits au pinceau, au calame ou à la plume racontent comment l'homme a inventé, adapté ou fait voyagé son écriture.
Le musée s'étend sur quatre niveaux et huit salles, il est entièrement accessible aux handicapés, à l'exception des loggias qui, à chaque niveau, permettent d'observer de plus près la façade aux mille lettres et proposent un beau point de vue sur la ville et la place Champollion, restaurée en 2008.
Nous avons visité ce musée et nous le conseillons vivement tant il est interressant et bien fait.
 
La place des écritures

Enchâssée dans un ensemble architectural médiéval, son sol est couvert d'une immense reproduction de la pierre de Rosette (14m x 7m), sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par l'artiste conceptuel américain Joseph Kosuth. Inaugurée en avril 1991, cette importante œuvre contemporaine demande également à être contemplée depuis le jardin suspendu qui domine la place. Dans une courette attenante, la traduction en français des inscriptions est gravée sur une plaque de verre.
Eglise Notre Dame du Puy
Située sur le versant nord de la vallée du Célé, l'église paroissiale Notre-Dame-du-Puy domine la ville de Figeac. Avec l'abbatiale Saint-Sauveur, qui s'élève sur les bords de la rivière, elles forment les deux pôles autour desquels s'est développée la cité médiévale. Sa construction débute entre 1270 et 1280 selon un plan à transept saillant et à nef à deux collatéraux avec un clocher central. Celui-ci sera achevé au XIVe siècle avec l'aménagement des chapelles funéraires dans les collatéraux. Cet édifice a subi de nombreuses transformations au XVIIe siècle suite aux guerres de Religions.
Une légende raconte qu'au VIIe siècle, le fleurissement d'une aubépine en plein hiver aurait indiqué l'emplacement du futur édifice à Anastase, premier abbé légendaire de Saint-Sauveur qui souhaitait faire bâtir une église dédiée à Marie. Cette histoire est à l'origine du nom de l'église du Puy, "Notre Dame la Fleurie", dont le premier prêtre fut Aimar. Le bâtiment ne semble pas révéler de traces si lointaines. Les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle. Cependant, des fouilles récentes et des éléments réemployés dans l'église actuelle attestent de la présence d'un monument antérieur.
De 1576 à 1622, durant les guerres de Religion, les protestants occupèrent la ville. Contrairement aux autres édifices religieux, l'église du Puy fut préservée car elle se situait dans l'enceinte de la citadelle. Lorsque les protestants quittèrent la ville, les catholiques démolirent la citadelle, y compris une partie de l'église. La seconde moitié du siècle fut donc consacrée à sa reconstruction et sa décoration par Antoine Laborie, curé de 1658 à 1699, édificateur de la Réforme catholique à Figeac. En 1683, le plan intérieur fut modifié selon les exigences de la Réforme catholique. Un vaste vaisseau central, large de quinze mètres fut alors crée. Il comprenait la nef et les chapelles funéraires latérales desquelles furent supprimées les murs de séparation formant ainsi les collatéraux modernes. Après ces modifications, l'enveloppe architecturale reçut en 1696 un retable monumental dédié à la Vierge.


De nombreuses portes ouvragées parsèment les rues de la ville.
La soleiho


« La soleiho », c’est un grenier ouvert, et que l'on peut découvrir en haut des bâtiments de Figeac.Sur les maisons bourgeoise ou même du menu peuple, on voit, supportant la toiture, ces alignées de colonnes aux modèles multiples, pierre, bois, briques, de forme carrée, arrondie, hexagonale, parfois en losange. Des consoles en forme de lyre, d’équerre ou de cintre surbaissé s’y accolent le plus souvent pour soutenir le toit, et l’ensemble forme avec des trous d’ombre, de pittoresques alvéoles. Derrière ce balcon, dont le parapet est fait de briques entre les croix de Saint-André en bois, la soleiho servait jadis au séchage du linge ou des peaux. Dans les rues étroites du vieux Figeac, on se réfugiait aussi là par les chaudes soirées d’été pour prendre l’air.
Les aiguilles de Figeac.


Les quatre point cardinaux de la commune étaient autrefois marqués chaqu'un par un des ces étranges obélisques de pierre. Aujourd'hui il n'en subsiste plus que deux. Le plus grand mystère plane quand à leur destination. Ce qui est certain c'est qu'ils datent du XIIIe siècle et mesurent environ 8 mètres de hauteur. Leur physionomie rappelle étrangement celle des lanternes des morts à une exception près, le fut est plein.
Les deux aiguilles restantes ont été classées aux monuments historiques en 1840.
Figeac est une très belle ville avec une grande variété de curiosités très inrerressantes. Nous reprenons notre route avec beaucoup de souvenirs. Nous prenons la route pour aurillac. Nous faisons une étape à Bouillac (12300) pour passer la nuit.
Demain, direction Aurillac, ça sent l'écurie !
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