Nature et découverte, les Cévennes.

29 août 2016, La Canourgue , Les Boissets, Sauveterre.

La Canourgue




Au moyen-âge, il existait déjà plusieurs moulins à roues verticales mais surtout horizontales assurant 3 productions :
  1)  la farine panifiable et la farine destinée à l’alimentation des animaux. 
  2)  l’orge perlé.
  3)  l’huile de noix.
Du XIVe au XVIIIe siècle, les canaux permettaient de laver la laine en provenance des moutons du causse et d’Espagne. Les moulins foulaient les draps pour en resserrer la trame. Chaque foyer possédait son propre métier à tisser.Quelques particularité canourguaise :
Fabrication de cadis refoulés ou abioux (pièces d’étoffe grossières tissées très serrées pour les rendre imperméables et servant de doublures aux habits militaires).
Concurrencée par le Rouergue et Albi et affaiblie par l’apparition du coton, cette industrie décline sur fond de peste noire.
Fin du XIXe et début du XXe siècle, les « peaux vertes » des animaux séjournaient 40 jours dans les eaux de l’Urugne avant d’être tannées. Les hommes sont alors mégissiers, tanneurs, gantiers, négociants …
Cette industrie s’éteint vers la moitié du XXe siècle. Les moulins sont désaffectés et remplacés par des minoteries, sauf un qui servira à la création d’une centrale micro hydraulique fournissant l’électricité au village de 1900 aux années 30.
Actuellement, deux piscicultures et un lycée piscicole spécialisé dans l’élevage du saumon, de la truite et des écrevisses ont été implantées sur le territoire de la commune.

Autrefois, les eaux de l’Urugne empruntaient l’actuel tour de ville et ne manquaient pas d’inonder la cité à chaque crue. Il fallut percer un tunnel pour détourner son cours principal, aménager des digues et des canaux pour utiliser l’eau et sa force motrice. Meuniers, tisserands et tanneurs se succédèrent au cours des siècles aménageant les ramifications du canal, bâtissant ainsi la petite Venise lozérienne.
Actuellement, les canourguais possèdent toujours le droit d’eau pour l’irrigation de leurs jardins.



Collégiale Saint-Martin

Un monastère est sans doute fondée au VIe ou au VIIIe siècle, si l'on en croit des monnaies frappées à cette période au village voisin de Banassac et portant la mention de Saint-Martin. Il assoit sa renommée au VIIIe siècle, et un collège de chanoines y est installé entre le IXe et le Xe siècle. Ce collège a donné son nom au village de La Canourgue (qui vient de chanoine).
Au XIe siècle, pour éviter le relâchement dans le respect des règles monastiques, l'évêque Aldebert Ier de Peyre cède le monastère à l'administration de l'abbaye Saint-Victor de Marseille. L'acte de cession est daté du 4 juillet 1060, et précise la présence de quatre églises dans le village, dont l'église conventuelle Saint-Martin. Les moines de Saint-Victor ont donc sans doute du construire l'édifice actuel à partir de cette église, au XIIe siècle.
Remaniée au fil des ans, la collégiale subit un gros changement, en 1670, lorsque le clocher au-dessus du porche s'effondre, entraînant dans sa chute les deux dernières travées de la nef. Ces travées n'ont jamais été reconstruites, donnant à l'église un aspect carré.
Un peu avant la Révolution française, la vie consacrée au monastère est abandonnée. La collégiale devient alors église paroissiale.
La Canourgue est également appelée "la Venise Lozérienne"
La rivière l' Urugne se divise en plusieurs bras qui traversent le centre ancien de la ville, tantôt sous les maisons, tantôt dans les rues.
Chaque année dans cette petite ville se déroule au printemps "la foire aux célibataires.
Difficile de pêcher sous ce passage.
 
La tour de l'horloge

Cette tour est implantée sur l'emplacement du château St Etienne, l'un des deux châteaux qui, à l'époque féodale, contrôlait la ville pour le compte de l'évêque et du roi.Sa construction daterait de la fin du XVe siècle. Contrairement à certaines idées reçues, il ne s'agirait pas d'une tour de guet. Cette tour ne serait qu'un escalier donnant accès à la mairie au sud, à un ancien logement, détruit deuis longtemps, au nord et à l'horloge elle même. Elle comportait au sous-sol une prison et à l'étage la "maison commune". L'horloge serait postérieure au XVIIe siècle.
le Domaine des Boissets
En bordure du causse de Sauveterre, à 975 mètres d’altitude, le Domaine des Boissets surplombe de 400m les Gorges du Tarn, au dessus de Sainte Enimie. La ferme est implantée en bordure d’un ancien chemin très fréquenté menant du causse à Sainte Enimie et à la rivière.
Le hameau (XVIIème), à l'architecture caussenarde typique (voûtes, toits de lauzes calcaires...) est constitué de 6 bâtiments regroupant maisons d'habitation, granges, bergeries, lieux de stockage du grain, four à pain... Ces " maisons " sont aujourd'hui dédiées chacune à la découverte d'un aspect de la vie du Causse. Dans la vaste cour intérieure, autrefois fermée par des murs beaucoup plus hauts, l'aire de battage du blé, encore en place avec ses larges dalles de calcaire.
En ce lieu, vivaient rois familles au milieu d’un troupeau de 200 brebis laitières, quelques chevaux ou bœufs pour le travail des champs et la culture des céréales, volailles et porcs pour l’alimentation des humains.
La production de lait servait à la fabrication de fromage (principalement Roquefort). Les peaux des jeunes agneaux prenait la direction des tanneries de Millau, transformées en cuir elles servaient à la fabrication des gants de Millau. Les céréales et fourrages produits sur le causse fournissaient l’alimentation du troupeau pour l’hiver ou la farine pour le pain. En contrebas du causse, les terrasses des contreforts des gorges étaient couvertes de vergers et de vignes. Plus bas, les bords de rivières, étaient réservés aux jardins maraîchers.
 
En contrebas, la vallée du Tarn et Ste Enimie.
Sauveterre


 
Le village de Sauveterre avec ses maisons en pierres sèches aux toits de lauze, est un village typiquement caussenard.
Il est situé sur le plateau auquel il a donné son nom, le "causse de Sauveterre" et qui est le plus cultivé des grandes causses, L'élevage des brebis dont le lait est principalement utilisé pour la fabrication du Roquefort, est la principale activité du village.
A notre grand étonnement, de nombreux Vautours fauves sillonnent le ciel
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