Nature et découverte, les Cévennes.

Une petite partie de la magnifique faune des Cevennes
Au cours de nos pérégrinations, il nous a été donné de voir quelques animaux rares ou courants en France.
Le Moro sphinx : C'est un petit papillon gris beige au corps trapu et poilu, son abdomen se termine par un semblant de plumes. Il possède une très longue trompe pour butiner les fleurs, souvent violettes, bleues ou blanches, en vol stationnaire à la manière des oiseaux-mouches. Son vol est très rapide, semblable à celui d'un colibri. Il butine généralement le nectar des fleurs que les autres insectes ne peuvent atteindre. Il affectionne les sauges, les lavandes. C'est un papillon diurne que l'on peut voir partout en France à la belle saison.
Celui-ci venait butiner les fleurs de la terrasse tous les jours, en fin d'après-midi.
La mante religieuse est un insecte diurne de 6 à 8 centimètres de long. Les mantes religieuses sont, généralement, vertes, mais on peut en voir d'autres couleurs : brun foncé, roux, beige, gris ...
Parfois appelée « le tigre de l'herbe » en raison de ses mœurs voraces, la mante religieuse se nourrit d'insectes vivants qu'elle attrape avec ses pattes avant et immobilise en dévorant parfois d'abord ses ganglions cervicaux puis le reste du corps jusqu'à l'extrémité de l'abdomen. Elle laisse les parties trop dures comme certaines ailes ou pattes. Ses pièces buccales sont de type broyeur, ce qui lui permet de manger très facilement des proies parfois aussi grosses qu’elle. Ses proies sont généralement d'autres insectes comme des criquets, sauterelles, papillons, abeilles, mouches…
Elle n'est pas rare en France.
Cigale.
Rouge queue.
Les Vautours des Causses et des Gorges.
Quatre espèces de vautours nichent en liberté aujourd'hui en France. Grâce à la passion des hommes, des associations de protection et à l'engagement du Parc national des Cévennes, trois d'entre elles planent à nouveau sur les Causses et les Gorges de la Jonte et du Tarn.
Les vautours peuplaient le ciel de la région des Causses jusqu'au XIXe siècle. Les derniers cas de reproduction dans la Jonte remontent à 1930 et le dernier signalement de l'espèce à 1945. Les causes de la disparition sont multiples (chasse ou braconnage, ingestion de produits toxiques qui ne leur étaient pas forcément destinés, disparition de nourriture car les cadavres de brebis sont, actuellement, transportés à l'équarrissage, etc...).
Le Vautour Fauve : Caractérisé par une tête blanche, il a une envergure de plus de 2,40 m pour un poids d'environ 10 kg. C'est la première espèce ré-introduite dans le parc, après une acclimatation en volière, un premier couple a été lâché dès 1981 dans les gorges de la Jonte. Ils vivent en colonies sur un territoire de 4 000 km² sur les grands causses et nichent dans les falaises. Quatre ans après la première tentative de réintroduction, la colonie comptait 50 rapaces et aujourd'hui plus de 200. C'est celui que nous pouvions apercevoir régulièrement, même au dessus de notre gîte.
Parmis les trois espèces présente, nous n'avons pas vu les deux suivantes.
Le Vautour Moine : Légèrement plus grand que le vautour fauve, le vautour moine est cependant plus léger. Il a été ré-introduit en Lozère, suite à la réussite de la précédente expérience, en 1992, pour un résultat de 70 individus et 20 couples. Eux, vivent en couples et nichent dans les arbres.
Le Vautour Percnoptère : Espèce migratrice, beaucoup plus petite (1,60 m d'envergure pour 2 kg environ), le vautour percnoptère est revenu en Lozère par ses propres moyens peu de temps après l'arrivée du vautour fauve. Il ne reste cependant pas toute l'année dans les gorges de la Jonte, et fuit l'hiver des Causses vers des destinations plus chaudes comme l'Afrique.
Les troupeaux de moutons.
Partout sur les Causses de Lozère, les brebis de race Lacaune produisent le lait du Roquefort ou d’autres fromages locaux moins connus comme le Fedou, le Lévéjac ou la Bergeronnette.
Aujourd’hui, lorsqu'il y a des excédents, le lait des brebis est aussi transformé en Feta, yaourt ou confiture de lait.
Le troupeau, ci-dessous, est celui du propriétaire de notre gîte.
Mont Aigoual, troupeau de vaches Aubrac
Facile à élever, la vache Aubrac demande peu de main d’œuvre et d’intervention humaine. Elle améliore ainsi les conditions de travail des éleveurs. C’est une race efficace pour la production de viande, à la fois en race pure et en croisement avec un taureau de race à viande spécialisé. Elle assure ainsi aux éleveurs une rentabilité économique de l’exploitation du fait de sa grande autonomie.
Née sur les plateaux de l’Aubrac, la race s’adapte parfaitement à des conditions climatiques extrêmes : écarts de température, vent, froid.
Sa robustesse et sa résistance sont reconnues. Son gabarit modéré et ses aplombs solides en font une bonne marcheuse apte aux déplacements. Le milieu difficile de son berceau d’origine a forgé la race et lui a appris à être sobre et peu exigeante en matière de nourriture. Elle est capable de consommer de grandes quantités de fourrages grossiers même de piètre qualité et de s’en accommoder pour sa croissance en mobilisant ses réserves, qu’elle reconstituera en période plus favorable.
La vache Aubrac produit un veau par an. Le vêlage est facile et ne nécessite, dans la plupart des cas, aucune surveillance de l’éleveur. Les veaux sont robustes et font preuve de vitalité dès la naissance.


Prairies balayée par les vents à 1500m d'altitude.
Troupeau de brebis et de chèvres Rove.
Généralement mélangées aux troupeaux de brebis, les chèvres du Rove sont de magnifiques animaux. Originaire de Provence, la chèvre du Rove est généralement rouge, avec parfois quelques mouchetures blanches. Elle est facilement identifiable grâce à ses cornes très développées.
Extrêmement rustique, la Rove supporte la neige comme la sécheresse. Habituée aux parcours accidentés et très difficiles, elle entretient et participe à la valorisation et à la sauvegarde des espaces méditerranéens. La faible production laitière de la Rove est compensée par sa richesse.
Les mouflons
Le mâle mesure de 75 à 80 cm au garrot, et de 130 à 140 cm du museau à la queue. Il pèse entre 40 et 60 kg. Ses cornes apparaissent dès 3 à 4 mois, et s'enroulent en grandissant (jusqu'à plus de 1 mètre).
La femelle mesure de 70 à 75 cm de haut, et de 120 à 130 cm de long. Elle pèse entre 30 et 40 kg. Elle n'a pas toujours de cornes. Ses cornes sont peu recourbées et dissymétriques, de moins de 15 cm de long.
Ce sont des animaux très rapides et très musclés, il peuvent atteindre la vitesse de pointe de 60Km/h.
Le mouflon vit généralement en petit groupe familial de cinq à trente individus. Comme ces animaux vivent en altitude, ils sont très peu familiers avec l'homme et sont donc très farouches. Au printemps, les combats entre les mâles se font entendre à des kilomètres à la ronde : ils entrechoquent leurs cornes de manière assez spectaculaire.
Nous savions depuis le jour de notre arrivée qu'il y en avait à proximité de notre gîte. Nous ne les avons vu que quelques jours avant notre départ.
Au dessus de la ferme, de hautes herbes sèches ressemblant à de la savane recouvrent les collines. Vers les sommets, des bois de chênes verts ainsi que d'autres essences masquent l'horizon. De nombreux massifs rocheux parsèment le flan de la colline. Au milieu de ce paysage aride, de grandes coulées vertes serpentent jusqu'en bas. Au début nous croyions qu'il s'agissait de pistes de ski tellement cela y ressemblait. Renseignement pris, il s'agit de champs de luzerne pour le bétail.
C'est dans ces champs que, tous les soirs, vers 18 heures, les mouflons viennent se nourrir après avoir passé la journée à l'abris dans les sous-bois.
Au début, deux ou trois mouflons descendent jusqu'à la moitié du champs en reconnaissance. Si tout va bien, on les entends bêler et quelques secondes après, c'est tout le troupeau qui dévale la pente. Et s'installe pour brouter la luzerne.
Ils sont très craintifs. On peu voir les femelles (la tête lvée) qui surveillent les alentours et au moindre bruit tout le troupeau s'enfuit vers le bois le plus proche. Pour faire ces photos, il a fallu se mettre à l'affut assez longtemps à l'avance. Et surtout ne pas faire de bruit ni se déplacer.
Spectacle étrange, entre le champ de luzerne et le bois, les zones d'herbes hautes et sèches, rappellent la savanne africaine.
Voilà, c'est fini, retour à la maison pour se reposer !
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