Retour en Bretagne
Alençon - Fougères

Dimanche 28 mai, de bonne heure et de bonne humeur, nous prenons la route de la Bretagne. Nous arrivons vers 16 heures à Alençon ou nous décidons de passer la nuit. Nous trouvons un parking Camping-cars avec vidange. Nous nous installons pour la nuit et, comme il n'est pas trop tard, nous partons en balade. Avant d'arriver au parking, nous avons repéré une fête de l'autre côté de la Sarthe, à Saint Germain de Corbéis.

Il s'agit d'un corso fleuri, nous en profitons pour admirer le spectacle.

Vers 18h30, nous regagnons le camping-car pour dîner et nous coucher.

Lundi 29, après une bonne nuit, nous nous préparons à repartir non sans avoir visité la ville.


Alençon

Un savoir-faire naissant : la manufacture de dentelle
En 1665, Colbert fonde les Manufactures royales de dentelle dont celle du très célèbre Point d’Alençon, créé à partir du Point de Venise. Alençon employa, à l’apogée de son art, plus de huit mille dentellières.
Une ville en perpétuelle évolution
Au XVIIIe siècle, la ville se développe et assiste à la naissance d’un nouveau quartier dont l’hôtel de ville est le symbole. À la Révolution, Alençon connaît des mouvements populaires et quelques troubles religieux en 1792.
En 1811, Alençon reçoit Napoléon 1er. Le souverain décide la construction du palais de justice, inauguré en 1827.
Au cours du XIXe siècle, la ville est en plein essor industriel, l’imprimerie y est florissante. Elle sera d’ailleurs à l’origine d’un procès retentissant. Auguste Poulet-Malassis, éditeur et ami de Charles Baudelaire, est issu d’une lignée d’imprimeurs alençonnais. En 1857, il édite les Fleurs du Mal. Condamnés chacun à une amende pour outrage aux bonnes mœurs et immoralité, auteur et éditeur doivent supprimer six pièces du recueil. Balzac se servira également de son séjour à Alençon pour écrire deux romans : "La vieille fille" en 1837 et "Le cabinet des Antiques" en 1838.
En 1873, Thérèse Martin naît à Alençon. Elle deviendra sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, plus connue sous le nom de sainte Thérèse de Lisieux.
Au XXe siècle, Alençon poursuit son essor industriel et devient un des bastions de Moulinex, dont l’usine alençonnaise est créée en 1937 par Jean Mantelet, inventeur du "Moulin-Légumes".
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Alençon subit l’occupation allemande. Le 12 août 1944, la libération de la ville par la 2e Division Blindée du général Leclerc est l’un des épisodes de la bataille de la poche de Falaise-Mortain, contre-offensive allemande au débarquement allié de juin 1944.
De simple gué sur la Sarthe à l’époque gallo-romaine, Alençon apparaît comme "bourg fortifié" au début du XIe siècle avant d’être érigée en duché deux siècles plus tard.
Au XVe siècle, la ville doit beaucoup à l’action, à la fois politique et spirituelle de Marguerite de Lorraine, veuve du duc d’Alençon.
Alençon, domaine royal
Au XVIe siècle, la ville est rattachée au domaine royal, après la mort de Marguerite de France (1492-1549) plus connue sous le nom de Marguerite de Navarre. Sœur de François 1er, elle épouse le duc Charles IV en 1509. Elle s’installe alors dans le château d’Alençon avec son mari et sa belle-mère, Marguerite de Lorraine. La duchesse tient alors à Alençon une cour exceptionnelle où brillent les plus grands esprits du moment.
Alençon et la réforme
Première ville acquise aux idées calvinistes, Alençon devient rapidement un foyer de la Réforme. Les protestants s’emparent de la ville, saccagent les églises et interdisent le culte catholique.
Les Alençonnais réformés fuient, et immigrent vers l’Angleterre, les Pays-Bas ou les îles Anglo-Normandes.
La Basilique Notre-Dame de l'assomption
Construite pendant la guerre de Cent Ans, sous l'occupation anglaise, la basilique Notre-Dame d'Alençon est un beau monument de style flamboyant, dont le porche à trois pans est une véritable dentelle de pierre (1490-1506). Vitraux remarquables du XVIe siècle.Notre-Dame d’Alençon reste célèbre pour avoir été le lieu de mariage de Louis et Zélie Martin, parents de Sainte Thérèse de Lisieux, le 13 Juillet 1858 à minuit.
Thérèse est baptisée deux jours après sa naissance, le 4 Janvier 1873 dans cette même église. Un vitrail contemporain de Louis Barillet représente la cérémonie et il est encore possible aujourd’hui de voir le baptistère ainsi que sa robe de baptême.
Place du puits de Forges.
Après une visite rapide, nous reprenons la route, direction Fougères où nous arrivons vers 16h30.



Fougères

La tourmente révolutionnaire laisse ses marques dans la ville : les Chouans, rebelles bretons et vendéens qui conspirent contre la République naissante, se battent à plusieurs reprises dans les rues de Fougères. Ils suivent l’exemple du marquis de la Rouërie dont l’hôtel particulier est toujours visible ; l fut le fondateur de l’Association Bretonne, un regroupement de nobles contre-révolutionnaires. Les auteurs romantiques, Châteaubriand, Hugo et Balzac, trouvent dans le décor de la ville la matière pour inspirer leurs œuvres. Balzac en particulier, replace à Fougères l’intrigue de son premier roman de la Comédie Humaine, « Les Chouans » et en donne une description encore aujourd’hui réaliste et saisissable depuis le jardin public.
La grande révolution
Les progrès de la science et de l’industrie qui ont marqué l’Europe au XIXe siècle ont particulièrement touché Fougères. Dès les années 1850, la fabrication de chaussures s’installe dans la ville et devient l’activité majeure. La révolution industrielle est en marche, Fougères en est la capitale bretonne. Les usines s’installent principalement dans le nouveau quartier Bonabry. Elles marquent encore aujourd’hui le paysage par leurs décors brillants imaginés par les ateliers Odorico, des mosaïstes italiens dont les ateliers sont à Rennes. D’autres équipements publics émergent à la même époque. Le théâtre, tout paré de pierre blanche d’Anjou, s’installe au centre-ville. Les décors lumineux de la salle à l’italienne attirent un public toujours croissant. Une bibliothèque, de grandes halles en verre et acier, la gare, l’église de Bonabry... Certaines de ces réalisations sont toujours debout quand d’autres ont dû subir les outrages du temps...
Une ville au naturel
Fougères fut gravement touchée par les bombardements alliés lors du Débarquement en 1944. Des rues médiévales entières ont été rasées puis reconstruites en matériaux plus modernes. Les crises économiques successives ont aussi profondément touché l’industrie et fait disparaître des usines et des emplois dans les années 1970. Pour autant, Fougères n’a rien perdu de sa superbe ! Elle demeure une ville agréable où le promeneur peut admirer des paysages variés et captivants. Les constructions nouvelles témoignent d’un effort véritable d’enrichir le patrimoine avec des réalisations du XXe siècle. Surtout, les paysages naturels offrent de nombreux points de vue admirables et des espaces où le marcheur et le poète trouveront la sérénité et l’inspiration. Le jardin public est un passage incontournable pour le visiteur : il s’ouvre sur une vue panoramique du château et du quartier médiéval à couper le souffle. D’autres parcs, comme le Jardin du Val Nançon ou la Carrière du Rocher coupé permettent eux aussi d’apprécier les paysages naturels qui font l’attrait de Fougères. Le label 4 fleurs lui est décerné depuis 2010. Fougères fait également partie du réseau « Les Plus Beaux Détours de France ».
Une cité médiévale
Le développement de Fougères commence au XIIe siècle : l’histoire de la ville est intimement liée à celle du château. Dans les temps de guerre, elle aurait pu être dévastée. Mais dans les temps de paix, la situation au carrefour des grandes routes de commerce a apporté richesse et progrès. Les quartiers les plus anciens, sur les bords du Nançon, au pied du château, abritent les vestiges d’une activité intense et lucrative. Ici, les moulins à tan ou à foulon permettaient la fabrication de tissus, la teinture des draps ou encore le tannage du cuir.
Eglise Saint Léonard
Saint-Léonard de Fougères est une des églises paroissiales de Fougères. Elle est située dans la haute ville au voisinage immédiat de l'hôtel de ville et du jardin public. L'impasse Saint-Léonard la sépare du siège de la Chambre de commerce et d'industrie du pays de Fougères.
Saint-Léonard de Fougères constitue un exemple typique des édifices religieux construits en Haute-Bretagne à la fin du Moyen Âge. Dépourvue de transept, terminée par un chevet plat, son ample nef est accostée d'une enfilade de chapelles construites au gré des fondations et des besoins d'une population croissante.
Eglise Saint Sulpice
L’église Saint-Sulpice, trésor d’art gothique, a pu bénéficier de la richesse des habitants de la ville : à l’intérieur se trouve l’un des plus remarquables exemples de retable en granit de la région, le retable des tanneurs.
La ville médiévale s’est aussi étendue sur le plateau qui surplombe le château. Les hauts remparts qui protégeaient la riche population de bourgeois et de commerçants continuent aujourd’hui de veiller et de soutenir la ville haute. Le beffroi, tour de guet et symbole des libertés politiques acquises par les bourgeois de la ville, sonne sa cloche chaque jour depuis 1397.
Les Chouans !
Au XVIIIe siècle, de graves incendies réduisent en cendre le cœur de la ville haute autrefois entièrement couvert de maisons à porches et à pans de bois. Sur les recommandations de l’architecte parisien Gabriel, les hôtels particuliers de la rue Nationale sont alors édifiés : l’usage de la pierre est obligatoire ; seuls les plus riches peuvent construire des résidences majestueuses. Les arcades des rez-de-chaussée accueillent les commerces florissants.
Nous commençons par trouver le parking aménagé pour les camping-cars. Nous nous y installons car nous passerons la nuit ici.


Pour finir la journée, nous partons en balade autour du château.

 

 

 

Eglise Saint-Léonard

L'église Saint-Léonard a été érigée au XIIe siècle par les moines de Pontlevoy sur le plateau qui domine le château de Fougères. Cette fondation est consécutive à un différend afférent à l'église Saint-Nicolas, lequel les ayant opposés aux religieux de Marmoutiers devait les léser. Très vite, Saint-Léonard est devenu la paroisse du bourg-neuf de Fougères. Elle a été reconstruite de 1407 à 1636 dans un style gothique flamboyant afin de satisfaire aux exigences de l'accroissement démographique que connaissait alors la cité. Profané à la révolution, l'édifice a été profondément remanié au XIXe par les architectes Tourneux et Prioul, avec notamment la réorientation du sanctuaire, son agrandissement et l'édification d'une nouvelle façade principale3.
L'église a fait l'objet d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 15 mars 19491.
 
Maître-autel néogothique réalisé en marbre, cuivre et émaux par Poussielgue-Rusand (1882), classé à titre d'objet le 28 septembre 1977. L'antependium présente cinq cartouches figurant l'Agneau et le tétramorphe, tandis que deux bas reliefs, entourant le tabernacle, offrent des représentations de l'adoration des mages et de la cène. L'exposition est entourée de deux chasses, quatre anges et trois pinacles couronnant le tout
Au pieds de la Cathédrale, nous visitons le jardin public. Nous y avons une vue magnifique sur la vallée et la Château.
Ensuite, nous redescendons vers le parking pour faire le tour du Château et visiter les alentours
 
 
     
     

Eglise Saint Sulpice

A l'intérieur, vous découvrez la nef charpentée en carène de bateau renversé, le chœur en style rocaille du XVIIIe siècle, les boiseries Louis XV, les retables médiévaux en granit, les vitraux du XVIe siècle, œuvres du maître verrier fougerais Pierre Symon. A gauche de la nef, le retable consacré à Notre Dame des Marais est l’un des rares retables médiévaux en granit conservé en Bretagne, avec celui des tanneurs qui se situe dans la chapelle mortuaire. A l'extérieur, les sculptures frappent par la fantaisie de leur inspiration. Vous trouverez notamment la gargouille dite "le Satyre" et la sculpture de la fée Mélusine au-dessus de la porte sud de l'église.

La fée Mélusine : l'image de la fée aux cheveux longs, son miroir à la main, orne l'un des vitraux de Saint-Sulpice. Elle a donné son nom à l'une des tours du château. Selon la légende, Mélusine tua son père pour défendre sa mère maltraitée. En punition de son crime, elle fut condamnée à se transformer chaque samedi en femme serpent. Pour garder le secret, elle se réfugiait dans un souterrain du château. Surprise un jour par son mari, elle demeurerait depuis dans cette cachette. On dit aussi que Mélusine s'envola dans un cri et qu'à l'aube des grands drames, son hurlement retenti toujours au-dessus de la ville de Fougères.

Fondée au XIe siècle au sud du château, reconstruite au XVe et XVIe dans un style gothique flamboyant, achevée pour le chœur au XVIIIe siècle, l'église Saint-Sulpice est l'une des plus riches de Bretagne.
 
Jardin du Val Nançon
Ce Jardin est aménagé dans une vallée encaissée le long de la rivière du Nançon, au pied des remparts nord de la ville. Site à vocation industrielle au début du siècle puis occupé par des jardins familiaux, le Val Nançon s'étend sur 2 hectares et se caractérise par une succession d'ambiances à découvrir au fur et à mesure de la promenade. On y trouve, en particulier, un jardin botanique, un jardin de curé, témoignage de la présence à proximité des ruines d'une ancienne abbaye, une cage végétale et un côteau coloré. Enfin, "l'oeuvre à la vie" est une sculpture contemporaine de verre signée Louis-Marie Catta en 2000, symbole de la paix et de la rencontre des cultures du monde.
Après cette bonne journée, nous rentrons vers 19 heures pour dîner et nous coucher.
Demain, nous visiterons le Château.
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