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Roscoff


Samedi 10, n ous arrivons à Roscoff en fin d'après midi. Nous nous installons , face à la mer, sur un grand parking pour camping-cars à 3km du centre ville.
Roscoff vu du parking.


Roscoff




 
Son estran, balayé par des marées, abrite une diversité biologique propre à deux écosystèmes d’algues frontaliers dont l’étude, en 1872, est l’origine du premier pôle européen de recherche et d’enseignement en biologie marine, la Station Biologique de Roscoff.
A l’origine, Roscoff était un tout petit village voué à la pêche côtière puis au commerce maritime.Vers 1400, il prend son emplacement actuel et construit un vrai port de transit et de relâche. Les Roscovites sont déjà exportateurs, ils construisent et s’enrichissent.
Vers 1500, les plus fortunés lancent la construction de l’église sur une dune. Le commerce périclitant en raison des guerres, ils deviennent corsaires au service du roi afin de maintenir leur fortune. Port de contrebande après 1750, la moitié de la population n’en est pas moins paysanne lorsque survient la révolution. Le climat exceptionnel leur permet d’allier la terre à la mer.
En 1790 Roscoff se détache de Saint-Pol-de-Léon (commune voisine) et entreprend d’élire sa première municipalité. A la fin du XIXe siècle, l’arrivée du chemin de fer et des premiers "touristes" coïncide avec les débuts de la vocation santé de Roscoff (thalassothérapie notamment) jetant ainsi la base des activités du XXe siècle.
Ancien havre de corsaires d’où partirent les Johnnies vendre leurs oignons rosés, Roscoff (Rosko en langue bretonne), homologué « Petite Cité de Caractère », est une petite ville balnéaire qui a conservé son patrimoine architectural des XVIe et XVIIe siècles, doublée d’un important port de ferries, desservi par Irish Ferries et Brittany Ferries, qui y a son siège, et qui proposent des départs pour les îles Britanniques ainsi que l’Espagne.

Notre-Dame-de-Croas-Batz
C'est " Notre-Dame-de-Croas-Batz " que les documents écrits appellent l'église paroissiale de Roscoff.
Il existait sur la grève, non loin de l'église actuelle un petit monticule formé par un amas de rochers : c'est de là que l'on s'embarquait pour passer à l'île de Batz, l'Ile Basse (Bassa insula) de l'époque gallo-romaine. Une croix plantée au sommet du monticule protégeait le passage, d'ou le nom de Croaz-Batz. On créa donc sur la grève un vaste terre-plein, que l'on souda à la côte, et c'est là que fut édifiée l'église. Fondé en 1522, ce beau monument ne fut achevé qu'en 1545.
Fondée au début du XVe siècle à l'initiative de riches marchands et armateurs, sur le site de Croas-Batz (croix de l'île de Batz), l'église fut consacrée en 1550. Entreprise vers 1520 par la nef, sa construction se poursuivit au cours du XVIe siècle par le porche ouest et le clocher puis, au début du XVIIe par le chœur (vers 1609), la sacristie et l'enclos (vers 1639). Elle s'acheva en 1701 par l'édification de la chapelle nord dite "des agonisants". L'église fit l'objet d'une campagne de restauration en 1777. Rompant avec le style de l'église fidèle à la tradition gothique, le remarquable clocher Renaissance , 1576, est couronné d'un dôme flanqué de lanternons superposés. Contemporain et stylistiquement proche de celui de la chapelle de Berven-Plouzévédé, il en revêt la même importance pour l'histoire de l'art en basse Bretagne. Ils sont en effet considérés comme des prototypes des clochers à double galerie et double étage de cloches, nombreux dans le Léon. Deux ossuaires en forme de chapelle, très sobre (XVIe siècle) et l'autre admirablement ajourée d'un double rang de balustres (XVIIe siècle), complètent l'enclos. Sur les murs extérieurs de l'église, plusieurs motifs, sculptés dont quatre ex-voto représentant des caravelles, illustrent la prospérité du commerce maritime. Du clocher, deux canons de pierre pointés vers la mer assurent la défense symbolique de la cité.
Un intérieur magnifique.
Au fond, Le retable du maître-autel (17e s.) à six colonnes torses est richement décoré de statues d'évangélistes, d'angelots et de pampres.
Au plafond, de nombreuses sculptures colorées.
De magnifique sablières sculptées ornent les plafonds.

Les fonts baptismaux : A l'origine, ils ne comportaient que la vasque en granit et la petite piscine qui lui est accolée et qui permettait l’évacuation de l'eau consacrée qui s'écoulait du front du baptisé.
En 1690, à la demande de l'évêché de Saint-Pol-de-Léon, un marché fut passé pour la construction du dôme. Celui ci fut réceptionné en 1701. Il a été entièrement restauré en 1991.

Les premières orgues, qui dataient de 1606, ont été déposées en 1649 pour être remplacées par de plus grandioses, inaugurées le 7 août 1650 (facteur anglais Thomas Harrison de l'atelier morlaisien Dallam). En 1887, elles étaient stridentes. Les orgues actuelles ont été reçues le 4 février 1888 (facteur Claus à Rennes, élecrification en 1926 par la maison Gloton de Nantes) et complétées de trois nouveaux jeux montés le 15 décembre 1929.
Ossuaires
A proximité de l'église Notre-Dame de Croas-Batz, place de l'église à Roscoff, 2 ossuaires forment les angles de l'enclos.
L'un est daté du XVIe siècle, à droite en entrant dans l'enclos. Il est très sobre.
L'autre est daté du XVIIe siècle, à gauche en entrant dans l'enclos et retient notre attention. Il est admirablement ajouré d'un double rang de balustres. L'accès bizarrement se fait par une porte cintrée située à l'extérieur de l'enclos.
Sur une façade de l'église on peut voir une sculpture représentant 'un navire de commerce. Au haut de son mat, est placé un petit bonhomme dont on pense qu'il s'agit de l'armateur, tenant en sa main un sac d'écus Plusieurs sculptures de ce genre sont gravées dans la ville, et quelques-unes sur l'église. Elles sont appelées Carvelles.
De nombreuses gargouilles et sculptures de personnages fantastiques ornent les murs de l'église.
Le phare de Roscoff a été mis en service en 1934. C'est une tour carrée pyramidale sur un soubassement carré, tous deux en maçonnerie de pierres apparentes (granite), à côté d'un logement de gardien. Automatisé depuis 2002, il est gardienné et visitable en été.
Le port de pêche
Roscoff, le Port Bloscon
Ce port en eau profonde a été créé, entre 1970 et 1972, sur l'initiative des responsables économiques et politiques de la région de Morlaix. Sa vocation initiale était orientée vers l'exportation des productions légumières locales. Par la suite une gare maritime s'y est installée pour Brittany Ferries et Irish Ferries. Depuis, un important trafic de ferries et de cargos s'effectue depuis Roscoff. Il est devenu le plus important port français pour le trafic vers l'Irlande.
Le Jardin exotique & botanique de Roscoff
En 1986, le département du Finistère achète un rocher de 18 mètres de haut en bord de mer (rocher de Roc'h Hievec) dans le but de le conserver. Il en rétrocède la gestion à la ville de Roscoff. Louis Kerdilès et Daniel Person créent le Jardin de Roc'h Hievec. Monsieur Kerdilès, jardinier de la ville de Roscoff, nettoie le Rocher, enlève la lande et les ronces, aménage quelques niches, y transporte de la terre sur son dos, puis, initié par Monsieur Person, plante des végétaux exotiques et de nombreux ficoïdes (plantes tapissantes très florifères). Le jardin prend le surnom de Jardin Fleuri. En 1987, création du G.R.A.P.E.S. (Groupement Roscovite des Amateurs de Plantes Exotiques Subtropicales), et entrée gratuite du jardin qui est entretenu par le service des espaces verts de la ville de Roscoff. En 1990, la mairie de Roscoff achète une deuxième parcelle. Le G.R.A.P.E.S. aménage cette deuxième parcelle distante de quelques mètres, appelé le Petit Jardin ; le Jardin Exotique de Monaco parraine le jardin et le G.R.A.P.E.S. prend la décision de collectionner uniquement des plantes exotiques et subtropicales : c'est la création du Jardin Exotique de Roscoff. En 1994-1995, le G.R.A.P.E.S. achète une troisième parcelle qui réunit les deux autres. Le Jardin Exotique passe de 6000 m2 à 17000 m2. L'entrée devient payante en 1995 et des professionnels sont engagés pour l'entretenir et aider les bénévoles dans la création des plates-bandes.

Le Jardin Exotique et Botanique de Roscoff présente au public l'une des plus grandes collections de plantes australes et de cactus cultivés en plein air ; une richesse botanique incroyable avec des plantes de l'hémisphère sud ou des Iles Canaries.  Ainsi, vous pourrez admirer des collections de Protea, d'Eucalyptus, de Kniphofia parmi les massifs de composées de sud-africaines aux floraisons étonnantes de profusion. C'est surtout un monde de fleurs, de couleurs, de senteurs extraordinaires dans un environnement exceptionnel. Du haut du rocher: vue panoramique sur la baie de Morlaix et le nouveau port de plaisance et le jardin dans sa globalité.
A ne pas manquer si vous passez par là.
Quelques photos de ce parc magnifique. Nous y avons passé plus d'une heure.
Après cette merveilleuse visite, nous repartons. Nous nous arrêtons à Locguirec ou nous passons la nuit.
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Fichier : 7.3 Mo
20170611 Roscoff 1.zip
 
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