Retour en Bretagne
Moëlan sur mer, Pornic.

16 juin, nous prenons la route du retour, un petit arrêt à Moëlan sur mer où nous passons la nuit.
17 juin, visite de Moëlan sur mer.
Moëlan sur mer (Môlan)

les molettes d'argent sont les armes de la seigneurie de Kermoguer, les hermines rappellent les possessions du duc de Bretagne à Moëlan, les trois poissons les ports de Merrien, de Brigneau et de Belon, la crosse le rattachement de la paroisse aux abbayes de Saint-Maurice, de Quimperlé et de Landévennec. Le liseré or symbolise les plages

Quatre villages de Lothéa et trois villages de Baye lui sont rattachés. A noter que l'abbaye de Landévennec avait en Moëlan-sur-Mer des dépendances importantes, dont la seigneurie de Tréogan.
l'église Saint-Melaine (1879), édifiée à l'emplacement d'un ancien oratoire détruit au IXe siècle et d'une ancienne église restaurée en 1599. "L’ancienne église, du XVe ou XVIe siècle, petite, basse, insuffisante pour une population de 6.000 âmes, a cédé la place à un nouvel édifice, bâti en 1876-1878 et consacré en Juin 1879. Bâti dans la manière du XIIIe siècle, il a fort belle apparence. On y remarque les beaux confessionnaux de l’ancienne église, qui datent du XVIIIe siècle. L’église de Moëlan a pour titulaire Saint Melaine, évêque de Rennes, dont on voit la statue à la chapelle Saint-Philibert, dans le voisinage du bourg. On l’appelle en breton Sant Melan, avec l’accent sur la dernière syllabe. Il n’a donc rien de commun avec le nom de la paroisse, qui se prononce Môlan (première syllabe accentuée)". L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur formé de deux travées droites avec bas-côtés et d'un rond-point de trois travées entouré d'une carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le clocher est sans galerie. Les confessionnaux datent du XVIIIe siècle. L'église abrite les statues de saint Jean-Baptiste, saint Melaine et saint Corentin.
Moëlan-sur-Mer vient de Moë, un moine breton du VIe siècle, d'origine irlandaise, et de lann (monastère). Selon certains historiens, il s'agirait d'un "Médiolanum" romain (lieu particulier à vocation sacrée) ou de "Mouest Lann" (terre humide). Le terme Moëlan signifie " monastère de Moé ".
Au XIIe siècle, les templiers installent une aumônerie à Brigneau et une maladrerie à Kerglien. Moëlan devient commune en 1792.
Eglise Saint Melaine
Chapelle Saint-Philibert-et-Saint-Roch
La chapelle Saint Philibert et Saint Roch à Moëlan-sur-Mer a été construite au XVIe siècle. Les deux ailes et la fontaine ont été ajoutées en 1599 à la nef et au calvaire qui existaient déjà en 1528. Les moëlannais ont dédié le monument à Saint Roch pour le remercier de sa protection. Selon la légende locale, il avait empêché la peste de se propager au-delà des portes de Quimperlé lors de terrible peste de 1623. Saint Philibert, quant à lui, était particulièrement vénéré à l'époque et plus particulièrement en bord de mer. Il avait fondé une abbaye sur l'île de Noirmoutier où les commerçants moëlannais avaient pour coutume d'acheter du sel. La chapelle est dédiée aux deux saints qui y trouvent tous deux leur place dans le choeur. Construite en forme de croix latine de Saint Antoine et comportant cinq arcades et trois nefs, cette chapelle présente un mélange de style fascinant. L'entrée extérieure en tiers-point est de style gothique mais la voûte en plein-cintre est romane. Le porche, orienté vers l'ouest, abrite des bancs en pierre et servait à abriter les pèlerins, les mendiants mais aussi le conseil de fabrique (assemblée de notables laïcs chargés de répartir les fonds de la paroisse).
Le calvaire et la fontaine
Le calvaire comprend trois croix, celles du Christ et des deux larrons. La croix centrale supporte deux Christ, un de chaque côté. A ses pieds, du côté de l'Ouest, une Piéta en granit.

En 1910, le Pardon de Saint Philibert, le dernier dimanche d'août, attirait beaucoup les pèlerins. L'une des attractions du Pardon, était le petit Saint Philibert, statuette en bois de 50 cm de hauteur, vêtue d'une robe multicolore telle qu'en portaient autrefois les petits garçons, et coiffée d'un bonnet à clippen (houppe pendante). Devant cette statue, que deux jeunes gars portaient en procession, venaient s'agenouiller les mères avec leurs bébés, pour demander au Saint de les guérir ou de les préserver des maux d'intestins. A la même époque, une autre statue représentant le saint abbé a été placée dans la chapelle. La paroisse de Trégunc, comme sa voisine de Moëlan, reçut, en 1901, une relique consistant en un fragment de côte de Saint Philibert.
Traditionnellement la procession partait de l'église Notre-Dame de Quimperlé à cinq heures du matin (une messe était dite avant à quatre heures) et se rendait à la chapelle Saint-Roch en Moëlan distante d'environ deux lieues (Env. 9Km). Cette tradition remontait à un temps immémorial, établie « par un vœu solennel pour faire cesser la peste qui ravageait le pays » et fut rétablie en 1805 à la suite d'une nouvelle épidémie qui ravagea cette ville. Une personne au moins de chaque famille se devait d'y participer, ainsi que, par le passé, des paroissiens venant d'Hennebont. La procession s'arrêtait trois fois en cours de route devant des croix et des paroissiens de Moëlan s'y joignaient alors. Parvenus à destination, une messe était dite à la chapelle Saint-Roch vers sept heures du matin, après quoi le pèlerinage était terminé
La fontaine Saint Roch
Petite fontaine derrière la chapelle.
Derrière la chapelle, un petit pré boisé avec deux magnifique ânes.
17 juin, Après la visite de Moëlan, nous reprenons notre route, nous passons par Guérande (sans nous arrêter) et nous arrêtons au Pouliguen pour passer la nuit. Le lendemain, 18 juin, nous sommes sur le chemin du retour, nous passons Saint Nazaire et arrivons à Pornic ou nous nous arrêtons.
Pornic



L'histoire de Pornic est étroitement liée à celle de son abbaye qui forme aujourd'hui une commune à part. L'église de Sainte-Marie existe déjà en 1050, car à cette date, Glevian, seigneur de Bougon, donne aux moines de Saint-Sauveur de Redon l'église de Sainte-Marie, ses terres et la moitié de la dîme. Ces premiers moines ne restent pas longtemps et cèdent la place en 1112 aux religieux de Saint-Serge d'Angers déjà installés à Chéméré qui rebâtissent une chapelle Saint-André dans l'enceinte de la ville fortifiée de Pornic, sur un terrain leur appartenant. Des difficultés s'élèvent alors entre les moines et le clergé de Pornic, ce qui prouve qu'un autre édifice religieux existe déjà dans la ville. Ne pouvant exercer de ministère dans la chapelle Saint-André, située intra-muros, les moines de Sainte-Marie fondent la chapelle Sainte-Anne avec un petit prieuré attenant sur le bord de la vieille route qui arrive à Pornic. Chargé d'arbitrer le conflit Brice, évêque de Nantes, interdit aux moines de Sainte-Marie d'empiéter sur les fonctions des prêtres séculiers. Dépités, les bénédictins quittent bientôt Sainte-Marie où ils sont remplacés en 1117 par les Augustins venus de Doulon. Ceux-ci reconstruisent l'église de Sainte-Marie et le monastère avec son cloître. L'abbaye de Sainte-Marie-de-Pornic (Santa-Maria de Pornitio, Pornido, Portu nitido), qui existait dès le XIIe siècle, rayonnait au Moyen Age sur treize paroisses. Sa juridiction très étendue couvrait 13 prieurés des environs. Son importance était attestée par la fuie (pigeonnier) qui élevait ses 6 mètres de haut sur 32 mètres de circonférence intérieure, située non loin de l'église. Tombée en commende (Administration temporaire d'un bénéfice ecclésiastique confiée à un séculier jusqu'à la nomination d'un titulaire), l'abbaye est abandonnée par les moines à la fin du XVIIe siècle et l'abbaye tombe en ruines au XVIIIe siècle.
Pendant la Révolution, Pornic est républicaine et subit plusieurs attaques des Blancs en 1793. Les insurgés s'emparent de Pornic, le 23 mars 1793, sous la conduite du marquis de la Roche-Saint-André. Les républicains, ralliés par Abline (curé constitutionnel de Clion), reprennent la ville de Pornic en profitant du désordre et y font un affreux massacre. Les insurgés menés par Charette reviennent le 27 mars 1793. Ils s'emparent de la ville de Pornic et y mettent le feu. Le feu détruit 34 maisons et endommage une vingtaine d'autres. Après l'incendie, les vainqueurs pillent le reste de la ville.
Pornic se divise en ville haute et ville basse. La ville haute possède l'église et l'hôpital. La ville basse s'étend le long du port, avec ses quais, son môle, son vieux château au pied duquel on remarque une croix penchée que le peuple appelle la croix des Huguenots. Les divers châteaux ou gentilhommières sont : Le Bois-Macé, La Tocnaye, La Mossardière, Le Cendier.
La commune de Pornic est augmentée de la commune du Clion-sur-Mer et de la commune de Sainte-Marie-sur-Mer par arrêté du 30 mai 1973. Le nom de Pornic apparaît en 1083, sous la forme de Castrum Porniti , celui du Clion, Claone à la même date et, à la fin du XIe siècle Sion qui devient plus tard Sainte-Marie-sur-Mer.

Depuis 2007, les communes du Clion-sur-mer, de Sainte-Marie-sur-Mer et de Pornic n’en forment plus qu’une : Pornic.
Le nouveau blason résulte d’une synthèse héraldique des trois blasons originels de ces communes.

A gauche, le Clion sur Mer :
Sur fond vert, la barre et la tour rappellent le canal de haute perche et la tour carillon de l’église. Et la devise initiale « Semper Virens : Toujours Verdoyant »

A droite, Sainte Marie sur Mer :
Sur fond bleu, la vierge tabernacle rappelle l’oeuvre d’art liée à la paroisse de Sainte-Marie. Sur fond rouge, le porc-épic rappelle les moines de Saint-Philbert arrivés au XIIIe siècle et sachant défendre leur territoire, mais également l’animal emblème de Louis XII, mari d’Anne de Bretagne. Et la devise initiale « Ad Jesum Per Mariam : Vers Jésus par Marie »

En bas, Pornic :
Sur fond bleu, l’ancre, le fût de canon et l’étoile évoquent le navire pornicais « la belle étoile » arraisonné par la flotte britannique en 1800. Les deux mouchetures de contre hermine rappellent l’appartenance de la ville à la Bretagne historique. Et la devise initiale en latin « Maris Stella Sit Nobis Propitia : Que l’étoile de la mer nous soit favorable »

Les mouchetures d’hermine au centre sont celles des blasons originels du Clion et de Sainte Marie, rappelant leur appartenance à la Bretagne historique.
Les armes de Retz sur l’écusson en cœur sont celles du blason originel de Sainte Marie, rappelant son appartenance au Pays de Retz, tout comme le Clion et Pornic de fait.
La couronne navale est celle du blason originel de Pornic, rappelant son passé maritime.
Enfin, dans la patie jaune, les poignées de mains (avec manches) soulignent symboliquement l’unité, l’amitié et la fidélité entre les trois territoires ainsi que leur avenir commun.
Pornic vient de "porniti" (le port).
Convoités par les vikings, le port et la vallée de Pornic sont protégés au Xe siècle par une forteresse édifiée par Alain Barbe-Torte et qui devient au Moyen Age, l'une des résidences du fameux Gilles de Rais ou Retz (également connu sous le nom de Barbe-Bleu). Pornic est à cette époque membre de la baronnie de Retz. Une communauté chrétienne aurait habité à Sainte-Marie-sur-Mer dès le VIIe siècle, comme le prouve la découverte de sarcophages en 1855.
Le Château de Pornic, aussi connu sous le nom de "Château de Barbe Bleue"
Pour les enfants, des jeux originaux.
Vues du port.
Après cette visite et un bon repas, nous repartons en direction de Bressuire ou nous passons la nuit au Breuil Bernard chez une amie.
Puis le lendemain, direction Tours ou nous passons la soirée chez les Gazous. 35°, c'est la température de la nuit ! Insupportable.
Nous rentrons enfin à la maison où nous retrouvons une température raisonnable.
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