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Fougères - Dinan

Mardi 30 mai, après une excellente nuit, nous partons en expédition vers 10 heures. Nous n'avons que quelques centaines de mètres à faire pour arriver à l'entrée du château.
Le château de Fougères
1 L’entrée
L’entrée du château est composée de trois tours. Au centre, la tour carrée dite de La-Haye-Saint-Hilaire date de la fin du XIIe siècle. De part et d’autre, deux tours circulaires, percées de meurtrières, sont ajoutées au XIIIe siècle. Sans angle mort, elles permettent aux défenseurs d’éviter les attaques surprises.

2 L’avancée

Cette enceinte traversée par un fossé inondable correspond au premier ensemble d’ouvrages défensifs. Elle se compose de plusieurs tours datant des XIIe et XIIIe siècle. À cette époque, l’avancée fonctionne comme un piège. L’assaillant est pris sous les tirs croisés venant des différentes tours. La tour Coëtlogon, ruinée au XVIIIe siècle, ferme l’enceinte et marque l’entrée de la basse-cour.

3 La basse-cour
Espace le plus vaste du château fort, la basse-cour est en temps de paix le théâtre de la vie quotidienne.En temps de guerre, elle sert de refuge à la population. Diverses constructions s’y trouvent : bâtiments d’habitation, d’élevage, de stockage, ateliers, chapelle, logis seigneurial et jardin potager. De l’imposant logis, bien exposé et aujourd’hui ruiné, seule la salle publique est reconnaissable. Sa cheminée, ses colonnes de granit qui supportaient le plancher de l’étage, ses fenêtres dotées de bancs de pierre en faisaient un lieu prestigieux de réception. Le seigneur y rendait également la justice. Face au logis, le puits est l’unique point d’eau potable du château.
4 La haute cour
Cette dernière enceinte servait d’ultime refuge en cas d’attaque. Également nommée « Réduit », c’est le point culminant du site. Là, fut érigé le premier château en bois, aux alentours de l’an Mil. Cet espace révèle une configuration très rare du fait de la
présence de deux donjons : les tours des Gobelins et Mélusine. Il affirme l’importance de la forteresse et l’ambition des seigneurs
de Fougères tout au long du Moyen-âge. Au centre, les fondations d’un imposant donjon, probablement jamais édifié, suggèrent un changement de stratégie défensive.

5 La poterne

Cette porte secondaire fortifiée est édifiée au milieu du XVe siècle pour renforcer la défense au nord-ouest du château. Surplombant les douves, elle permet de surveiller leur dispositif de mise en eau. De part et d’autre de la porte, les tours d’Amboise tirent leur nom de l’épouse du duc de Bretagne Pierre II, Françoise d’Amboise.

6 Les tours d’artillerie

A la fin du XVe siècle, le duc de Bretagne François II renforce la défense de la courtine sud du château. Il ordonne la construction de deux énormes tours d’artillerie, Surienne et Raoul, toutes deux couronnées de mâchicoulis. Ce dispositif innovant conçu pour résister aux canons français ne suffit pas. Le château est pris par les troupes de Charles VIII en juillet 1488.
7 Les roues du moulin
Dès le XIIe siècle, le château de Fougères s’équipe de quatre moulins à farine. Ce sont les moulins du seigneur soumis au droit de ban. Ces roues à augets sont alimentées en eau par la rivière du Nançon. Leur rendement est assez important puisqu’on estime que chaque moulin pouvait fournir 100 kg de farine par heure. Aujourd’hui, l’une des roues est reliée à une génératrice qui fournit le bâtiment d’accueil du château en électricité.
Entrée du château (intérieur)   Tour du Gobelin
Tour de Coigny
 
Tour de Coigny   Le puits
Les deux tours d'artillerie vues de l'intérieur
Tours de la Trémoille et de Plesguen   Vue sur l'aire de camping cars au pieds du château
Les remparts   Au fond, l'entrée du Château







Le beffroi de Fougères



C'est une tour-horloge construite à partir de la fin du XIVe siècle dans la ville close. Bien que dénué de cadran d'horloge, cet édifice compte un timbre et des cloches qui rythment la vie de la cité fougeraise depuis plus de six cents ans. C'est actuellement le plus ancien Beffroi de France.
Vers 14h30, nous reprenons la route, direction Dinan. Nous atteignons notre but vers 15h30. Nous cherchons un emplacement pour passer la nuit. Pas facile, il n'existe pas grand chose à moins d'un kilomètre de la ville. Dinan n'aime pas les camping-cars ! Nous trouvons finalement une aire de vidange à Lanvallais, de l'autre côté de la vallée de la Rance. Pour arriver à Dinan, il faut emprunter un grand pont. Nous partons en expédition.

Dinan

 
La rue du Jerzual était empruntée par les négociants dont certains, devenus bourgeois, y ont établi leur demeure, ainsi que dans la rue du Petit Fort qui la prolonge jusqu'au port. Aujourd’hui, le Jerzual est animé par divers artistes et artisans de Dinan qui lui confèrent son charme joyeux et serein.
Cette cascade de maisons à pans de bois, qui datent pour certaines du XVe siècle, et qui dégringolent jusqu’au port, font du Jerzual, la rue la plus pittoresque de la ville de Dinan. Le Jerzual, rue incontournable de Dinan, est, aujourd’hui, gravi par de nombreux touristes qui se souviennent longtemps de ce chemin pavé et escarpé.
Enfant du pays, Bertrand Du Guesclin s'illustre, pendant la guerre de Cent Ans en libérant tour à tour la Normandie et la Bretagne. Son cœur repose dans la basilique Saint-Sauveur. Mais une autre personnalité rendit la ville célèbre. C'est Anne de Bretagne qui choisit, au XVe siècle, de s'y retirer après la mort de son mari le roi Charles VIII.
Au départ du port de Dinan, les rives de la Rance offrent un cadre de promenade des plus agréables. Le village a conservé d'anciennes demeures et un joli manoir du XVIe siècle. La balade peut se poursuivre par l'ancien chemin de halage. La rue du Jerzual était, autrefois, la seule voie qui reliait le port à la cité médiévale. Elle a permis le développement commercial de Dinan.
Ceinturée de près de trois kilomètres de remparts, la ville de Dinan et son château du XIVe siècle dominent fièrement la Rance. En contrebas, le petit port de plaisance constitue le point de départ de belles balades le long de l'estuaire tandis que là-haut, les maisons à encorbellement complètent la visite de cette ville au cachet médiéval.
Les maisons à pans de bois et à pignons pointus témoignent de sla richesse passée. Du XIVe au XVIIIe siècle, elle grouillait de tisserands, de tanneurs... Aujourd'hui, c'est une étape incontournable de tout passage à Dinan. Il est bon d'y flâner et rêver devant les anciens ateliers-boutiques des souffleurs de verre ou doreurs sur bois qui y étaient installés.


Le viaduc de Dinan.
Le port avec la rue du Petit Fort qui serpente entre les maisons.
Vues du port depuis le viaduc.
Nous ne montons pas à Dinan ce soir, nous rentrons au camping-car et nous installons pour la nuit. Demain, nous verrons bien !
Mercredi 31 mai, après avoir déjeuné et nous être préparés, nous partons visiter Dinan. Nous prenons le camping-car pour nous y rendre. Arrivés sur place, impossible de se garer. Dinan n'aime pas les camping-cars ! Nous rejoignons la sortie de la ville et allons nous garer vers une grande surface. Ce n'est pas trop loin, un quart d'heure de marche.
Maison du XVIe siècle dite "Hôtel Kératry"
Décrite comme la plus jolie maison de la ville de Dinan, à l'angle de la rue de l'Horloge et de la petite place du théâtre, cette maison Renaissance n'a pas de lien avec le passé de la ville, mais elle s'y incorpore très bien.
Cette bâtisse n'a, en effet, pas toujours occupé l'emplacement qu'on lui connait aujourd'hui dans la ville de Dinan.
En 1938 la ville de Lanvollon, à 80Km de Dinan, décide de se débarrasser d'une de ses plus anciennes maison (elle faisait obstruction, dit on, à l'élargissement d'une rue et avait été incendiée en 1933) et la laisse partir pour la ville de Dinan qui se porte acquéreur.
Elle y sera reconstruite avec quelques variations qui font qu'elle n'est plus à l'identique de la demeure primitive. Il est donc logique de trouver dans la littérature du siècle dernier beaucoup d'allusion à l'Hôtel Kératry pour la ville de Lanvollon.
Vieille maison, sûrement pas facile à meubler !
la Tour de l’Horloge



Erigée à la fin du XVe siècle par la riche bourgeoisie dinannaise, la Tour de l’Horloge domine, du haut de ses 47 mètres, la vieille cité médiévale et offre un panorama exceptionnel sur les monuments. Sa visite est l’occasion de poser un autre regard sur la ville de Dinan, notamment grâce au film « Dinan en 1750 », réalisé à partir d’images de synthèses et proposé dans le cadre de la visite de la tour. Ce film permet de suivre les pas d’un vieux matelot, de retour à Dinan en 1750, et de découvrir une cité en pleine mutation. La visite de la Tour de l’Horloge est aussi l’occasion de découvrir un mécanisme d’horloge à la longue histoire : en 1501, la duchesse Anne accorde aux Dinannais le privilège de posséder une horloge dans leur tour communale ; l’année suivante, on fait venir à Dinan un mécanisme d’horlogerie fabriqué à Nantes en 1498 par l’Allemand Hamzer. Toujours situé dans la Tour de l’Horloge, il s’agit aujourd’hui d’un des plus vieux mécanismes d’horloge d’Europe.
 
Basilique Saint-Sauveur

La construction de la basilique Saint-Sauveur a commencé au début du XIIe siècle, selon les voeux d'un seigneur de Dinan, Rivallon le Roux, au retour des croisades. Si l'église est mentionnée pour la première fois en 1123, les parties romanes de l'édifice sont plus tardives et peuvent être datées du dernier tiers du XIIe siècle.
L'édifice demeure de dimensions modestes, mais, il n'en est pas de même du décor sculpté où animaux fantastiques, vies de saints et châtiments des pêcheurs s'entrecroisent pour rappeler aux fidèles tout ce qui sépare le bien du mal. Encadrant le portail principal, quatre statues-colonnes, mutilées lors des guerres de religion, représentent les saints. En partie haute, le lion et le boeuf ailés, témoignent d'un tétramorphe dont l'ange et l'aigle ont disparu, vraisemblablement lors de l'agrandissement de l'édifice, à partir des années 1470.
Au delà des influences bysantines que l'on à parfois voulu retrouver à Saint-Sauveur, les parties romanes de l'église témoignent surtout de influences poitevines et saintongeaises.
Pendant la Révolution, l 'église devient Temple de l'Etre Suprême puis grange à foin. D'importantes restaurations sont entreprises pendant une bonne partie du XIXe siècle.
Eglise Saint-Malo
En juin 1489, le représentant du roi de France, Jean de Rohan, seigneur breton, entreprend la construction d’une nouvelle église. Avec l’accord des Dinnanais, il décida qu’elle se dresserait désormais à l’intérieur des remparts. En mai 1490, fut posée la première pierre du sanctuaire.
Portés par une ferveur unanime, Français, Bretons, ouvriers, soldats, clergé, artisans, nobles, bourgeois, se mirent au travail et érigèrent d’un seul jet le chœur, le chevet et le transept de l’église. L’architecture en est symbolique : à l’intérieur le dépouillement des lignes verticales, pures et rigoureuses, contraste avec les courbes et l’ornementation complexe de l’architecture extérieure, où les arcs-boutants, les chapelles absidiales et les hauts pinacles supportent un foisonnement extraordinaire de gargouilles, mascarons, monstres, fleurs, effigies caricaturales…
La Révolution désaffecta l’église qui fut entièrement dévastée. Gratté jusqu’aux voûtes, le bâtiment servit de halle au blé, de théâtre puis de forge d’armes. Rendue finalement au culte en 1803, l’édifice fut restauré et achevé avec un goût très sûr durant le Second Empire : les Dinnanais rebâtirent alors la nef et ses bas-côtés, dans l’esprit et suivant les plans de leurs prédécesseurs du XV° siècle.
Le 23 février 1851, une relique de Saint-Malo fut restituée à l’église et déposée dans un reliquaire. A partir de 1854, de grands vitraux furent posés, dont les plus remarquables datent des années 1923 à 1927.
Le Château
Appelé château de Dinan, cet ouvrage défensif est constitué en fait d’un donjon massif dit "de la duchesse Anne", construit à proximité de la porte Saint-Louis. Il est intégré aux remparts de la ville qui couvrent une longueur de 2600m.
Résidence princière, forteresse et prison, le donjon du Duc Jean IV est un bel exemple d’architecture du XIVe siècle. Il accueille aujourd’hui les collections d’art et d’histoire du musée de Dinan. En 1948, est tourné au château de film « Du Guesclin » de Bernard de Latour.
Le duc de Bretagne, Jean IV le Conquérant, débute la construction du donjon en 1384. Ce château prend la forme d’une tour de forme ovale qui est séparée par une douve de l’extérieur du rempart et de la ville intérieure.
Ce bâtiment massif s’élève à près de 30m du sol. Les mâchicoulis était composés de pierre de d’éléments de bois. Il va très peu évoluer jusqu’au XVIIe siècle. Il est transformé en prison après l’inspection de l’ingénieur militaire Siméon Garangeau en 1693. Après avoir été une prison durant tout le XVIIIe siècle pour les prisonniers de guerre, il accueillera plus tard des détenus de droit commun.
En 1906, le château est racheté par la municipalité qui va y abriter son musée.
Ce monument est classé monuments historiques depuis le 12 juillet 1886.
Après la visite de la ville, nous retournons au camping car et redescendons au port.
Le port
C'est au quartier du port, en contrebas de la ville, que Dinan doit sa naissance.
A cet endroit se trouve le point de jonction entre la Rance fluviale qui descend du coeur de la Bretagne en prenant sa source dans les côtes d'armor et la Rance maritime qui traverse la vallée du même nom pour aller se jeter dans la mer à l'embouchure de St Malo.
Là dès les premier siècle de notre ère existait un gué qu'empruntèrent surement romain, bretons émigrés qui au IXe siècle fondèrent en amont de la rivière le prieuré de Léon. Mais au siècle suivant les Normands dans une fureur impitoyable envahissent la région, brûlent, pillent, massacrent tout.
Quand ils se retirent, en 939 il ne reste plus qu'épaves et ruines , il faut tout reconstruire.
Juste après l'an mil, près du gué fréquenté par les paysans et les marchands s'éleve un prieuré bénédictin, qui abrite un hopital et un abri de chevaux, tandis qu'au sommet de la colline se dresse la forteresse des seigneurs de Dinan.
La sécurité, l'activité économique qu'ils donnent à Dinan attire Artisants et commerçants.
Le petit pont qui enjambait la Rance à cet endroit canalisait tout ce trafic, entre la France et la Bretagne.
De nos jour, le port a gardé tout le charme d'autrefois. Bon nombre de plaisanciers y séjournent ainsi que leurs bateaux, c'est un point stratégique d'un calme parfait qui permet de rejoindre la pleine mer en 1 heure de navigation.
Bon nombre de restaurants de hautes qualités gastronomique ont également pris place à cet endroit où il est agréable de savourer les spécialités locales dans un cadre enchanteur.
Le port sur la Rance   Départ de la rue du petit fort qui grimpe jusqu'à la ville.
La rue du petit fort.
Nous ne monterons pas par ce chemin. Après avoir rejoint le camping-car, nous retournons à notre parking de Lanvallais pour la nuit. Demain, nous sommes attendus dans la famille de Brigitte du côté de Saint Brieuc
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