Retour en Bretagne

07/06/2017 du Menez-Hom à Camaret

Sur la route de Camaret, nous passons par le Menez-Hom comme cela nous a été conseillé.
Du haut de ses 330 mètres d'altitude, le mont Menez-Hom est un des points culminants de la Bretagne. C'est un ancien volcan éteint qui vaut bien qu'on s'y arrête. Une fois la facile ascension effectuée, la vue sur toute la région est exceptionnelle. Elle domine la rade de Brest et la baie de Douarnenez. Aujourd'hui, cet ancien mont sacré est un site prisé des parapentistes.. Ellet termine les montagnes Noires. Le site a été classé patrimoine naturel en 2004 pour sa faune et sa flore.
La Baie de Douarnenez à gauche, la rade de Brest au milieu et le fleuve "Aulne" qui se jette dans la rade à dfroite.
    Grand parkint face à la baie de douarnenez.
Une vue magnifique à 380 ° et des petits oiseaux.

Après être repartis en direction de Camaret sur mer et grâce à notre merveilleux GPS, nous nous retrouvons sur une petite route sous les arbres. Et là, un spectacle insolite nous est proposé.
Sur le talus, ont été installées des scènes composées de vieux jouet et de divers objets.

Nous nous arrêtons tellement c'est surprenant et magnifique.

Camaret sur mer, la ville et le port.
Camaret sur mer



En 1186, le vicomte Guimarch de Léon lègue le territoire de Camaret à l’abbaye de Daoulas, qui en fait un prieuré-cure. Camaret-sur-Mer devient paroisse en 1692. Cette paroisse dépendait jadis de l'ancien évêché de Cornouaille.
Le 26 décembre 1402, Jeanne de Navarre, petite-fille d'Henri II et d'Aliénor, s'embarque à Camaret où était venu l'attendre son futur époux Henri IV (roi d'Angleterre), duc de Lancastre. Au XVe siècle, les pirates et brigands attaquaient les navires marchands faisant escale, comme le stipule la Bulle de Paul II. A deux reprises, en 1597, il y eut des combats autour de la chapelle entre La Fontenelle et Sourdéac.
La baie de Camaret est en juin 1694, le théâtre du débarquement et de la défaite des Anglais "une flotte anglo-hollandaise composée de 147 navires vient mouiller sur la rade devant Camaret. Le 18 juin 1694, dans des chaloupes, 1 300 soldats débarquèrent au Sillon et à Trez-roux en face. Les canons de la tour Vauban ripostèrent aussitôt ainsi que les soldats du Roy. Les assaillants furent tués ou faits prisonniers. Les gros vaisseaux ennemis se replièrent vers la Manche où une tempête les décima. En reconnaissance, Louis XIV fit frapper une médaille et donna à la ville de Camaret le titre de "Custos orae Aremoricae" (Gardienne du littoral breton) et l'exempta de l'impôt des fouages.
Camaret-sur-Mer vient du breton « kamm » (courbe) et « red » (courant). Selon la tradition, saint Rioc (ou Riok) aurait, dès le IVe siècle, fondé à Camaret un ermitage, peut-être à l'emplacement de l'église actuelle, autrefois entouré d'un étang. Saint Rioc était le fils d'un roitelet du nom de Elorn, dont le château s'élevait sur la rive droite de l'Elorn (rivière de Landerneau), vers Brézal. Elorn refusa de se convertir et chassa son épouse et son jeune fils Rioc, qui avaient tous deux embrassés la foi chrétienne. Camaret-sur-Mer est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plougrozon (Crozon).
Les filles de Camaret (Le curé de Camaret)
chanson paillarde traditionnelle populaire
Camaret-sur-Mer doit une part de sa célébrité à la chanson paillarde Les Filles de Camaret (ou Le Curé de Camaret dans certaines versions). L'auteur plus que probable de la chanson, entre 1904 et 1914, Laurent Tailhade aurait écrit cette chanson pour se venger de son expulsion précipité de Camaret, sous la protection des gendarmes.

1. Les filles de Camaret
Se disent toutes vierges } (bis)
Mais quand ell's sont dans mon lit,
Elles préfér'nt tenir mon vit
Qu'un cierge (ter)

2. "O, fille de Camaret,
Où est ton pucelage?"
"Il s'en est allé sur l'eau
Dans les bras d'un matelot,
Il nage" (ter)

3. Le maire de Camaret
Vient d'acheter un âne
Un âne républicain,
Pour enculer les putains
D' Bretagne! (ter)

4. "Mon mari que fais-tu là?
Tu me perces la cuisse
Faut-il donc que tu sois saoul,
Pour ne pas trouver le trou
Qui pisse" (ter)

5. Mon mari s'en est allé
À la pêche en Espagne
Il m'a laissée sans le sou
Mais avec mon petit trou
J'en gagne (ter)

6. Sur la plac' de Camaret,
Y a un' statue d'Hercule
Monsieur l' maire et m'sieur l'curé
Qui sont tous les deux pédés
L'enculent (ter)

7. Une simpl' supposition
Que tu serais ma tante
Je te ferais le présent
De l'andouille qui me pend
Z'au ventre (ter)

8. Les rideaux de notre lit
Sont faits de serge rouge
Mais quand nous sommes dedans
La rage du cul nous prend
Tout bouge (ter)

9. Le curé de Camaret
A les couilles qui pendent
Et quand il s'assoit dessus
Ell's lui rentrent dans le cul
Il bande (ter)

10. "Amélie si tu m'aimais,
Tu me ferais des nouilles
Et pendant qu'elles cuiraient
Tu me les chatouillerais
Les couilles" (ter)

11. Si les fill's de Camaret,
S'en vont à la prière
C' n'est pas pour prier l' Seigneur
C'est pour branler le prieur
Qui bande (ter)

12. La servante à M'sieur l' curé,
A le ventr' qui gargouille
C'est qu'elle en a trop mangé
De l'andouille à M'sieur l' curé
D' l'andouille (ter)

13. Au couvent de Camaret,
Il n'y a que d' vieill's nonnettes
Réservées à l'aumônier
Qui aime à les confesser
Il baise (ter)

14. Quand vous irez communier
Et qu' vous mordrez l'hostie
Prenez garde à Jésus-Christ
Mordez pas dans son zizi
Prudence (ter).

Arrivée à Camaret.
Le port de plaisance.
Le cimetière de bateaux du Sillon.
Le Sillon est le nom donné à la langue de terre et de rochers qui sépare les ports et l'anse de Camaret. C'est sur cette digue que se trouvent la Tout Vauban et la Chapelle Rocamadour.
Le sillon aurait pour origine les apports de pierres charriées par l'Aulne qui, à l'époque tertiaire, passait par la dépression de Quélern à Trez-Rouz. Après avoir conflué avec l'Elorn et la Penfeld, elle se jetait dans la Seine au large de l'Iroise.
La Chapelle Rocamadour
La Chapelle actuelle a été construite de 1610 à 1683 en pierre jaune de Logonna. Grâce aux inscriptions encastrées sur la pierre en granit noir dans le mur à gauche de l'entrée, on constate qu'une précédente chapelle a été édifiée en 1527. On peut en effet y lire : "L'an 1527 fut fondé la chapelle Nre Dae Roc."
Divers documents attestent d’une présence bien plus ancienne d’une chapelle en 1373 et même en 1183 : date à laquelle fut fondée la chapelle en l’honneur de Notre Dame de Rocamadour. A son retour d’un pèlerinage à Rocamadour, l’Abbé de Daoulas y édifia cette chapelle afin de permettre aux pèlerins nordiques qui faisaient escale à Camaret sur le chemin de retour d’y trouver un abri.
Une légende raconte que son clocher aurait été décapité par un boulet lors de la bataille de Trez Rouz en 1694 et que "Notre Dame de Rocamadour" renvoya le boulet qui coula le vaisseau coupable.Détruite par un incendie en 1910, elle a été restaurée dans son aspect primitif.
Chaque année, le premier dimanche de septembre, se déroule le Pardon de Notre Dame de Rocamadour afin d’honorer la mémoire des marins péris en mer. A l'occasion de cette céremonie les bâteaux se parent du grand pavois et sortent en mer escorter le canot de sauvetage afin d'aller déposer une couronne de fleurs à la mémoire des marins. Une stèle leur étant dédiée a été apposée à côté de la Chapelle.
A l'intérieur de la chapelle vous pouvez remarquer ces magnifiques bateaux en bois suspendus au plafond. La porte d'entrée est de style gothique flamboyant.
La Tour Vauban
La Tour Vauban était destinée à défendre la rade de Brest contre les invasions ennemies et les corsaires.
Erigée près de la chapelle Notre Dame de Rocamadour, à l'extrémité du sillon qui protège le port de Camaret, à l'entrée de la presqu'île de Crozon, la Tour Vauban fait partie d'un complexe stratégique destiné à défendre la rade de Brest contre les invasions ennemies et les corsaires. Construite entre 1693 et 1696, sous la direction de l'ingénieur Jean-Pierre Traverse, la tour, de 18 mètres de haut sous toiture, comporte quatre niveaux : un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages.
Au sous-sol, accessible par une trappe, étaient entreposées vivres et poudre. Les étages supérieurs, desservis par un escalier à vis, abritaient le corps de garde et des logements. Hexagonale, la tour était percée pour sa défense de créneaux de mousqueterie de type archère. Ses angles d'attaques aigus permettaient de dévier les projectiles. Sa couleur ocre, due à l'enduit à base de brique pilée qui la recouvre, lui vaut également le nom de Tour Dorée. La tour est flanquée d'une batterie basse semi-circulaire à larges embrasures de onze canons et d'un corps de garde défensif. Un deuxième corps de garde occupait l'emplacement du four à boulets construit ultérieurement. Un pont-levis à flèches donnait accès à l'emprise et une passerelle à la tour. En juin 1694, la tour, qui n'est pas encore achevée, subit son premier assaut par les Anglo-Hollandais de la Ligue d'Augsbourg qui veulent prendre le contrôle de la rade de Brest. La tour n'est alors armée que de neuf canons et de trois mortiers mais démontre l'efficacité de son système défensif. Débarqués devant Camaret, sur la plage de Trez Rouz, les 1 500 hommes de la coalition sont en quelques heures mis en déroute, subissant de lourdes pertes.
Voila, une bonne nuit nous attend, nous avons trouvé un parking pour nous garer dans la ville.
Nous dinons et au dodo !
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