Voyage en République Tchèque
 
Retour en France, Munster, Gerardmer

Après avoir quitté l'Allemagne, nous nous dirigeons vers la ville de Munster ou nous passerons la nuit. Nous trouvons un camping à Grumbach, à 4 Kms.
Au petit matin du 25, il fait environ 7° et, pour la première fois, nous sommes obligés de mettre le chauffage. Après avoir pris notre petit déjeuner et nous êtres préparés, nous nous dirigeons vers Munster. Nous nous garons sur le parking d'un supermarché et nous apprêtons à nous rendre à pieds au centre ville. Un brave homme voulant sans doute faire sa BA nous propose de nous emmener. Nous acceptons et en route !

Munster




Les habitants sont des Munstériens

Le nom de Munster vient du bas latin monasterium « monastère » (tout comme Münster en Westphalie). La ville doit en effet son nom au monastère fondé en 660 par des moines irlandais. Ces ex-compagnons de Samson de Dol, de Mac Low et Brieg ont fondé une communauté et une abbaye à cet endroit et ont commencé à fabriquer des fromages quand ils sont venus évangéliser la Gaule.
Entourée de remparts en 1308, elle s'associa avec d'autres villes pour fonder la Décapole en 1354.
Au XVIe siècle, la ville passa à la Réforme protestante.
La guerre de Trente Ans ravagea les environs de 1618 à 1648 avant que catholiques et protestants ne se reconnaissent mutuellement.
L'abbaye de Munster fut fermée en 1791.
Toute la région souffrit cruellement de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale (Munster fut libérée par les zouaves du 9e régiment, le 5 février 1945). La ville de Munster a été détruite à 85 % lors de la Première Guerre mondiale.
La commune a été décorée le 2 novembre 1921 de la croix de guerre 1914-19182, et en juillet 1948 de la croix de guerre 1939-19453.
Les cigognes sont nombreuses à Munster.
Abbaye de Munster, le logis abbatial. Les ruines de l'Abbaye Saint Grégoire se trouvent derrière le bâtiment.
Belles demeures bordants la place du Marché au centre ville.

L'église catholique Saint-Léger
A l’origine, cette église était une chapelle construite au cours du XIIe siècle. Cet édifice était destiné à accueillir les paroissiens de Munster, l’église abbatiale étant réservée aux moines de l’abbaye bénédictine Saint-Grégoire.
En 1553, la messe catholique est remplacée par le culte protestant. De 1569 à 1574, l’édifice est au centre d’affrontements entre les Munstériens luthériens et l’abbé Henri de Jestetten qui dirige l’abbaye bénédictine. A partir de 1575, l’église est entièrement consacrée au culte protestant, les catholiques se rendant à l’église abbatiale.
En 1686, son chœur revient au culte catholique et, jusqu’à l’inauguration de l’église protestante, elle devient église simultanée, ouverte aux deux cultes. A partir de janvier 1874, elle est exclusivement réservée à la communauté catholique.
L’église est agrandie et rénovée au cours de la seconde moitié du XIX siècle et le clocher datant de 1590 est rehaussé d’un étage. On restaure l’église après 1914-1918. De nouvelles cloches sont installées en 1927 et 1950 (les anciennes cloches sont confisquées pendant les deux guerres). Quatre nouvelles cloches ont été ajoutées en 2006. A l’intérieur, se trouve un baptistère sculpté. L’orgue Guerrier date de 1986. Depuis septembre 2008 une horloge astronomique est visible sur la tribune de l’église. Le mécanisme conçu par les établissements Ungerer, après la Première Guerre mondiale, a été restauré par les ateliers Voegelé de Strasbourg. Cet ensemble est surmonté de quatre cadrans, réalisés par l’artiste Didier Chanut, indiquant les mois, les phases de la lune, les jours et l’heure. Le tout est coiffé d’un coq qui chante trois fois et bat des ailes tous les midis avant l’Angélus en référence au reniement de Saint Pierre. L’horloge s’élève sur sept mètres de haut et pèse une demi-tonne.

 

L'église Protestante (temple luthérien)

L'église Saint-Léger étant devenue trop petite et vétuste pour accueillir les deux communautés religieuses, un décret impérial, du 15 mars 1862, autorise la construction de cette église protestante.
Elle a été construite entre 1867 et 1873 selon les plans de l’architecte suisse originaire de Neuchâtel, Frédéric de Rutté. L’édifice a été inauguré le 1er janvier 1874.
La pierre utilisée est le grès rose des Vosges provenant des carrières du Schratzmaennelé, du Baerenstall et du Hohnack.
Les sculptures ont été réalisées par l’atelier d’Eugène Dock de Strasbourg. Le style est néo-roman, le clocher reprend la silhouette de la tour droite de l’église Saint-Léger à Guebwiller.
Très endommagée pendant la Première Guerre mondiale, elle ne rouvre ses portes qu'en 1928, après d'importantes transformations de l’architecture intérieure.
De nouvelles cloches sont inaugurées en 1925 et 1950.
A l’intérieur se trouve un baptistère sculpté dû au talent du sculpteur suisse Henri Vallette (1877-1962).
L’orgue à traction mécanique a été construit par la manufacture Muhleisen de Strasbourg et inauguré le 2 juin 1985. Une nouvelle façade en étain fut posée en 2002.
Après la visite, nous rejoignons nos véhicules et reprenons la route pour Gérardmer. Au passage, nous pouvons admirer les magnifiques paysages de Vosges.


Gérardmer



Les habitants sont des Géromois.

La tradition populaire attribue la fondation de la ville de Gérardmer à Gérard de Châtenois, dit Gérard d'Alsace duc de Lorraine de 1048 à 1070. Il aurait établi sur les bords de la Jamagne une tour (relais de chasse ou tour de défense ?) vers 1056, d'où le nom de Gérardmer (de meix,"champ"en langue d'oïl et de Gérard : le jardin de Gérard).
Lorsque Gérardmer fut érigée en paroisse, en 1540, le village compte 23 foyers, soit environ 150 personnes. Le village se concentrait alors autour de l'actuel quartier de l'église et se composait de nombreux "écarts"(hameaux) qui constituent encore aujourd'hui l'une des particularités de la ville des Hautes-Vosges.
On prononce «gérardmé», l'origine du nom faisant référence à un meix, non à une mer. La ville, reconstruite après 1944, est dans un site très remarquable du massif ancien, où les glaces descendant du Hohneck pouvaient prendre deux directions, vers la vallée de la Vologne au nord-ouest, vers celle de la Cleurie à l'ouest. Le lac de Gérardmer est retenu derrière un barrage morainique; il mesure 36 m de profondeur, 2 200 m de long et 500 à 600 m de large, son plan d'eau est à 600 m d'altitude. Il est équipé d'une base de loisirs.
La ville reste un haut lieu de l’industrie textile et surtout du linge de maison.
Démonstration de broderie sur une machine programmée.

l'Eglise Saint-Barthélémy
Le lac
 
Le lac vu du ciel.   Notre stationnement près du lac.
                           
Vu à Munster !
Vu à Gérardmer !

 

Epinal

Les habitants sont des Spinaliens

Épinal (Spinal, Espinaulx) est le chef-lieu du département des Vosges sur la Moselle. Celle-ci s'y divise en deux bras et coupe la ville en trois quartiers principaux, reliés entre eux par de nombreux ponts :
1° la grande ville qui portait primitivement le nom de Spinal, sur la rive droite de la Moselle.
2° la petite ville qui s'étend sur l'île, formée par les deux bras de la rivière, et qui autrefois était appelée Rualmesnil.
3° le faubourg de l'Hôpital, quartier industriel, sur la rive gauche de la Moselle canalisée, dite canal des Grands-Moulins.
De 1760 à 1835 il existait à Epinal une faïencerie assez renommée. Depuis que l'annexion y a fait affluer la population alsacienne, la ville vosgienne a triplé son activité commerciale et industrielle. Une autre industrie importante, qui a fait la réputation mondiale de la ville a été la fabrication d'estampes : l'imagerie d'Epinal a été fondée en 1796 par Jean-Charles Pellerin.
Epinal a souffert des destructions occasionnées par la Seconde Guerre mondiale, notamment en 1940 et en 1944. Les reconstructions en ont sensiblement modifié la physionomie.
Les rives de la Moselle.
La basilique Saint-Maurice
Elle est née au XIe siècle. A l’origine, c'est une église paroissiale, mais aussi abbatiale, sous le vocable de St Goëry dont les reliques guérissaient « le mal des ardents ». Au XIIIe siècle, ces pèlerinages permettent de financer les travaux, l’église accueillant dès lors un chapitre de Dames Nobles. Edifice de transition entre roman et gothique, son architecture témoigne de son évolution mêlant style rhénan, bourguignon et champenois. Pénétrant par le portail des bourgeois à l’Ouest, l’humilité nous gagne face à cette Nef s’élevant à 14 mètres de hauteur !
Les tribunes du Transept, desservies chacune par un escalier en colimaçon justifient les 2 tourelles si caractéristiques visibles à l’extérieur.
Vierge à l'enfant dans le choeur.
Mise au Tombeau
Le marché couvert
La Maison Romaine
Elle a été construite en 1892 pour Madame Leclerc-Morel. Construite par l'architecte J. Boussard, la maison s'inspire de l'architecture romaine, avec un atrium et des peintures murales de style pompéien. Elle fut achetée par la ville d'Epinal en 1902, pour devenir une bibliothèque municipale. Elle héberge également des entreprises du Pôle image d'Épinal.
La roseraie du style Jardin à la Française d'une superficie de 3000 m² offre une collection de quelques 500 variétés de rosiers (grimpants, polyanthas, floribundas, pleureurs, tiges, miniatures, buissons).
Ça y est, notre périple est terminé, un petit passage par Besançon pour voir les enfants, nous en profiterons pour aller visiter la Citadelle et son zoo. A la suite de quoi, nous reprnedrons la direction du Morvan ou nous attendrons le prochain départ, au mois de mai.
Retour à la maison le 29 septembre. Un bon mois passé sur la route à visiter de magnifiques endroits.
C'est fini pour cette année,mais bientôt ......
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